Je savais que le retour allait piquer un peu après une semaine de vacances aussi intense.
Mais alors ça… je ne l’avais clairement pas vu venir.
La fatigue qui colle à la peau, le travail qui déborde de partout, et les imprévus qui décident soudain de mener la danse.
Heureusement, cette histoire se termine bien.
Lundi
C’est que le temps n’a fait en plus absolument aucun effort pour me soutenir.

Par chance, la journée commençait chez Absolut’beauté.
Et honnêtement, un peu de rose et de paillettes n’ont jamais fait de mal à personne. Enfin à moi.


Mosimann tourne en boucle dans mes oreilles.
J’ai même rêvé une nuit qu’il ma composait le « Track de mes Rêves » rien que pour moi…
Je crois qu’il est temps d’accepter la vérité : je suis officiellement une groupie. Une adolescente de 14 ans coincée dans un corps de femme de plus de 50 ans. Amoureuse d’une voix. Ça me rappelle quelque chose non ?
Pathétique ? Peut-être. Sûrement même. Mais avec une excellente bande-son.

Il fut un temps où les choux de Bruxelles représentaient une punition.
Décidément, l’évolution de mes goûts culinaires m’interroge un peu plus chaque jour.
Bref, ce risotto au parmesan et choux de Bruxelles a parfaitement fait le job.
Mais je ne sais pas toujours pas exactement à quel moment ma vie a basculé…


Mardi
Puisqu’on parle de bouffe, c’est officiel : retour de mon régime alimentaire d’été.
Enfin ! Plus de tortures. Enfin ! Je vais arrêter de me battre en permanence avec mes TCA pour manger « sain et équilibré ». Enfin… un peu moins.
Oui, les tomates étaient mûres.
Oui, elles venaient de France.
Non, elles n’étaient pas hors de prix.
Et franchement, tant pis pour les donneurs de leçons.

Sur le chemin de mon rendez-vous EMDR, il y a cette porte.
Vous vous souvenez ? Celle avec le Grand Clou que, symboliquement, j’ai essayé d’enlever pendant des semaines.
Maintenant que c’est fait, et complètement fait, je me rends compte qu’il y a aussi des serrures sur cette porte.
Dans ma tête, j’ai immédiatement pensé : “elles ouvrent sur la liberté.”
Et surtout… j’ai les clés.
J’ai conscience que le message aurait pu être plus sombre.
J’aurais pu voir une porte encore verrouillée, encore fermée. Mais pas du tout !
Je cherche encore quelques clés, oui. Mais cette porte sera bientôt complètement ouverte.
D’ailleurs, elle a même été repeinte récemment. Littéralement.
Bientôt cinq ans de thérapie. Un pas après l’autre, comme dit ma mère.

À mon retour, il faisait bon alors je me suis installée dans le jardin.
Pas simple entre la luminosité impossible sur l’écran… et cette reprise un peu brutale avec des clients soudain tous dans l’urgence.
Habituellement, mes clients ignorent totalement quand je pars en vacances. Je ne dis rien.
Je prépare tout en avance : publications programmées, contenus anticipés, organisation millimétrée. Et je réponds aux urgences quand il y en a (ce qui arrive vraiment très très rarement).
Le grand avantage du digital, c’est justement cette illusion de continuité parfaite.
Quand j’étais partie dix jours à Paris, personne n’avait remarqué mon absence.
Mais cette fois… quelle erreur stratégique de leur avoir dit, visiblement.
À peine rentrée, j’ai eu l’impression que tout le monde avait attendu mon retour pour paniquer en même temps.
Et franchement, avec mon énergie déjà au ras du sol, ça a un peu piqué.
Mais bon. J’ai survécu. Je progresse.

Vu la vitesse à laquelle on était partis, la maison méritait clairement un sérieux coup d’aspirateur.

Pendant ce temps-là, j’ai cuisiné.
Merguez grillées et lentilles vertes aux épices.
Bonne pioche : c’était très, très bon.


Mercredi
Vous voyez ces journées où tout semble légèrement de travers dès le réveil ?
Celles où rien ne s’enchaîne correctement ?
Voilà.
Ça a commencé avec la météo… 13 mai… juste pour resituer le débat.

J’étais en retard. Mais alors très en retard pour l’écriture de l’article de la semaine précédente.
J’étais tellement fatiguée les deux jours d’avant qu’il m’avait été impossible de prendre de l’avance et de programmer tout ça à temps.
Je m’y suis donc remise de bon matin… Enfin… j’ai essayé.
Parce que mon fidèle assistant virtuel spécialisé en orthographe et sauvetage de tournures bancales avait décidé de planter complètement. Écran noir. Plus rien.
Résultat : 2h30 de galère pour une tâche qui me prend normalement 30 minutes.

