Un petit conseil : préparez-vous un bon café, mettez votre téléphone en mode avion et laissez-moi vous embarquer à Venise. Attention, c’est tellement beau que vous risquez de ne plus vouloir revenir !
lundi
On avait opté pour un hôtel (et pas un Airbnb) juste pour profiter du petit déjeuner. Bon, ce n’était pas le buffet du siècle, mais les pancakes valaient le détour. La salle étant plutôt cosy, ils avaient organisé des créneaux. On a hérité du service de 7h40. Finalement, pas si mal, on était déjà prêts à 8h30, pour à attaquer la visite de la ville !

Et oui, je me répète, mais sérieusement… quelle ville ! On ne s’en lasse pas !








Franchement, ça méritait bien un petit baiser sur un pont au-dessus du Grand Canal, non ? Cliché, peut-être, mais totalement irrésistible !



Comme je connaissais (juste un tout petit peu, c’est pas ironique) la ville, j’ai pris les rênes. Il y avait des endroits que je mourais d’envie de leur faire découvrir. On a donc commencé en beauté : direction le marché du Rialto.



J’avais juste oublié un petit détail… il n’y a pas de marché le lundi. Oups !




Du coup, on s’est dit que c’était l’occasion parfaite pour s’offrir notre premier cappuccino du séjour. Pas de marché, mais au moins du café !




Au soleil, au bord de l’eau, juste à côté du pont du Rialto. Franchement, difficile de faire mieux !


J’ai collectionné les lions tout le long du séjour, et j’ai fièrement arboré la même bague tous les jours. Que voulez-vous, chacun ses petites manies ! Vous le savez, je suis parfois obsessionnelle.

Pendant que d’autres arboraient fièrement le bob traditionnel de la team « voisins ». Franchement, c’était super pratique pour les repérer dans la foule, un peu comme quand Raph était petit et que je lui mettais un t-shirt orange pétant pour le retrouver à des kilomètres et éviter de le perdre.

À Venise, il y a environ 80 églises, donc forcément, tu en croises à tous les coins de rue. Moi, j’adore les p’tites n’églises. Je dois avouer que cette fois, les noms, c’est pas ce que j’ai retenu… Je me suis juste laissée porter par la beauté des lieux. Et franchement, ça vaut le coup ! Par contre, surprise : certaines églises sont payantes. Et pas à prix d’ami, hein ! Au final, ça nous a peut-être évité une overdose.






Le but de la journée (oui, j’ai fait un petit programme, mais rien de trop chargé, juste de quoi avoir un cadre tout en laissant de la place pour flâner), c’était de découvrir la place San Marco et sa fameuse basilique. Un classique, mais incontournable !




K et BB n’étaient jamais venus à Venise, et Jul, la dernière fois qu’il y est allé, il devait avoir 10 ans. Autant dire qu’ils avaient tous les yeux qui pétillaient comme des feux d’artifice !




Évidemment, il y avait du monde, mais malgré tout, pas de file d’attente. En 15 minutes chrono (billets compris), on était déjà à l’intérieur.

Et là, comment dire… tellement de splendeurs sous nos yeux. La basilique San Marco, c’est vraiment un joyau, un bijou à couper le souffle.







Du sol au plafond, chaque détail est à tomber.






Au fond du chœur (il faut acheter un billet supplémentaire, mais ça vaut clairement le coup), le Pala d’Oro, tout en or et pierres précieuses (comme son nom l’indique). Comme il faut un billet en plus, il y a moins de monde, ce qui rend l’expérience bien plus agréable.



Et là, le miracle ! J’avais lourdement insisté pour qu’on soit dans la basilique entre 11h30 et 12h30. Pourquoi ? Parce que l’intérieur n’est éclairé qu’une heure par jour. Tout doucement, l’or des plafonds s’est mis à briller comme jamais, devenant presque incandescent. Incroyable.















On est restés là, la tête en l’air, à en prendre plein les yeux. Puis, en poursuivant la visite dans le narthex, on est tombés sur les échafaudages des restaurateurs. Vous savez (ou pas), ça a longtemps été mon métier de rêve. C’est passé, mais quand même… devant un tel chantier, j’ai toujours un petit pincement au cœur.

