Avant toute chose, je vous dois un avertissement : si les bébés chats mal peignés vous donnent des boutons, passez votre chemin. Cette semaine, je n’ai absolument aucune retenue sur le sujet.
Les courageux peuvent rester, mais ce sera à leurs risques et périls. Et pour ceux qui tiendront jusqu’au bout, il y a même un week-end dans la Ville des Fous…
Vous voilà prévenus. Les sorties sont libres, je ne relève pas les noms.
Lundi
Réveil en douceur avec le chat hirsute. Franchement, moi, je ne le voyais pas comme ça, hein ? Plutôt comme un chaton Maine Coon à poil long. Mais a priori, il est vraiment mal coiffé mon chat, alors… Je me plie sans discussion à l’observation du plus âgé dans le grade le plus élevé. C’est factuel (comme tout le reste) et je crains que ça ne s’améliore jamais.

Rendez-vous chez l’ostéo pour mes vertiges, donc.
« Mouais, m’enfin, là , tu nous racontes (encore) n’importe quoi ! C’est le bureau de l’orthophoniste ! »
Alors oui, c’est vrai ! Mais cette orthophoniste-là est dans les mêmes locaux que l’ostéo ET fait partie du Clan de la Crèche… Donc… C’est plus sympa d’attendre avec elle en papotant que toute seule sur une chaise pas confortable dans la salle d’attente, non ?

Et l’ostéo dans tout ça ? Eh bien, bonne pioche ! Elle a évoqué un possible lien entre mes vertiges et la grosse bosse que je me suis faite cet été à Lascaux. Pourquoi mon corps aurait attendu jusque-là pour protester ? Aucune idée. Le délai de réclamation était apparemment encore ouvert.
Mais à la sortie, le monde avait arrêté de tourner sans mon autorisation. Et depuis, toujours pas de vertiges. Ouf… Ça fait du bien quand ça s’arrête !

C’est toujours beau, Giroussens. C’est au milieu de nulle part et tout petit, mais c’est très beau.




Cette semaine, le Dîner tombe… un lundi soir ! Ça change tout le temps, j’ai parfois du mal à suivre. Mais tant qu’on est ensemble…


Jul trouve que mes crânes ne font pas vraiment peur… Bon, ce n’est peut-être pas la terreur absolue, mais je ne leur confierais pas les clés de la maison non plus.

Mardi
Bonjouuuuur ! T’es réveillée ? Super ! Moi aussi ! On joue ? Oui ? Maintenant ? Allez, on joue !

Une journée très dense côté boulot… C’est parfois comme ça.
Le Rabastinois d’en haut est passé en fin de journée : « Ça fait longtemps que je ne suis pas apparu dans le résumé de la semaine ! » C’est vrai ! Voilà , c’est fait ! merci d’être passé.

Diiiiiiiis, tu viens faire un câlin ? Tu viens ? Maintenant ? Oui, c’est urgent.


Au drive de Gaillac, ça craint du boudin… J’aurais bien trouvé une formule plus élégante, mais celle-là semblait de circonstance.

Alleeeeeez, tu viens dormir ? Tu viens ? Dépêche-toi, je bâille déjà !

Mercredi
Le résumé de la semaine est sorti en temps et en heure, avec le chat hirsute en couverture. Ponctuel, à défaut d’être coiffé.

Meta (Instagram et Facebook) a changé les règles du jeu. Et autant vous dire que je ris assez peu. Bon, vous vous en moquez probablement : c’est ma tambouille professionnelle, pas la vôtre. Mais j’avais besoin de râler, voilà . Oui, oui, c’est vrai, je râle beaucoup mais en même temps comme il n’y a qu’ici que je me l’autorise, ça condense.

Allez, les Blondes ! Un peu de « safe place » dans ce monde de brutes.

Et puis, retour à la maison pour retrouver mon petit chaton mal coiffé.



Il faut quand même que je vous parle de ma dernière brillante idée. Vous vous souvenez ? Il y a quelques semaines, j’étais couverte de piqûres d’aoûtats. Eh bien, j’ai décidé que c’était fini. Voilà . La saison était close, merci, au revoir.
Dimanche dernier, je suis donc retournée dans le hamac en toute confiance. Un petit moment seulement. Les aoûtats, eux, étaient à l’affût de la moindre proie… moi…
Résultat : les cuisses toutes bleues à force de me gratter, deux énormes boutons à la base du cou et des démangeaisons à me faire lever la nuit.
Apparemment, Raph est encore plus atteint. Bon, lui, il se roule dans l’herbe à chaque entraînement, ce qui facilite quand même les retrouvailles.
Bref… Stress, manque de sommeil, irritabilité… Vous commencez à voir où je veux en venir ?

