Quand je tourne la page de la semaine passée, je recommence toujours avec une page blanche (surtout si j’ai réussi à écrire le résumé très tôt dans la semaine). Ce qui est passé est passé et l’on recommence (indéfiniment) avec du neuf. Toujours. Enfin le plus possible. Alors je me déploie pour mieux vivre les choses après l
Cette semaine, j’ai appliqué la recette sans y penser et pourtant il y avait comme quelque chose qui clochait. Évidemment, ça a fini par exploser. C’est à la fois un soulagement et une cata. Mais le Dr F dit que c’est ça la vie. Alors, si le Dr F le dit…
Lundi
Pour m’obliger à sortir de la maison et à me bouger, j’avais donné rendez-vous à C dans la matinée. On se croise de temps en temps. On se met à jour. Sa fille et Raph sont amis depuis longtemps. Mon spot habituel était fermé, alors nous nous sommes rabattes sur cette terrasse au soleil (au demeurant très bien, et surement mon nouveau spot). C’est bien aussi de changer de point de vue. Moment très agréable. Et hop, une bonne matinée de passée. D’autant plus sympa que j’avais eu le temps d’anticiper mes taches du jour.


J’ai essayé de rester productive toute la journée, avec plus ou moins de réussite. Et quand est venue l’heure de chercher Jul au train, j’avais pu aussi récupérer les courses au drive. Me contraindre à revenir dans la « normalité » d’une vie bien rangée n’est pas aussi fluide que ça en a l’air (ça ne le sera jamais je pense. Va falloir inventer autre chose). La normalité et la routine m’ennuient tellement. Mais comme dit Jul on ne peut pas faire autrement. C’est la vie. Il faut faire les courses, le ménage, entretenir les bagnoles, etc. Il a raison. Heureusement que je vis avec lui et qu’il structure le temps et l’espace. Je n’ose imaginer si j’étais livrée à moi-même.

Dans l’indispensable, il y a aussi faire à manger. Tarte à la tomate. Pour qu’il y en ait pour plusieurs repas.

J’ai profité que Jul soit au basket pour finir le résumé de la semaine dernière.

Mardi
Alors quand ça commence comme ça…

Ah au fait, je me suis fait mordre par une bête. C’est moche et douloureux. Rouge, chaud, j’essaie de ne pas gratter, mais franchement c’est dégueu. Gros comme une paume de main.

On m’a dit que Dyonisos a sorti un nouvel album… J’ai dû me tromper… Ou Mathieu Malzieux a fumé la moquette.

L’histoire de ma vie avant que nous ayons chacun notre chambre. Quels changements ! Quel soulagement !

Dans la salle d’attente de ma psy. Avec dans un coin la carte de ma naturopathe préférée. Le trajet se fait. On attaque le très, mais alors très gros chantier du rapport au corps et de l’amour (beurk le gros mot) que l’on se porte et que l’on porte aux autres. Les émotions sont intenses pendant la thérapie, parfois surprenantes après (je ne pensais pas un jour être en colère comme ça). Ça secoue encore, même une semaine après. Comment dois-je faire pour faire taire mes démons ? Je dois les écouter sûrement… En même temp, entre les séances, je me retrouve avec une espèce de chape de plomb qui écrase tout. Ces extrêmes dans une même tête sont épuisants.


Une visio avec les Enfants. Le Chat devait me brieffer sur un truc. Alice corrigeait ses premières copies. Je vous ai dit que j’étais fière d’eux ?

La semaine pro sera intense entre rendez-vous avec le Dr F et intervention dans un Lycée. On m’a contacté, moi (???), pour venir parler de mon métier à des lycéens… Improbable. J’espère que ça va le faire.

Quelques courses au Shoopy (oui, on dit comme ça ici) et évidemment des rencontres. On n’avait pas vu notre Gardien de Chats depuis des lustres. Mise à jour express, là au milieu. Si l’on ne voulait rencontrer personne, fallait pas sortir à cette heure-là.