Une autre partie du lieu à visiter (avec un nouveau billet, bien sûr) se trouve tout en haut d’un très, très haut escalier.


Le nez collé aux mosaïques, fascinés par chaque détail.




Et les quatre chevaux originaux de la façade. Ceux qu’on voit aujourd’hui sont des copies, histoire de préserver ces majestueux destriers de bronze.




La vue d’en haut est tout simplement incroyable. Un vrai panorama à couper le souffle !




On m’a accusée de photographier les parties intimes des chevaux. Bon, c’était pas mon intention, mais faut bien avouer que… ça tombait dans le cadre !


La vue depuis la terrasse était elle aussi splendide. Franchement, un spectacle à couper le souffle de tous les côtés !








La visite (oui, toute la visite, hein ?) de la basilique vaut vraiment le détour.
Pourquoi cette photo de Jul à côté d’un des lions devant la porte ? Eh bien, parce que de sa visite d’enfance, il restait une photo où il était assis sur ce même lion. Malheureusement, impossible de reproduire la pose exacte, s’asseoir sur les félins est maintenant interdit, et un garde veille au grain. Alors, il s’est contenté de poser à côté, et 40 ans plus tard… Clic-Clac, c’est dans la boîte ! (Oui, je sais, expression de boomer, mais bon…).

Et nous avons repris notre balade à travers les ruelles et les ponts, en se laissant porter par le charme de la ville.




Le ventre criant famine, nous avons fini par atterrir dans une arrière-cour remplie d’Italiens parlant fort, comme il se doit. Le Spritz, les spaghettis à l’encre de seiche et la panna cotta ont fait le job à merveille.



Le temps s’est couvert et il ne faisait pas très chaud, mais les couleurs étaient d’une beauté saisissante, créant une atmosphère étrange.




Je ne l’avais pas anticipé, mais c’était la Biennale d’art contemporain ! Il y avait bien sûr un parcours payant dans l’Arsenal, mais aussi des œuvres et des lieux disséminés un peu partout dans la ville, entièrement gratuits. Une belle surprise inattendue !

Les jardins étaient parsemés de sculptures vraiment fascinantes.




Et puis enfin, l’Italie ! On ne l’avait pas encore vraiment croisée. Oui, je sais, Venise, c’est un peu à part, mais quand même… Un peu de linge qui pend aux fenêtres, bordel !



Le gang des bananes, un poème à lui tout seul.










Quand on pense à Venise, on pense aux pigeons. Bon, il y en a encore un peu, c’est vrai, mais bien moins qu’avant. Par contre, les goélands, eux, sont bien là. Bien plus grands et carrément plus agressifs. On a même vu une touriste japonaise se faire voler son sandwich en plein milieu d’une bouchée par un goéland qui lui a littéralement arraché le pain de la bouche. Beurk !

Ce que j’aime à Venise, c’est ce mélange harmonieux des styles. Le très classique se mêle au contemporain avec une fluidité déconcertante.

Et même le street-art y trouve sa place, bien présent sans jamais être envahissant.

Nos deux techniciens au regard affûté ont scruté le système de poulies pour le linge. Pourquoi certaines fenêtres sont-elles équipées et d’autres non ? Pourquoi certains appartements semblent les ignorer ? Mystère.





Quand ce monsieur est passé à côté de moi, j’ai tout de suite tiqué : sa dégaine, son caddie, ses cannes à pêche, sa gueule… Alors, vite, vite, j’ai déclenché. Si vous aviez vu sa tronche, toute burinée !




Mini bateau pour mini croisière, ça vous tente ?




Ah, l’entrée de l’Arsenal, avec sa fameuse collection de lions que Corto Maltese affectionne particulièrement.












Après tous ces tours et détours, on avait bien mérité un bon goûter : Spritz et sablés. Il n’y a pas d’heure pour un Spritz, surtout à Venise !

Entre l’artisanat local, les verroteries de Murano et les cuirs, il y avait aussi… ça.

On a cru croiser nos copains.

On nous avait conseillé d’aller jeter un œil au rooftop de la Fondaco dei Tedeschi.

