Semaine 19 de 2024

Franchement, tout roulait comme sur des rails (haha) jusqu’à ce que… Bref, un une histoire de transport cette semaine.

Lundi

Réveil a 3h45, je ne suis vraiment pas faite pour ça. C’est tellement violent. 

Autoroute… Parking du métro… couloir du métro…

Et matinée à répondre à mots comptés à des usagers plus ou moins en perdition, plus ou de bonne humeur, plus ou moins de bonne foi. 

Cette histoire de sport… Ce n’est pas encore revenu vers le haut de la pile de mes préoccupations. Jul dit que c’est important. Et il a raison. Il dit aussi que je n’ai pas besoin de courir un marathon (quoique). Vous dire que je n’ai aucune volonté et énergie, et donc pas envie du tout est juste un euphémisme.

Retour du quai 9-3/4 sous un soleil éclatant.

En me levant à 3h45, vous vous doutez bien qu’à mon retour vers 11h, j’étais cuite (le poste du matin c’est 6h-10h). Direction la sieste, y en a un qui m’attendait avec impatience.

Le résumé de la semaine dernière.

Et cette drôle de « récompense » sur Instagram. Je ne savais même pas que ça existait. Je ne me doutais pas être déjà arrivé là. Du coup, je suis allée voir… Depuis le 19 septembre 2011, 13 ans de photos. 13 ans de quotidien. D’enfants qui grandissent. D’apéro et de gâteaux (ça rime). De moment en famille, avec les copains. De découvertes. De vie de tous les jours. De nouvelles coiffures et de couleurs sur mes ongles. De chats. De larmes aussi. De mains et de cœurs qui se serrent. C’est l’histoire de ma vie ces 5000 publications. Un album à ciel ouvert. Parfois sans explication compréhensible. Et c’est très bien comme ça. Il servira (ou pas) aux miens à alimenter leur nostalgie. Ou pas… Ou pas…

Bon on n’est pas là pour rigoler ! Faut bosser aussi.

Repas du soir, espoir. Réconfortant et bien équilibré. Les asperges (heureusement vertes, je n’aime que celles-ci) étaient un peu trop grosses à mon goût.

Reprise des hostilités, mais pas trop… Instagram était un peu en panne.

Mardi

Bis répétita : réveil à 3h45.

Quai 9-3/4 jusqu’à 10h.

Cet horoscope dit vraiment de la m*rde. Déjà, ça ne s’est pas passé et penser à l’été n’est pas encore dans mes prévisions. Un jour après l’autre et c’est largement suffisant. Ne peux pas faire mieux de toute façon.

Bon, faut avouer que la charge de travail n’était pas titanesque non plus. Semaine avec 2 dimanches au milieu et énormes travaux sur l’ensemble du réseau. J’ai eu le temps de faire des trucs pour moi à côté.

Sur le compte de Sophie Fontanel, cette merveille. Depuis j’essaie de persuader Jul de me donner quelques-uns de ses mouchoirs et de ses draps anciens (qui sont aussi à moi) pour faire pareil.

Autre texture. Sur le quai du métro. J’ai vu du coin de l’œil le mouvement de tête désapprobateur de la bonne femme à côté de moi. Quelle idée de photographier un mur ? Elle avait raison. Aucun intérêt. Et pourtant, cette manie, ce besoin de toujours tout documenter. Comme si j’avais besoin de laisser cette trace pour ma mémoire. Est-ce que quand je serai Alzheimer je me souviendrai que j’ai collecté des images toute ma vie ? 

Sieste ? Évidemment !

Orion devant la fenêtre pour que je lui ouvre. Orion qui reste dubitatif devant la pluie. Orion ne sortira pas finalement.

Oui, oui la pluie… La pluie… Toujours la pluie…

Passage express d’Emmy et Raph. Et cette fois, la photo est floue, mais Emmy porte quand même sa doudoune un 7 mai.

Ce doc sur les Punks vraiment intéressant. Malgré (grâce ?) à la vulgarisation du discours, j’ai appris plein de choses sur le mouvement et même qu’il m’arrivait d’écouter du punk sans le savoir. Non, je ne vais pas troquer ma crinière de Barbie pour une crête à pointe. Et pi j’aime les chats et pas les chiens. Je sais, ça ne veut rien dire. 

Mercredi

Dans mes souvenirs Facebook… Aujourd’hui, le fils a évidemment dépassé le père.

