Il y a des semaines où rien ne cloche vraiment, mais où tout sonne faux. Heureusement, le week-end a soufflé un peu de légèreté, malgré une chimie interne encore très en vrac.
Lundi
Rendez-vous trimestriel avec le Dr F. Son diagnostic a été sans appel : on n’est pas sur les sommets enneigés sous un beau soleil, mais bien au fond de la vallée, dans un brouillard bien épais.
Super, je m’en serais pas doutée, dites donc !
Et alors ? Je fais quoi, moi ?
Eh bien c’est simple : 5 fruits et légumes par jour et 30 minutes de marche.
Comment vous dire que je suis ressortie bien énervée — et que je n’ai pas décoléré de la semaine.
Ils me fatiguent avec leur marche et leur bouffe ! Tu crois pas que si je pouvais, je le ferais ?
S’ils savaient tous à quel point cette phrase “faut marcher” peut me hérisser…
Bref… vous avez l’ambiance.


J’ai voulu me recentrer un peu en rentrant. Mauvaise idée.
Impossible de fixer quoi que ce soit plus de 30 secondes.
Même regarder le robot lave-vitre bosser m’a semblé une épreuve.

Vous vous souvenez de mon pot de cactus ?
Jul m’a rapporté de jolis cailloux blancs pour le décorer.
Je suis très fière de cette composition. Et puis voilà.
Oui, c’est une info parfaitement inutile, mais j’assume.


Bon, pour les 5 fruits et légumes, on repassera.
Mais ce tofu sauce cacahuète & pak choï ? Une vraie réussite !
Merci HelloFresh de sauver nos repas


Des noix fraîches du jardin de mon père.
Un peu trop fraîches d’ailleurs : j’ai des aphtes plein la bouche.
Mais ça faisait longtemps que je n’en avais pas mangé… et qu’est-ce que c’est bon, les noix.

Un peu de coloriage pour tenter de canaliser mon cerveau.
Ça marche à moitié, mais au moins, c’est joli.


Retombée sur cette citation notée il y a des années.
Elle résonne encore, peut-être même un peu plus fort encore aujourd’hui.

Mardi
Mignonnerie du matin.
“Les fils préférés”, comme dirait Alice.

J’avais rendez-vous à Saint-Sulpice.
Le train… Bloquée derrière trois voitures, mais Biolay pour sauver l’ambiance.

J’ai retrouvé Camille des Thés Alfred pour une mise à jour aussi douce qu’agréable.
Le tout accompagné d’un bon thé et d’un pain perdu à se damner, signé Thé Cosy.


Fin d’aprem toute douce, avec cette lumière qui rend tout plus joli.

Direction Saint-Sulpice pour un anniversaire pas comme les autres.
Ici, la tradition veut qu’entre deux parts de gâteau, on vote pour le thème de la prochaine soirée déguisée.
Et croyez-moi, les débats sont toujours très, très animés et le vote hautement démocratique.

Dépouillage officiel : bulletins froissés, stylo en main, et suspense digne d’une présidentielle.
Ambiance garantie.

Heureusement qu’il y avait du sucre pour faire passer tout ça.
C’est un anniversaire, pas un conseil municipal.

Je ne vous dirai pas quel est le thème retenu…
Mais croyez-moi, on va bien rigoler.
Jul a encore eu droit à son paquet Playmo.
Et, comme toujours, la joie dans ses yeux en rentrant.

Mercredi
Le petit résumé de la semaine passée.

Jour des Blondes.
Je me sens parfois comme une inconnue, même au milieu des miens.
Les dérèglements de la chimie de mon cerveau, sûrement…
Ou alors j’attends trop qu’un inconnu m’offre des fleurs (vous avez la réf ?).
Mais évidemment, ça n’arrive jamais, je ne suis pas de celles qu’on remarque.

Bon, allez… 30 minutes de marche.
C’est fou comme c’est devenu difficile psychologiquement.
Il n’y a pas si longtemps pourtant, je faisais 10 km par jour sans problème plusieurs fois par semaine.
J’ai toujours bougé : la salle, le Pilates, la Zumba, le tai-chi, la rando, même quand les enfants étaient petits et que je devais me débrouiller seule.
Mais là… rien à faire. J’y arrive pas. C’est au-dessus de mes forces.
Et en prime, j’ai cette impression idiote d’être jugée, ce qui est faux, évidemment, mais c’est plus fort que moi.
Bref, 30 minutes de marche donc…


J’étais épuisée, alors je me suis allongée au soleil.
Enfin, j’ai essayé.
Parce que Monsieur avait déjà pris possession des lieux, et clairement, il ne comptait pas bouger.

HelloFresh du soir : tacos de bœuf aux saveurs asiatiques.
Jul était exceptionnellement au basket, alors on a tout dévoré avec Raph et Emmy.
C’était hyper parfumé, ludique, et vraiment délicieux.