Le lieu est incroyable. C’est un grand magasin de luxe, installé dans une ancienne poste centrale.

Le rooftop était fermé. Apparemment, il y a un quota de visiteurs. On s’est donc rabattus sur cette expo. Pas hyper intéressante, certes, mais la lumière créait une belle atmosphère.

Je vous l’avais dit, le street art est partout !



Cette photo a une histoire. On était déjà passés par là dans l’après-midi, mais je n’avais pas déclenché. Pourtant, j’avais reconnu les lieux. Et pour cause : je les avais photographiés il y a 15 ans, sous exactement le même angle. Je m’en suis souvenu immédiatement, même si je n’ai pas revu ce cliché depuis des années. Je me suis rappelé non seulement de la photo, mais aussi du moment où je l’avais prise : la lumière, la température, et même ce que je portais ce jour-là… Mes photos me servent à ça. Elles m’ancrent dans le réel. On pourrait croire que je me cache derrière elles, mais pas du tout. Au contraire, elles sont ma mémoire. Et ce blog, c’est mon journal.


On avait à nouveau faim (oui, encore !), alors on a cherché un resto un peu excentré pour fuir la foule. Notre GPS nous a menés dans ce petit coin de rue. La déco n’était pas très chaleureuse, mais alors les pizzas… Mon Dieu, les pizzas ! 50 cm de diamètre (j’exagère à peine) et le jambon coupé finement juste à la dernière minute. Une vraie tuerie !


mardi
Un bon petit dej bien costaud de bon matin, ça n’a pas de prix !


Et cette fois, le marché du Rialto, avec entre autres sa montagne de poulpes et de petites fritures. Est-ce que j’ai proposé une douzaine d’huîtres à 9h du matin ? Parfaitement !







Les bouquets de piments étaient si jolis. L’espace d’un instant, j’ai pensé en ramener, mais bon… on ne mange même pas de piment, et puis pas sûr qu’ils auraient apprécié le voyage compressés dans la valise. Et puis, je m’essaye à la sobriété dans la maison (après des années d’accumulation). Alors, on laisse ces petits piments sur le marché, là où ils sont bien mieux, en espérant qu’une famille les adopte et les aime à leur juste valeur.


Ah, il faut absolument que je vous parle du Traghetto. Il y a 15 ans, quand j’étais venue à Venise avec ma maman, on avait pris ce drôle de bateau à fond plat pour traverser le Grand Canal. On était entassées debout, et la traversée semblait interminable avec toute cette circulation autour. On en avait tellement ri après coup, nous et notre mal de mer chronique ! Il semblerait que depuis, le Traghetto ait un peu évolué. D’abord, c’est maintenant une gondole et non plus un bac en bois, et bonne nouvelle, on peut s’asseoir ! La traversée perpendiculaire du Canal reste une expérience, mais il lui manque un petit quelque chose, je trouve. Et puis, il y a des Traghetto un peu partout dans Venise maintenant. C’est pratique, certes, mais un peu moins poétique, non ? »

À défaut d’huîtres (j’étais la seule vraiment enthousiaste), on s’est finalement posé pour le cappuccino du matin. L’Aqua Alta montait, et c’était plutôt amusant. Avant de partir, certains nous avaient dit : « Ah mais non ! C’est pas la bonne période ! L’Aqua Alta bloque tout, c’est pénible, on ne peut pas se balader comme on veut ! ». Franchement, moi, j’aime bien. En cette mi-septembre, ce n’était pas non plus un raz-de-marée, juste quelques vagues qui venaient gentiment lécher le bout des chaussures. Je trouve que ça ajoute un petit quelque chose. »




Visite du jour : le Palais des Doges, ou comment le pouvoir et l’argent peuvent, parfois, donner naissance aux plus belles merveilles du monde.
















La Bocca della Verità ! Taratata ! Je sais bien que la véritable est à Rome et n’a pas du tout la même fonction. Celle de Venise n’était pas là pour trancher la main des menteurs, mais plutôt pour recevoir des courriers de dénonciation. Eh oui, ça balançait sévère au XVIe siècle ! Bref, il y en a plusieurs dans tout le palais, mais celle-ci est la plus belle.