Et événement de la semaine, en ce 3 octobre ! Raclette avec Raph et Emmy . Du fromage fondu, de la charcut’, des patates, les enfants… Tout bien.


Je vous ai dit que j’étais fière d’eux ?
Mercredi
Clan des blondes en tout tout petit comité. C’était étonnant, mais très agréable aussi.


Moi ? Envie de sucre ? J’ai glissé, chef !

Et comme je ne suis pas là pour me tourner les pouces…

Premier et seul jour de la semaine où je me suis dit « piouf, j’ai bien travaillé ! Je suis contente de moi ». 1 fois dans la semaine c’est mieux que rien. Quand est-ce que ça devient fluide ?

Jeudi
Rendez-vous avec l’Écureuil et notre mise à jour biannuelle. Y avait à dire.

Chasse au sucre avec J dans l’après-midi-midi. Notre spot habituel n’avait pas de gâteau et ça, ce n’était pas possible. On a traîné dans Gaillac et enfin trouvé notre bonheur. Va falloir envisager pour la prochaine fois un lieu plus exotique. Les choux pralinés étaient délicieux. On a pu débrieffer les dossiers en cours. Et il y avait suffisamment de passage autour de la terrasse pour être presque tenté de dire du mal. Ce que nous n’avons pas fait d’ailleurs. Comme quoi hein ?

Et pour finir cette journée parfaite : rendez-vous avec K, R, et mon ancienne coloc de Grotte. Elle a longtemps été l’enseignante de R. moi son AVS et K est sa mère. Il était bien entouré le pauvre garçon par 150 ans de sagesse féminine. Je suis arrivé u peu tôt. On a pris le temps de se mettre à jour avec V. Sous les grands arbres jusqu’à l’arrivée d’une nuée d’étournauds. Heureusement, K est vite arrivé et hop dans le resto !


Une douce soirée à échanger sur les projets d’avenir de R. Et puis moi de toute façon quand les sushis sont bons, la soirée est réussie non ?



Vendredi
Canva, mon logiciel de graphisme, vient d’intégrer l’intelligence artificielle dans la rédaction des textes. Je fais des tests, mais clairement ça simplifie grandement la vie. Oui, oui, je sais « où va-t-on ? » Toussa toussa. Pour moi, c’est une vraie aide au quotidien. C’est ainsi. Il me reste à dompter la bête.


Pour tout avouer, ça a été une journée de moins bien, mais vraiment. J’ai lutté, je n’aurai peut être pas dû. Il faut « accueillir » qu’ils disaient dans les manuels de développement personnel. J’ai quand même identifié que c’était de l’anxiété et qu’elle me faisait, ou plutôt empêchait de faire. Je reste là immobile et recroquevillé dans un coin sans pouvoir agir. La procrastination est le fil conducteur de ma vie. J’ai même annulé une balade avec les filles du Clan de la Crèche. Ju est allé chercher le goûter. Scoop, ça n’allait pas mieux après.

Raph et Emmy sont allés au concert. J’avais lorgné toute la semaine les affiches. C’était trop beau.

Jour de match, ça rime avec pizza.

Sur le retour, le mur de la voisine que les enfants ont animé la semaine dernière. J’espère que ça embête fort, mais alors très fort son voisin direct qui ne supporte rien et surtout nos repas de quartier. ! Moi provocatrice ? J’ai juste du mal avec l’injustice en ce moment. Et je me rends compte que je n’ai plus aucune empathie.

Pizza donc, avec BB venu regarder le match avec nous.



Le match a commencé. Jul s’est endormi et Paddy est monté sur les genoux de BB. Les Français ont gagné. BB s’est transformé en Master Magoo (allergie aux poils de chat). Et Jul a eu du mal à se réveiller. Comme je n’étais pas le boute-en-train du jour, la soirée a été calme. Hop tout le monde au lit.


Samedi
Peut être qu’il faudrait tondre, mais ça garde un peu de fraîcheur dans cette pelouse complètement grillée par ailleurs.