Mercredi, jour des Blondes ! Pas de quai 9-3/4 ? Si, si, mais à 13h et jusqu’a 20h. En attendant, l’Atelier, notre lieu habituel était fermé pour cause de jour férié. On a migré vers un autre établissement de Saint-Sulpice, le Grand Rond. Sympa, mais pas du tout, du tout, le même style ni le même confort. On a hâte de retrouver nos habitudes. On est vieux ? Sûrement un peu oui. 

Et puis… La gare en travaux…

Et il ne s’est pas passé grand-chose. On pourrait croire que ça m’allait soulé. Et bien pas du tout ! S’il ne se passe rien, je ne fais pas, je ne dis pas, de conneries. C’est plus confortable.

Du coup, on a tous eu le temps de suivre l’arrivée de la Flamme à Marseille. J’ai trouvé le show incroyable. C’était vraiment beau. Polémique ? JUL (et pas Jul, il était à Rabastens à faire l’enduit de son puits) qui allume la vasque. Et bien moi, j’ai trouvé ça plutôt cool. On était à Marseille Bébé ! Et puis, pourquoi pas ? Qu’on soit d’accord ou pas, il fait parti du paysage français. Il y a un côté mépris de classe dans l’affaire qui me gêne un peu (beaucoup). Le mec remplit des stades de France et des vélodromes tous les ans en quelques secondes et joue à guichet fermé à chaque tournée. Ce n’est pas ma came (quoique certains morceaux attirent mon oreille parfois), mais qui suis-je pour juger de la qualité de son talent ? Il ne sait pas chanter ? Ce n’est pas ce que ses fans lui demandent. Bon ok, il aurait pu préparer un petit truc pour le moment où le journaliste l’a interpellé, c’est vrai. Mais c’est ainsi. 

De toute façon, les critiques sont tellement faciles quand on est derrière un écran. Même la coupe et la moustache de Florent Manaudou y sont passées. Ça lui enlève ses performances ? Je ne crois pas… Les valeurs de l’olympisme sont amitié, respect, excellence, il me semble non ? Bref…

Choix cornélien… C’est Jul qui était en cuisine et il fallait faire vite pour cause de Basket. Un jour férié ? Pas de trêve pour les braves.

Enfin, la délivrance.

Et le retour dans le soleil couchant.

Il avait choisi les Quesadillas. C’était tellement adorable de trouver le repas servi en rentrant.

Jeudi

En passant par le jardin, la feuille du citronnier. Je crois qu’il y a un/une habitante par là.

C’était drôle de voir Jul tenter le selfie pour monter son beau puits. Bien plus doué pour l’enduit que par les photos.

Raph est passé jouer les inspecteurs des travaux finis.

Et puis… 13h-20h…

Jul m’a envoyé le menu du soir. Il s’est mis en cuisine.

D’un coup, mon téléphone sonne. C’était Fanny : « Venez, on fait apéro ! ». Jul a fini sa tourte et l’a amené. Moi, je les ai rejoints à mon retour. Ce saucisson était une telle tuerie !

La tourte était délicieuse.

Et l’ambiance, douce douce douce…

Mais il a fallu que je m’arrache à cette douceur… Quai 9-3/4 à 6h oblige. 

En rentrant dans la maison, une odeur de vase et du matos partout. Ça y est Raph à commencer à déménager son premier aquarium. Travaux en cours, donc.

Vendredi

Vraiment ? De bon matin ?

Ah ben oui et pas que… Départ de la maison à 4h45, direction la gare Matabiau de Toulouse. La sortie de Rabastens, entièrement dans le noir, la Nationale, pas plus de vie, je saute sur l’Autoroute. Encore le néant. Ah non, tient, des phares au loin derrière. Ah non, tient une biche qui traverse devant à 20m. Oh bordel, la c*nne, elle fait demi-tour !! J’ai bien sûr tapé dedans. Elle a bien sûr fait des dégâts. J’ai ralenti, ma voiture ne faisait pas de bruit, tout semblait normal. J’étais, je crois tétanisée. Je n’ai pensé à rien. Je suis allée travailler. Arrivée sur le parking du métro j’ai fait des photos et mis un message sur notre groupe famille. Raph et Emmy ont réagi immédiatement. Ils ont assuré le service après-vente de mes émotions qui ne sont pas sorties. Toujours pas.

Arrivée à la gare, toutes les portes fermées. Mon badge désactivé. Et comment je fais moi ? Quand ça ne veut pas… Un agent sort, je me faufile et je n’arrive pas trop en retard, mais toujours anesthésié. Même pas un petit tremblement des mains.