Sinon, tout est magnifique, partout ! Chaque détail est sculpté, peint, doré. On en prend plein les yeux à chaque coin de mur.








Et les plafonds… Je ne me souvenais pas qu’ils étaient aussi sublimes. La visite commence doucement avec une « petite salle », mais on sent déjà que ça va monter en intensité.

Même le fond des cheminées est travaillé. En y jetant un coup d’œil rapide, j’ai d’abord cru voir des fantômes… et qui sait, peut-être bien après tout ! Quand je suis dans ce genre de lieu, je ne peux pas m’empêcher de penser à la vie quotidienne qui s’y déroulait : celle des puissants, bien sûr, mais aussi celle de toute cette armée de serviteurs qui faisaient tourner la maison, été comme hiver, sous le soleil comme en pleine tempête. Parfois, j’aimerais être une voyageuse dans le temps, juste pour les observer. Mais ça, c’est mon côté historienne de l’art qui parle.




De mieux en mieux je vous dis !



Les fameuses « boîtes aux lettres » donc… des petites ouvertures discrètes où, autrefois, on glissait des dénonciations anonymes. Un système bien rôdé pour l’époque.


Une armurerie digne d’un film de James Bond, avec des armes qui feraient pâlir 007 lui-même.

Et la vue par la fenêtre… à couper le souffle !


En parlant de couper le souffle, la salle du Grand Conseil ! Avec ses 53 mètres de long sur 25 mètres de large, elle pouvait accueillir plus de 2 000 personnes. C’est la taille d’une piscine olympique ! Et encore une fois, impossible de ne pas être ébloui par la beauté des plafonds.

Le Paradis, peint entre 1588 et 1592 par Le Tintoret, est tout simplement magistral ! Un chef-d’œuvre qui laisse sans voix. Je ne m’en souvenais plus… Mais franchement, comment peut-on oublier une œuvre pareille ?




Est-ce que j’ai fait ma touriste de base avec un selfie dans la Salle du Conseil ? Ben voui ! Oh, ça va ! J’ai le droit, c’est pas tous les jours qu’on traîne à Venise. Et puis, je suis blonde, je pourrais presque passer pour une vieille touriste russe.



Dans la Salle de Vote, en 1592, Palma le Jeune a peint l’énorme toile du Jugement dernier. Bien lugubre, exactement comme je les aime. »


Et en parlant de lugubre, ce tableau de Jérôme Bosch… Celui-là, je m’en souvenais parfaitement ! La peinture de Bosch, avec son réalisme saisissant, ça ne s’oublie pas, surtout quand il s’agit de scènes de torture. Il est vraiment très, très doué dans ce domaine.

Et voilà, celui que vous attendiez tous : le célèbre Pont des Soupirs ! Non, pas celui des amoureux, évidemment, puisque c’était celui des prisonniers qui le traversaient pour aller purger leur peine dans les geôles de l’autre côté du canal. Ce sont donc leurs soupirs qu’on entendait, quand ils apercevaient Venise pour la dernière fois.








Autant le reste de la visite est fluide, autant cette partie-là est plus compliquée. C’est vrai qu’il y a du monde, mais des sortes de cerbères nous « hurlent » dessus de ne pas nous arrêter. J’ai trouvé ça plutôt moyen. C’est pour rester dans l’ambiance prison ? Franchement, ça ne m’a pas fait rire…


En sortant, l’Aqua Alta était à son apogée. Le miroir d’eau de Bordeaux ? Bien mieux que ça ! Ici, c’est la Place San Marco à Venise s’il vous plait !


On avait faim et soif, et pas qu’un peu !





San Zaccaria. Il paraît que sa crypte est inondée toute l’année, mais nous ne l’avons pas visitée. On ne peut pas tout faire non plus.



Et là, c’est notre point noir du séjour : la gestion des transports. On avait déjà voulu prendre le vaporetto pour éviter le trajet Hôtel-Rialto, mais une Italienne venue à notre rescousse nous a refourgé des billets, et pas de manière très amicale. Ensuite, on a tenté de nous rendre au Rialto tôt le matin, à l’heure de pointe. Impossible de monter dans un bateau. On a donc rebroussé chemin et marché. Cette fois, on s’est dit qu’on allait visiter San Giorgio de l’autre côté de la lagune. On passe par le guichet (on ne se fera pas avoir deux fois) et on explique notre projet : visiter San Giorgio et son campanile, puis naviguer le long du Grand Canal pour admirer les façades des palais. La fille nous donne deux tickets chacun (25 € x2 par personne, quand même), et nous embarquons. Les fameux tickets sont valables 75 minutes, c’est important dans la suite de l’histoire.