Et ouais ! Bonbon rose ! Mais suis-je bête : il suffirait peut-être d’aller courir au lieu de me regarder le nombril. C’est pourtant simple, la santé mentale, vue de l’extérieur.

En même temps, j’ai « chat », je peux pas ! Pffff… Un sixième chat, franchement, est-ce bien raisonnable ? Cette fille n’a donc aucun sens des priorités.


J’ai reçu ma feuille de mission pour samedi ! De quoi parle-t-on ? Il va falloir lire jusqu’au bout.

Et puis, direction Saint-Sulpice pour fêter un anniversaire !


C’est la tradition : à cette date-là , on prépare la Fête de l’Hiver en choisissant une date et un thème. Les propositions sont faites, place au vote ! Avec, cette année, une campagne électorale. Moi, j’ai déjà mon préf’ de préf’. Je sens que je vais être d’une discrétion exemplaire.


Jeudi
Oui, j’avais dit que j’arrêtais ce genre de photo. Mais la vue n’y met vraiment pas du sien… Enfin, depuis, le brouillard est arrivé. Ça va m’aider à tenir parole. Ou pas.

Que dire… Vous avez vu l’intro, vous avez accepté les risques.

Je vote CANVA ! Comment ça, ce n’est pas politiquement correct ? Vous dites ça comme si ça allait me faire changer d’avis.

Rendez-vous avec N pour le déj ! Ça faisait très, très longtemps. Trop, même.
Elle a choisi C Ici L’Épicurie, à Bondigoux, un resto assez incroyable dont je compte bien vous reparler dans un article. Enfin, dès que mon temps libre et mon énergie réussiront à se présenter le même jour.
On a passé un très bon moment. Et ça, je peux déjà vous le raconter.



Pour moi, un gravlax de saumon ; pour elle, un saumon en papillote.


Pavlova au chocolat pour nous deux.

Une petite parenthèse de calme et de paix au milieu de la folie ambiante.

Pendant ce temps, Boris a joué aux Playmobil avec Jul.

Puis pour moi, direction la salle de sport pour un long shooting.



Vendredi
Ce vendredi, j’avais rendez-vous à Toulouse, à l’ITO (Institut Toulousain d’Ostéopathie) à Labège avec une étudiante de cinquième année. Grâce à Emmy, nous sommes entrées en contact pour son mémoire de fin d’études : « Bipolarité et ostéopathie ».
Elle cherchait des patients. J’avais le profil et quelques bonnes raisons de dire oui.
La première : si ma merde peut au moins faire avancer le schmilblick, je veux bien lui trouver cette qualité-là .
La deuxième : ma fille est chercheuse. Oui, c’est son vrai métier, je ne lui ai pas inventé un titre pour briller en société (quoiqu’on en pense). Et je sais qu’elle peine parfois à trouver des personnes à interroger pour ses recherches. Alors, j’ai pensé à elle. Je ne peux pas participer à ses études, mais je peux peut-être aider quelqu’un d’autre à mener les siennes.
Bref, pour une fois que je coche les bonnes cases, autant en faire quelque chose. C’est parti pour plusieurs semaines de protocole. Je vous raconterai la suite.

Par contre, pour traquer mes états d’âme, l’appli préconisée… C’est rentré dans l’ordre depuis.

Il était 11 h 30 quand je suis sortie, alors j’ai fait un tour dans la galerie en attendant qu’Emmy termine les cours. Le Zara est assez incroyable !


Pour le déj’, un grand classique : le Tommy’s. Ça marche toujours.



Une petite sieste ? Pas encore : j’avais deux ou trois trucs à trouver pour la mission confiée par J.

Sur le parking, un peu de street art. Ça m’a fait sourire. Ça ne sert à rien, hein ? Mais j’ai souri.