Un collègue passe, il fait une liste pour les envies de viennoiseries de chacun. Ce pain aux raisins est réconfortant.

10h enfin, je rentre enfin ! Arrivée à la maison, je regarde enfin en plein jour l’ampleur du désastre. Raph et Jul font le tour. Raph bouge un peu l’aile pour que la porte s’ouvre plus facilement. Toujours pas de réaction. Ce n’est que de la tôle, enfin du plastique.

Raph est resté toute la matinée.

Il a géré son aquarium.

Pendant que je me posais 5 min.

À côté de mes jolis rosiers qui sentent si bons, mais qui détestent la pluie.

BBQ ! Enfin l’été ? Ça y ressemble !

1re phase ok !

Je crois que Jul a besoin de vacances.

Et puis sieste évidemment… 3h45 du matin, tellement pas pour moi. Jul a dit en fin de journée : « Viens on va chercher le goûter ! ». La bonne idée ! Le Magnum mangé sur le chemin du retour a toujours un goût bien particulier.

Celui posé dans le jardin n’est pas mal non plus.

Et sinon… Comment dire ? Plus d’énergie. Je me suis traînée d’un lieu à un autre.

Il a bien fallu que je fasse la déclaration d’accident à l’assurance. Pas de constat évidemment, la biche avait perdu la tête de toute façon. Franchement grâce à l’application dédiée ça a été très facile et presque (j’ai dit presque) ludique. Tant mieux parce qu’avec ma phobie administrative c’est tout à fait le type d’évènement qui me fait flipper.

Samedi

Bien dormi ? Je ne sais pas. J’ai dormi.

Et puis pas le temps de réfléchir. Quelques publications à programmer et un pique-nique à préparer.

J’ai sorti le grand chapeau, la journée s’annonçait chaude.

Direction AirExpo à Muret.

Les yeux dans le ciel en bonne compagnie. Ça l’a fait évidemment.

Un de nos copains gérait le plan de vol de cet Airbus. C’était drôle de le savoir à l’autre bout de la chaîne.

Et puis la Patrouille de France. Et c’est toujours bien la Patrouille de France.

Je crois qu’ils nous aiment aussi.

Le Rafale et son bruit qui chatouille le ventre.

Et en fond, les Pyrénéens encore enneigés.

Une belle journée, oui ! 

Papy JM a envoyé des photos des « p’tits ». Les futurs adoptants étaient ravis de voir le bout de leur nez.

La veille, aurore boréale sur toute la région. J’espérais bien faire quelques clichés cette fois. Mais non… Orage et nuages… Bon, ben je vais me coucher.

La fin du Jean Teulé. Effectivement tellement bien.

Et ce truc dans ma liseuse. Je ne suis vraiment, mais alors vraiment pas convaincue. On verra, mais je n’ai pas beaucoup d’espoir. Je ne sais même pas d’où vient ce bouquin. Ça m’étonne vraiment d’avoir acheté cela.

Dimanche

Voilà l’aquarium est plein. Il faut maintenant qu’il s’acclimate avant d’accueillir les poissons dans quelques jours. Jul n’a pas pu s’empêcher d’y mettre sa touche… C’est drôle. Même Raph a ri.

Oh ? Il restait des glaces ! Fallait pas les laisser périmer.

Le jardin est vraiment beau ce printemps. Dommage qu’il pleuve un jour sur 2.

Et sinon pas grand-chose. Une fatigue, mais une fatigue de dingue. J’ai dormi, fait la sieste, redormi et refait la sieste. Manger à peine. Lutter contre des brûlures d’estomac vraiment intenses. Souffert de l’horrible ampoule sous mon pied droit. Penser à la biche. Beaucoup. Senti que les émotions allaient sortir, mais en vrac et sans logique. Me suis aussi beaucoup défendu : « non, je n’ai pas fait express de taper dans cette pauvre bête » et « non, je n’ai pas pensé à m’arrêter, à prévenir le patrouilleur, regarder si l’animal allait bien, non, je n’y ai pas pensé ». 

Et voilà comment s’est finie ma journée, ma semaine. La sensation que quelque chose couve et que ça peut être destructeur.

Heureusement, depuis d’autres que moi ont mis des mots et ont libéré sans le vouloir et sans s’en rendre compte même cette tension insupportable. Je pense qu’on va échapper au pire. Mais on ne peux pas prédire l’avenir n’est-ce pas ?

Je vous souhaite à tous une bonne semaine. Des bises.

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