Visite donc de San Giorgio, construite par Palladio, un de mes architectes préférés. C’est fascinant de voir comment son style classique s’intègre parfaitement à l’environnement vénitien.







Et une expo d’art contemporain en prime ! Un joli contraste avec l’architecture classique de Palladio.






Mais comme un malheur n’arrive jamais seul, le campanile était fermé ! Zut, c’était mon spot « vue sur Venise » ! Ça a un peu gâché le plan.

Un autre artiste qui nous a laissés perplexes. Jul est sorti en soupirant qu’il en avait marre des œuvres morbides.






C’est là qu’on s’est dit : ‘On remonte dans le bateau et on part faire la croisière sur le Nil…’ Ah non, c’est pas ça ! La croisière sur le Grand Canal. On était encore loin d’avoir épuisé nos 75 minutes réglementaires, alors on a profité de tout le tour de Venise. Et c’était magnifique !





On était presque au bout (on allait descendre au prochain arrêt) quand une horde de contrôleurs est monté à bord. L’un d’eux a foncé sur nous en mode « je vais les faire, ces touristes » et nous a annoncé que nous avions dépassé les fameuses 75 minutes et que nous devions payer une amende. Il parlait très bien français, mais faisait semblant de ne pas comprendre. Bref, malgré nos protestations, 238 € à nous quatre. Ça nous a vraiment énervés, pour ne pas dire plus. En plus, on a raté la plus belle partie du Grand Canal, et à ce prix-là, on aurait pu se payer un taxi. Pff, on aurait du utiliser notre second ticket mais pour cela, il fallait descendre du bateau. Pas pratique. Donc, si vous allez à Venise, faites bien attention aux transports, ce n’est pas négligeable !
Tu bluffes, Marconi ! vous avez la réf ?

Sur notre chemin, cela avait l’air appétissant.


Une autre église.

À certaines heures, c’est un peu le salon de l’auto (ou plutôt de la gondole) sur les canaux. Embouteillage du soir, espoir ?

La façade austère de la Fenice n’a parlé à personne sauf à moi. Mais bon, je suis toujours un peu à côté de la plaque !

Et cette histoire de lions… Derrière la petite porte, un très très grand escalier pour accéder au reste de l’expo. Tellement haut que BB a fait mine de ramper pour arriver en haut. J’ai tellement ri ! Ça aurait presque pu être un défi de « Survivor » !











Déjà l’heure de manger ? Carrément ! Alors, une sorte de chocolatine pleine de sucre glace et un chocolat chaud tellement épais que la petite cuillère tenait toute seule dedans. Comment j’ai pu oublier ça ? Les chocolats chauds de Venise, c’est inoubliable pourtant !


Et la pleine lune, là, juste au-dessus de nous, comme si elle avait décidé de nous suivre tout au long de la soirée… Magique !

Vous voulez les coulisses de la photo précédente ? Voilà, voilà… Elles m’ont bien fait rire. Elles ne se douteront jamais que leurs visages très flous apparaissent sur le blog d’une petite Française tout droit venue du fond du Tarn.

Arrêt au stand ! Enfin, au SPAR. Et pas n’importe lequel ! Celui-ci est installé dans un ancien théâtre, avec le décor d’origine soigneusement conservé. Apparemment, ça a fait polémique. Mais en bonne touriste, moi, j’ai trouvé ça plutôt drôle !

Bref, une bonne journée, quoi ! Avec son lot de surprises et de fous rires, comme on les aime.

Mercredi
Pas de pancakes, mais du Philadelphia ! Miam ! C’est le genre de petit plaisir qui commence bien la journée, n’est-ce pas ?

Reprise des négociations.