Et puis… Diiiiiiis, viens, on fait un câlin…



Avant de repartir pour une heure de shooting…

Samedi
La journée s’annonçait intense. Elle a tenu ses promesses !
Mais elle m’a aussi réservé une très bonne nouvelle : un remboursement des impôts. Une très, très, très belle somme, qui permet de souffler un bon coup.
L’explication ? J’avais déclaré mes revenus dans la mauvaise case et payé deux fois l’impôt. Voilà . Une petite case, de grandes conséquences.
Merci à mon gestionnaire de patrimoine préféré d’avoir repéré ça ! https://www.laurentbilly.fr Cet homme est une pépite !

Je boucle la to-do du samedi, un petit pain aux raisins à portée de main. Le soutien moral se mange, et c’est une excellente nouvelle. Merci, merci, merci !

Mais oui, je vais bien, tout va bien ! Enfin, à ce moment-là … C’est après que ça s’est gâté.

Pas grave ! De toute façon, côté matos, j’avais tout ce qu’il fallait !

Jul avait aussi prévu le dessert, mais là , je n’ai pas pu tout manger…

Bon, quelle était donc cette mission si importante ?
Préparer des plateaux de fromages ! Oui, tout ça pour ça. Mais attendez, pas n’importe lesquels !
J fêtait ses 50 ans à Brassac, aux portes du Sidobre. Une grande fête avec la famille, les amis, toussa toussa… On partait tous ensemble pour danser jusqu’au bout de la nuit et dormir sur place.
Ils avaient absolument tout prévu. Ma mission à moi : préparer les plateaux de fromages. S, fromagère de son état, avait fourni la came. Et quelle came, croyez-moi ! Avec une matière première pareille, je n’avais plus qu’à faire de l’agencement.
Voici deux photos prises par N. Moi, je n’ai même pas eu le temps d’en faire. Merci N !


J’ai aussi préparé des brioches pour le brunch du lendemain, ainsi que pour Emmy et Raph, qui venaient passer la nuit à la maison pour garder Boris.
Mal coiffé ou pas, il est encore trop petit pour passer une nuit tout seul. Enfin, selon moi, sa mère à chats complètement azimutée. Je finirai peut-être par me détendre… Ou pas…

Et puis zou, en route ! Avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de retard sur l’horaire prévu et le rendez-vous avec les copains.
Heureusement, j’avais réussi à me raisonner : une douche rapide, un peu de rouge à lèvres et on oublie les bouclettes pour faire ma Barbie. Sage décision : la fête avait déjà sa reine, J, et sa princesse. Je n’allais pas leur faire de concurrence.
Et puis, je n’étais pas venue pour me mettre en avant mais plutôt pour me faire oublier pour une fois.

Jul a assuré au volant ! Et moi, je n’ai même pas vomi. Il n’aurait plus manqué que ça pour compléter cette journée !

Arrivée au gîte : on pose les valises en catastrophe et on fait les lits dans la foulée. Pas question de lutter avec une housse de couette à 5 h du mat’. Une pause pipi ? On n’a pas le temps !

Allez, tout le monde en tenue !

Je pense que J et N ont passé une belle soirée. En tout cas, je l’espère.



Ah si, j’ai quand même fait une dinguerie : j’avais sorti les chaussures de pétasse ! Une ambition esthétique que mes pieds ont très vite désapprouvée. La douleur est devenue insupportable, et l’expérience a tourné court. Et dire que j’avais hésité à rester en baskets comme le dress code le préconisait… En même temps, c’était censé être des baskets blanches… alors foutue pour foutue.


Et Brassac, on en parle ? Cet endroit est sublime !
J’étais sortie dans la cours, je ne sais même plus pourquoi, quand j’ai entendu un feu d’artifice. J’ai suivi le bruit et les lumières… Et je me suis retrouvée là . Une jolie surprise et l’un des petits bonheurs de la soirée.


Et le verso de la fête aussi !
Au total, j’ai pris 256 photos et vidéos pendant le week-end. J’avais envie d’offrir ces souvenirs à J. Ça restera exceptionnel, bien sûr. J’ai dit que je ne ferais plus de photos de nos événements. Pourtant là , derrière l’objectif, j’ai trouvé une façon de rester un peu en retrait et de canaliser cette exubérance qu’on me reproche. Une manière d’être présente, tout en prenant moins de place.

Rougail saucisses, fromages donc, gâteaux…



Musique ET confettis, parce que c’est la vie ! (J’avais demandé l’autorisation, bien sûr, avant d’imposer quoi que ce soit.)