Une soirée tout en calme et en tendresse.
Chacun a trouvé sa place, même le chat.

Jeudi
Rendez-vous chez Absolut’beauté, et tout reprend des couleurs !
Ce petit citrouille sur mes ongles a beaucoup de succès.

30 minutes, tous les jours, toussa toussa…
J’essaie. Et c’est déjà pas mal.

Oui, encore une tomate-mozza.
Non, je ne suis pas prête à passer à la soupe.

Sieste au soleil.
Il faut dire que je prends des p’tits comprimés roses le soir pour mieux dormir… mais du coup, la résistance baisse. Alors une sieste s’impose. Enfin, quand j’arrive à me trouver une petite place.

Et sinon… cerveau en vrac, je vous dis.
Alors je colorie. Parce qu’au moins là, tout a une case, un numéro, et ça finit toujours par être joli.

Il paraît qu’il faut célébrer ses réussites… alors voilà !
Pour ce nouveau client, les publications semblent faire le job.
(25 000 vues en 30 jours : le contenu fait son effet, et ça fait quand même bien plaisir)

Hello Fresh du soir : Dac Bulgogi, poulet sauté à la coréenne.
Verdict : délicieux.
Et pourtant… y’avait des carottes. Et moi, les carottes, c’est non.
Mais bon, faut bien entretenir l’illusion d’une alimentation équilibrée. J’aime pas les légumes, c’est un fait, mais je les mange quand même.


Vendredi
Certaines phrases vieillissent bien…
Celle-ci, encore plus.
Parce qu’elle résonne toujours, peut-être même un peu plus qu’avant.

Livraison Hello Fresh reçue !
La motivation est dans le carton, j’espère qu’elle va pas se périmer avant la fin de la semaine.

Visio improvisée avec Alice : une nouvelle vraiment pas très gaie, une visite prochaine et deux-trois autres trucs.

Fatigue mentale, zéro focus, saturation totale.
Alors j’ai tout donné pour décrocher deux jours sans écran, sans mails, sans Canva.
Et ces deux jours-là, ils m’ont fait respirer.


Samedi
Dix ans déjà… mais son joli sourire, lui, n’a pas bougé.

Protéines au petit-déj… gnia gnia gnia.

Marcel le Matou avait rendez-vous chez le véto.
Il ne validait pas du tout cette idée

Mais son humaine, elle, avait besoin d’un café !

Quelques courses au supermarché…
Et ce présentoir de chaussettes typiquement rabastinoises !
Manquaient plus que les dreads, le sarouel, l’encens et un tambour chamanique… Et le joint, surtout ne pas oublier le petit joint.
Franchement, j’en peux plus des suceurs de fleurs du coin.
C’est pas bienveillant ? C’est vrai ! Et je m’en fous. J’assume. Mieux : je revendique.
Je sais, je suis mauvaise. Mais au moins je suis honnête.

Kinder x Playmobil…
On touche au génie ou au grand n’importe quoi ?
Peu importe, tant que c’est moi qui garde le chocolat.



Il y a quelques semaines, avec les voisins, on s’est dit qu’une Raclette de la Rue pouvait être une bonne idée.
Eh bien, on a été sacrément inspirés ! Même si au final nous n’étions pas dans la rue pour éviter les voisins grognons.

Du soleil, des copains, du fromage fondant et de la bonne charcut’ :
que demande le peuple ? Rien. Absolument rien.

Même Darwin était d’accord… et vivait sa meilleure vie.

Je suis repassée par la maison…
Y’en a un qui était rangé à sa place.

En parlant de chat, notre grand Chat à nous, de passage dans les environs pour quelques jours, est venu nous faire un câlin.
Il en avait besoin. Nous aussi.
Cet enfant (qui n’en est plus vraiment un, mais quand même) est notre presque fils, alors forcément… on est là quand il en a besoin.
Depuis longtemps déjà, il fait partie de la famille. Depuis longtemps, on l’a adopté comme l’un des nôtres.

Après son départ, on est retournés chez les voisins pour la partie de pétanque en cours.
Ça beuglait, ça s’engueulait, ça trichait un peu aussi…
Mais qu’est-ce que c’est bon, cette vie.

Oh ça va… c’est juste un peu de bière !

Il restait de la raclette… alors forcément, à la nuit, on est rentrés pour remettre ça.

Apparemment, on avait un orchestre caché parmi nous. Et pas les plus discrets. Et après il a fallu expliquer aux enfants que non non ils avaient pas le droit de taper sur les luminaires avec des cuillères en bois.

Oui, j’ai bu de l’alcool ! Du Lillet, pour être exacte.
Et figurez-vous que j’avais oublié à quel point j’aimais ça.
Et alors ? Y’a quoi ?

Moralité : tout finit toujours par du fromage fondu.
Et franchement, c’est pas la pire des fins.