Trouvailles du jour et street art : un combo parfait pour pimenter la balade ! Toujours un plaisir de découvrir des pépites dans les ruelles.


Y a pas qu’à Pise que ça penche ! On dirait que les Italiens ont un petit souci avec leurs fondations. Peut-être qu’ils aiment vivre dangereusement ? 😄
















Le café du matin sur cette terrasse était un vrai régal ! Et ce chocolat chaud blanc, à se damner ! Une douceur parfaite pour commencer la journée.



Ah, l’amour est dans l’air ! 💖 Que ce soit en street art ou dans les détails du quotidien, c’est toujours agréable de voir un peu de romantisme !

Cette expo d’instruments anciens était vraiment fascinante ! Ça donnait presque envie de s’acheter des places pour le concert et de se laisser emporter par la musique !



La surprise du jour : une affiche pour une expo d’art contemporain ! On s’y engage sans trop savoir si c’est payant, et surprise, l’accès est libre ! Quelle splendeur à découvrir !























Notre destination du jour : la Fondation Guggenheim ! C’était notre dernière chance de la visiter avant de rentrer à Toulouse le lendemain, mais elle était en concurrence avec Burano. Finalement, la mer était agitée, le temps pourri, et après 15 ans d’attente, j’ai peut-être un peu insisté.
Dans ce palais inachevé se trouve la collection d’art contemporain de Peggy Guggenheim, et moi, j’en rêvais. Je n’ai pas été déçue !














Dans les tableaux remarquables, en sortant d’une salle, je tombe sur ce Magritte (à droite), « L’Empire des lumières », que j’avais déjà croisé à Bruxelles il y a si longtemps. Il est depuis devenu mon nouveau fond d’écran. Pourquoi ? Parce que ça pourrait tout à fait être une de mes photos !




À l’extérieur du côté Grand Canal, on dit que le pénis de la statue est amovible pour pouvoir l’enlever facilement. Peggy Guggenheim le retirait chaque fois que des bonnes sœurs passaient en bateau devant l’édifice. Pratique, non ? 😄


Quel bonheur de parcourir les couloirs de la Fondation Guggenheim. Je m’arrête devant chaque œuvre en me disant : « Et toutes ces œuvres, plus innovantes les unes que les autres » !




Du Pollock, évidemment (c’était un grand pote de Peggy), et même un petit Warhol tout mignon.



Et puis, le palais lui-même est sympa. Vraiment imposant, même si seul le premier étage a été construit au 17e siècle. Cette terrasse donnant sur le Grand Canal… Un vrai bijou qui ajoute encore plus de charme au lieu.






Pas de signes ostentatoires, juste ces quelques lettres discrètes en bas de la façade.


Bref, dire que j’ai aimé la Fondation Guggenheim est un euphémisme. J’ai été enchantée ! Je suis tellement contente d’avoir enfin pu y aller. Un grand merci à Jul, BB et K de m’avoir suivie dans mon délire.

Et nous avons repris notre déambulation.




On est allés tout au bout du bout, à la Punta della Dogana. Le bâtiment abrite la collection d’art contemporain de Pinault. Je n’ai pas proposé cette visite-là, ça aurait fait trop, mais le lieu est quand même emblématique. Ça me donne une bonne excuse pour revenir à Venise…

Oh ? Encore un traghetto ! Je vous l’avais dit, il y en a partout maintenant.





On commençait à avoir vraiment faim. Après de nombreux tours et détours, on a atterri dans un resto qui avait l’air sympa. Mobilier, déco, carte, tout semblait bien. Le Spritz était bon… Puis mon plat de gnocchis arrive… Et là, c’est le drame. Je ne m’attendais pas à retrouver les mêmes gnocchis qu’à la maison, mais quelle déception ! Seules les lasagnes de Jul étaient bonnes. On n’a même pas pris de dessert. Pfff. Faut pas toucher à la bouffe, non, non, faut pas.


Une expo complètement hypnotique dans une petite église croisée sur notre chemin.





Un peu plus loin, cette barque nommée Daniella, qui nous a immédiatement mis la chanson en tête.

L’atelier de réparation de gondoles a beaucoup intrigué les garçons. Mais pourquoi les gondoles penchent-elles ainsi ? Mystère ! Non pas vraiment, Google a répondu à la question.