On est rentrés tranquillement avec Jul, main dans la main, vers 4 h (oui, baskets aux pieds). Il y avait un monde fou dans les rues ! On se serait crus un samedi avant Noël sur les grands boulevards parisiens. Incroyable ! Brassac, le Village des Fous, je vous dis !

Encore une fenêtre ouverte sur la Fête, comme un dernier petit cadre.

Allez, au lit ! Pour un gros dodo ! Ah ben non… J’ai vu défiler toutes les heures. Et à 9 h 30, debout.


Dimanche
Vraiment, Brassac est assez incroyable. On reviendra ! Jul y a même retrouvé un copain de chantier. Quelle était la probabilité ?
Moi, j’ai encore craqué : sur le chemin du brunch, j’ai pris des photos au lieu de faire la conversation… À mon âge, céder encore à ce genre de plaisir, c’est préoccupant.
J’avais bien annoncé avant de partir que je faisais ce bout de chemin à pieds pour photographier. Mais enfin, Virginie, ce n’était pas une raison pour le faire vraiment ! Un petit renoncement aurait été tellement plus convenable. Avoir une envie, la dire et s’y tenir… On frôle l’égocentrisme.








Il y avait une compétition de kayak, et Jul était comme un fou. Ça fait des lustres qu’il rêve d’en refaire ! Je lui parle régulièrement de stages, mais il me répond que ses épaules ne suivraient pas. D’accord… Il doit quand même bien y avoir un moyen de voir ce qui serait possible, non ?

Au brunch : du sucré, du salé, de la charcut’, les restes du rougail, des croustades et du gâteau au chocolat.
Ensuite, les confettis ont été balayés, la vaisselle lavée et les tables rangées. La Fête était finie.


Alors, on a repris la route…
Ah, au fait, mes brioches ? Elles étaient-elles bonnes ? Mystère. Il paraît que ce n’était pas la peine de les sortir puisqu’il y avait de la brioche industrielle sur la table. Je les ai quand même mises d’autorité sur le buffet. Encore cette fâcheuse tendance à me mettre en avant… Avec moins de quatre heures de sommeil, mon sens de l’obéissance laisse à désirer.
Pendant ce temps, à Rabastens, Raph était sur la feuille de match. Et là , oui, fierté maternelle !

Ils ont perdu, mais il ne faut pas oublier que certains commencent à peine. Alors voilà ! Je suis fière de mon fils. Et je le dis. Même si ça déplaît ! Merci Emmy pour les photos.


Et en parlant d’enfants, j’ai passé presque deux heures au téléphone avec Alice et le Chat. Ça aussi, c’était bien. Parler de tout, de rien… Beaucoup de tout, finalement, et jamais vraiment de rien.
Les voir bouger, saisir leurs émotions, les entendre éclater de rire, écouter leurs inquiétudes. Ramener encore une fois Boris devant l’écran. Être presque ensemble. Et, cette fois, ne pas trop me contenir.
Cet appel est arrivé au bon moment.

D’ailleurs, dans les cinq minutes qui ont suivi, je me suis endormie. Tellement épuisée. Par ce week-end intense. D’avoir dû masquer pour n’indisposer personne.
J’ai ouvert un œil vers 20 h 30, le temps d’attraper mon pyjama et mon chat improbable. Et hop !
Et voilà comment se finit cette affaire. Il va être nécessaire de régler des trucs, parce que je ne peux pas continuer à gober les bonbons roses comme ça.
Oui, je sais, il n’y a que moi qui peux le faire. De toute façon, il n’y a que moi qui fais. Et puis, comme tout est de ma faute, je DOIS régler MON problème.
Ça va se faire… Ça va se faire… Je vous promets que je vais trouver des solutions… Laissez-moi juste un peu de temps, s’il vous plaît. Vous avez vu, j’ai dit « s’il vous plaît », hein ?!
Je vous laisse retrouver le fil de votre semaine.
Gardez-y un peu de place pour ce qui vous fait du bien. Sans avoir à vous en justifier.
Je vous embrasse.
Je vous aime.
Et merci de m’accueillir comme je suis, au fil de ces lignes : parfois un peu trop, parfois un peu moins, mais toujours moi.
À la semaine prochaine, avec tout ce qu’elle nous réserve.
