Il y a des lieux qu’on comprend sans les expliquer. Le Palais-Royal en fait partie.
Je m’y sens chez moi, sans raison apparente. Alignée. À ma place.
Parfois je me dis que j’y ai déjà vécu. Courtisane sous les arcades, peut-être. Ou révolutionnaire, à voix basse entre deux colonnes.
Aujourd’hui, le lieu beaucoup plus calme. Beaucoup plus lisse. Presque trop sage.
Les touristes se cantonnent aux colonnes de Daniel Buren (que j’adore également, tant elles ont été décriées en leur temps… et iconiques maintenant).
Alors dès qu’on s’éloigne, il n’y a presque plus personne.
Sous les arcades, les adresses sont prestigieuses, les galeries d’art réputées.
Moi, je trouve à ce lieu une élégance folle. Et ça me fait toujours sourire de penser à son côté autrefois déluré, caché dans tant de classicisme.
Bref.
Si vous n’y êtes jamais allé, c’est le moment.
Et dites-moi si vous ressentez quelque chose… ou si je délire complètement comme d’habitude.