Autre lieu de l’expo de la Biennale, et je dois dire que c’était assez intéressant : le pavillon de la Côte d’Ivoire.







Vous l’avez vue, la Castafiore qui pose là ?! »






Dans cette église dont le nom m’a complètement échappé, le plafond était juste incroyable ! Une belle surprise.

La magie du grand-angle… et ses déformations parfois improbables.






Juste en face de l’église, en sortant, sur ce balcon, une scène de la vie quotidienne. Je sais, ce n’est pas bien de jouer les paparazzis, mais ils étaient tellement beaux !

Ça donnait envie de dîner là, non ?



On est arrivés là par hasard, comme il y a 15 ans. L’école de philosophie m’a cueillie par surprise, tout comme la première fois. C’était toujours aussi beau, même si de nombreux espaces n’étaient pas accessibles.




Petite scission : une équipe qui va se reposer (la journée a été rude) et l’autre qui se bourre de sucre. Devinez dans quelle équipe je suis ? Bon, les cannolis à la crème manquaient un peu de finesse, mais ça l’a fait quand même. De toute façon, le sucre, ça marche toujours, non ?

Jul a fait du shopping et il est ravi de ses nouvelles chaussures. En plus, il a fait une bonne affaire !

En sortant pour aller dîner…



Une rencontre surprenante : le seul chat de tout notre séjour ! Nous avions déjà remarqué l’absence de félins dans la ville. Pourquoi n’y a-t-il pas de chats à Venise ? Bonne question ! Google explique que les chats sauvages de la Sérénissime ont été stérilisés et relogés ailleurs, pour leur bien.

Pour dîner, on n’a pas pris de risque : on est retournés au premier resto où nous avions mangé. On savait que c’était bon, et le patron (qui nous a reconnus) était vraiment sympa. Les raviolis ne sortaient pas d’une boîte… enfin, j’espère ! Les deux tournées de limoncello qu’on nous a offerte, elles, étaient parfaites.





Encore une belle journée dans les pattes.

Jeudi
Et le moment de rentrer est arrivé si vite. Une dernière balade pour dire au revoir.












La façade du fameux SPAR installé dans un théâtre.


Les derniers petits cadeaux à ramener.
Il y a 15 ans, j’avais offert un sac à main à ma maman. En voyant cette photo, elle l’a reconnu. Ils vendent toujours ce modèle-là. C’est fou !

Un dernier café, un dernier chocolat… et il était déjà l’heure de partir pour l’aéroport.

Merci, Venise, pour ces 5 jours hors du temps. J’espère revenir un jour.

Essayer de passer le temps à l’aéroport en cherchant d’autres points de vue.

Essayer de ne pas penser au retour à la routine.

Heureusement, la vue était aussi belle au retour qu’à l’aller.




Et le dur retour à la réalité en pleine heure de pointe à 18h.

La meute avait l’air bien contente de nous revoir. Raph et Emmy aussi.

J’ai ramené deux ou trois gourmandises : de quoi préparer du chocolat chaud vénitien, tellement épais que la petite cuillère tient toute seule dedans.

Et mon péché mignon : des boules de mozzarella séchées et fumées. Je pourrais me damner pour ça.

Les enfants sont sortis, ils avaient d’autres choses à faire, mais Emmy nous avait laissé à manger. Des pâtes en rentrant d’Italie ? Juste parfait ! Exactement ce dont j’avais envie.

Ce pauvre animal en manque d’affection… Il ne me lâche plus depuis notre retour.

Seul plaisir de rentrer : retrouver mon lit ! Il m’avait manqué.

Eh bien, pour une petite journée, ça fait quand même pas mal de pas ! Pas étonnant que je sois fatiguée.

Vendredi
Réveil tranquille. Rangement, lessives… et comptes. Voilà le ticket de notre amende sur le Vaporetto. Peut-être que je devrais le garder ? Nan, sûrement pas ! »

Je ne sais pas comment j’en suis arrivée là, mais je me suis mise à lire la vie de Marie-Antoinette. Pas simple d’être fille d’empereur et reine de France, quand même.