Match ! Pau – Toulouse… comment dire… ce n’était clairement pas le match du siècle.
Les Palois ont fait le job, mais les Toulousains… pfiou… match pourri !
Heureusement qu’on était en très bonne compagnie, et ça, ça change tout !

Franchement… si toutes les journées pouvaient ressembler à celle-là, je signe tout de suite.
Dimanche
L’année dernière, j’ai participé à un shooting spécial Octobre Rose avec un photographe rabastinois.
Pour ceux qui s’en souviennent, c’est lui qui avait réalisé le cliché en noir et blanc façon Banksy, où j’essayais d’attraper un ballon rouge.
Pour Octobre Rose, le principe est simple : pendant tout le mois, ce photographe publie chaque jour une photo, avec juste un prénom. Pas de commentaire, pas de légende.
J’avais hâte que ce soit enfin mon tour, pour pouvoir dévoiler cette photo.
Depuis cette séance, la vie a continué son chemin — parfois rude, parfois lumineux.
J’ai vu une amie se battre comme une lionne… et gagner.
J’ai vu la peur, le courage, la force.
Et j’ai compris, encore plus, l’importance de se faire dépister, de prendre soin de soi, de s’aimer.
Et puis cette photo est aussi symbolique pour moi : je n’ai pas souvent l’habitude d’être de ce côté de l’objectif.
Étrangement, cette fois, je m’y suis sentie bien.
Le Studio Bout de Ficelle a su me mettre à l’aise avec beaucoup de gentillesse et de bienveillance (merci encore).
Tellement à l’aise que je me suis presque déshabillée naturellement !
Et si les algorithmes et les modérateurs des réseaux sociaux n’étaient pas si susceptibles, j’aurais peut-être même osé fermer le parapluie…
Alors voilà.
C’est moi. Un peu nue, un peu vraie.
Et si aujourd’hui je la partage, c’est parce qu’elle me ressemble et que, pour une fois, je me trouve plutôt belle. Et que je l’assume.
Et croyez-moi : écrire ça, c’est pour moi plus courageux que de poser nue sous un parapluie rose.

Ceci étant dit, pendant que je profitais du lit, Jul et son pote étaient à une expo Playmo. Devinez quoi ? la famille s’est encore agrandie !

J’ai fait le truc le pire du monde (enfin, de mon monde), celui qui m’a mise en vrac pour toute la journée : j’ai trié ma penderie.
Et comment dire… je me suis séparée de plus de la moitié de mes fringues.
Pourquoi ? Ben parce que je ne rentre plus dedans, tiens !
Non madame, ça ne sert à rien de garder un jean en 38 quand on fait un 46 !
Non, non, non, ça ne fera pas fondre le cul !
Et puis comme dit ma copine Julie : même si un jour je refais un 38 (oh ça va, on peut rêver), eh ben je m’en rachèterai un qui m’ira bien mieux.
Elle n’a pas tort…
Bref, à la fin, j’étais au bout de ma vie, d’une humeur de dogue, et la chimie du cerveau toute déréglée.
C’est parti en live. Une horreur.
Jul a subi, le pauvre. Je ne contrôlais plus rien du tout.

J’ai essayé de soigner mon humeur à coups de déco automnale et de coloquintes.
C’est joli, certes mais ça n’a rien amélioré du tout.



Je suis arrivée à l’apéro-fromage des copains de Saint-Sulpice avec le sourire de façade et le cœur en vrac.
Il paraît que ça s’appelle la dépression souriante.
Et franchement, le terme est tristement juste.

Il m’a fallu un moment pour redescendre.
Mes pensées catastrophes ont fini par se calmer, D’abord parce que les pires scénarios que mon esprit dérangé avait imaginer ne se sont pas produits, et puis la bienveillance du groupe m’a enveloppée.
Et, comme souvent, ce sont les choses simples qui m’ont sauvée :
les rires, la chaleur des autres, et un bon morceau de fromage.
Parce que, oui, quand il y a du fromage… tout finit toujours par aller mieux.



Mon assiette ? Évidemment ! Il fallait bien tout goûter.
Stéphanie, qui nous recevait, est affineuse… alors vous vous doutez bien qu’on était sur de la très, très bonne came.

Oh, encore un petit creux pour du riz au lait et des croquants ?
Toujours finir sur une note sucrée, toujours, c’est la règle.

Et voilà, encore une semaine qui m’a semblé lourde, collante, un peu grise…
Mais en la relisant, je réalise qu’il y a eu des sourires, du partage, du fromage (donc tout n’était pas perdu).
J’avance à mon rythme, parfois bancal, souvent fatiguée, mais toujours debout (à genou aussi parfois).
Je bosse, je doute, je râle, je ris… bref, je vis.
Et c’est déjà pas mal.
Je vous embrasse fort et je vous souhaite une semaine plus douce que la mienne.
Un commentaire