Et sinon ? Hamac… Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai, j’ai aussi travaillé le matin.

Je me suis dit que faire un tour jusqu’à la jardinerie ne me ferait pas de mal. Quelques plantes pour les bords de fenêtre et des idées sympas. Et 1h, loin d’ici. De nouveau cette sensation d’étouffement quand je suis dans cette maison. Prendre sur soi… Prendre sur soi…


Battre le fer pendant qu’il est chaud… J’ai eu de l’aide.



Le résultat ne me semble pas si mal. Et finalement si les passants qui passent n’aiment pas, et bien tant pis !



J’ai fait avec les moyens du bord.



Et sinon ? Chocolat ! Le chocolat sait, le chocolat comprend.

Jul s’y est pris tôt cette fois pour éviter que je ne tergiverse avant de lui couper les cheveux. Il a eu raison, la méthode a fonctionné. Surtout ne pas me prévenir à l’avance et toc la tondeuse dans la main. Qu’est-ce que je n’aime pas lui couper les cheveux même si ça fait 30 ans que je le fais plusieurs fois par an.

Film du soir. J’aime décidément beaucoup la Bande à Fifi. Et puis comme ça on s’est couché tôt.

Dimanche
Prise de conscience (improbable), mes cheveux ressemblent à une botte de paille. Tentative de récupération du foin avec un pot de masque super-machin-bien. Le résultat a été satisfaisant. Par contre, j’ai failli tuer mon mari. Je me suis servie de sa salle de bain et de sa baignoire pour rincer le bordel. Plus simple que dans ma douche. Je n’ai pas rincé la baignoire. C’est le genre de truc qui ne m’effleure même pas l’esprit. Quand il a pris sa douche, la gamelle dans la baignoire ultra glissante a failli lui être fatale… Pff, mais décidément, où ai-je la tête…


Lecture pour tout le monde .


Et puis on s’est dit (j’ai dit) qu’on pourrait aller faire une balade en moto. Jul a proposé « on va prendre celle de Raph pour la faire tourner ». Ok ok. Sur ces entrefaites, Raph envoie un message « J’arrive dans une 1/2 h pour démonter la roue de ma moto » bon ben, rater pour sa moto. Il était hyper agité. Ça faisait longtemps que l’on ne l’avait pas vu aussi speed. J’espère que ça allait mieux après. On a discuté un peu avec ses potes. C’est déjà ça.


Je l’ai ENFIN fini ce bouquin de malheur ! J’aimerais tant retrouver la fluidité de ma lecture. Comme ça me manque bordel.

Alors, hop, changement de plan, enfin surtout un changement de moto. L’idée était de mettre de l’air dans mes pensées.

Direction les bords du Tarn. Ce n’est pas un endroit où je passerais mes vacances. Ce n’est pas un lieu où je viendrais en pleine saison. Mais pour un dimanche d’octobre, c’était largement suffisant.


Depuis que Jul a compris comment localiser le lieu où il est, il fait toujours la manip pour se retrouver dans l’espace.



Le troquet était ouvert. Parfait pour se poser. Et… faire la liste des courses. On fait comme on peut…

Le prétexte à quelques photos.


Et puis en rentrant ce coup de fil de Tata Zaza… Comme si tout le marasme des jours était tendu vers cet appel. Cette discussion m’a laissé dans la stupéfaction la plus totale. Je ne sais pas comment réagir. Je ne sais pas quoi faire. Les turbulences s’annoncent et ça ne va pas me faire rire, mais alors pas du tout.

Fin en queue de poisson ? Carrément. Pour moi aussi d’ailleurs.
À l’heure où j’écris ces lignes, je ne sais pas encore reprendre mon souffle. Ça viendra au fur et à mesure que je réussirai à mettre des mots et poser des actions sur ces faits.
Et pour le reste ? On verra bien. Le planning est chargé, je vais le laisser m’emporter.
Des bises à tous, et surtout, prenez soin de vous.
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