Relâchement oblige (et temps pourri dehors), on a fini par s’effondrer devant un film l’après-midi. Au début, j’étais hyper sceptique devant Argylle. Tellement stéréotypé. Jusqu’à ce que je comprenne qu’il y avait une histoire dans l’histoire. Au final, pas le film du siècle, mais ça se regarde bien.

Ma copine a sorti son nouvel album ! Très bien ! Jul a adoré, et même moi j’ai aimé. Attention, c’est du gros son. »

Une envie soudaine de gaufres. Pourquoi ? On ne le saura jamais, mais j’ai mangé mes gaufres et c’est tout ce qui comptait.

Le résumé de la semaine dernière… Vous l’avez lu ? Non ? Bon, je vous pardonne, mais c’est la dernière fois hein ! »

Samedi
Déshabiller le Guide du Routard pour le rendre à ses propriétaires. Encore un petit pas de plus pour s’éloigner de Venise… Pincement au cœur, une fois de plus.


Le BeReal du jour.

Un tour chez Solignac. Nous avions un cadeau d’anniversaire à faire, et on s’est bien creusé la tête. Puis j’ai eu une fulgurance : « Pourquoi ne pas lui offrir un arbre ? Ça reste, un arbre, c’est sympa, un arbre ». Et puis, ils ont un grand jardin. On a donc pris un poirier en espalier. L’utile et l’agréable, quoi !
Les lutins sont au boulot. Le temps presse.

Dans l’enclos, une dinde. Heureusement que ses plumes sont belles, parce que, franchement, qu’est-ce que c’est moche une dinde. Je ne m’y ferai jamais.


Il y avait aussi la campagne d’adoption annuelle de petits minous trop mignons (eux). C’est lors de cette même manifestation que Raph et Emmy avaient adopté Archy l’année dernière.

Ah ben, il restait des gaufres, dites donc !

Et hop, direction l’arrière-pays pour célébrer les 50 ans de Valérie !

Des copains (certains pas vus depuis une éternité), de la bonne humeur, des rires à gogo, et des gens heureux. Bref, la recette parfaite pour une belle soirée !

Les plateaux repas ont été livrés par Keikook, et comme d’habitude, c’était délicieux. Elle sait toujours comment nous régaler !

Est-ce que j’ai trouvé le pot de fraises Tagada ? Aïe, oui… Et je n’en avais pas mangé depuis des siècles !

Des étincelles pour faire pétiller les gâteaux… et les yeux !

Bref, une belle soirée ! On n’est pas rentrés tard. J’avoue, j’étais cuite et j’avais très froid, avec un petit coup de mou post-retour aussi.
Alors, quand je suis tombée sur la publication de Lise que je suis depuis longtemps sur Instagram, je me suis sentie moins seule et j’ai décidé de suivre sa méthode. À l’heure où j’écris ces lignes, je me dis que j’ai bien fait. Aucun démon ne m’a avalée jusque-là. Pourvu que ça dure.

Dimanche
Une longue et calme nuit. À mon réveil, de la pluie. Beaucoup trop de pluie.

Visio avec Le Chat et Alice. On s’est mis à jour, et Le Chat m’a donné plein d’idées pour une utilisation optimisée de ChatGPT.

C’est l’automne. J’aime bien cette saison, c’est beau, mais c’est aussi un peu la saison de la mélancolie. De toute façon, on ne peut pas s’opposer au cycle inexorable de la nature, alors autant sortir les plaids et chercher le positif !

Après une sieste qui a duré toute l’après-midi, un peu de cuisine avec les pâtes et la mozza ramenées d’Italie, le tout agrémenté du pot de pesto que la voisine a déposé pendant notre absence.

Ouh, que c’était bon !

Et voilà, j’arrive enfin à la fin de ce récit ! Désolé si vous avez eu l’impression d’assister à la fameuse soirée diapo de Tonton Bertrand… mais bon, vous le savez, je ne sais pas faire court. Enfin, surtout pas avec mes photos !
Comme le veut la tradition, vous pouvez maintenant reprendre une vie normale (si quelqu’un a la référence, qu’il lève la main !).
Je vous souhaite une superbe semaine et à très bientôt.
Je vous embrasse fort !
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