Après une lutte acharnée contre la technologie et mon propre cerveau, j’ai fini par venir à bout de cet article.
Le voilà enfin en ligne.

Mais du coup, j’étais très en retard aux Blondes… avec la tête un peu dans le cucul.


Ensuite, rendez-vous retouche pour mon tatouage.
Ce n’est pas que ça fait mal… mais disons que ce n’est vraiment, vraiment pas hyper agréable.
Honnêtement, bien plus douloureux que le tatouage lui-même.

Je suis aussi passée récupérer un cadeau d’anniversaire (on en reparlera plus tard) et, tant qu’à faire, j’en ai profité pour enfin utiliser mes bons cadeaux de Noël dans cette boutique.

Il a aussi fallu récupérer les courses.
C’était mon tour, comme j’étais déjà sur place. En même temps, Jul traverse la vie uniquement à moto… alors c’est toujours mon tour.

“Euh franchement, ça a roulé non ? Pourquoi tu dis que tout a été compliqué ?”
Parce qu’il y a les coulisses de l’affaire.
– En retard aux Blondes.
– Les retouches du tatouage font VRAIMENT mal. Bien plus que le tatouage lui-même. Et comme le timing était mauvais, j’ai attendu dans la voiture avec cette horrible sensation de perdre du temps.
– Toujours cette histoire de timing : une demi-heure à attendre devant une boutique de fringues avant l’ouverture.
– Le pauvre petit mec du Leclerc Drive était tout seul : 35 minutes d’attente avant mon tour. Ce n’est évidemment pas sa faute, mais quand même…
Et puis je suis arrivée à la maison.
Le coffre plein. Ça a son importance.
Un panneau.
Un ÉNORME camion au bout de la rue.
La voisine déjà plantée au milieu du passage.
Pfff. Déchargement sportif et marche arrière acrobatique.
Bref. Il était 16h.
Je n’avais toujours pas mangé depuis la veille. Vive le jeûne intermittent… (dans les vidéos Pinterest a l’air très spirituel.
Dans la vraie vie, ça ressemble surtout à une femme fatiguée qui menace mentalement un camion quand tout part en vrille.)
Et je n’avais même pas terminé mon travail du jour.
Et la maison allait se remplir dans 2h…
Vous le sentez, mon agacement ou pas ?

Heureusement, la journée s’est terminée en douceur.
C’était l’anniversaire de Raph. 23 ans déjà.
Comme il est entouré de gens plus âgés que lui, j’oublie souvent son âge réel.
Il a cette maturité tranquille qui brouille un peu les repères.
Alors comme chaque année, la même phrase revient :
“Fais-toi bien grand et bien sage, mon amour.”
Grand, c’est bon, mission accomplie. Pour le reste… garde surtout un peu de désordre et de folie dans ta vie.
Je t’aime infiniment.

À la base, j’avais imaginé un grand barbecue familial.
Sauf que la météo avait manifestement décidé de replonger en plein mois de février.
Alors le BBQ s’est transformé en raclette d’anniversaire. Et honnêtement, personne ne s’en est plaint.

Avec, pour finir, des bougies sur un gâteau au chocolat.


Quelques années d’écart entre ces deux photos. Mais toujours cette même petite lumière dans les yeux au moment de faire un vœu.


La douceur de cette soirée.

Jeudi
Un jeudi déguisé en dimanche.
Un peu d’administratif et… la déclaration d’impôts.
Ça, c’est fait !
J’avoue que de toutes les tâches administratives, c’est celle qui me pèse le plus. Peut-être parce que c’est toujours moi qui m’y colle.
Heureusement, cette année, Jul m’a donné un coup de main. Ça a rendu le moment un peu moins douloureux.
Vive la phobie administrative.

Raph et Emmy sont passés remplacer l’eau de l’aquarium et Raph a ajouté des laveurs de vitres, des escargots mangeurs d’algues.
Espérons qu’ils fassent le job.


Un joli temps de Toussaint. Promis j’arrête de râler dés que le soleil revient.

On est bien en mai pourtant.
Il y a des fraises. Et pour le coup : production très, très locale. Du jardin. Et de saison.
Alors ? Il y a quoi à dire là, les donneurs de leçons ?

Oui, il faisait 12 degrés.
Oui, j’étais sous un plaid.
Oui, je mangeais quand même une glace.
Je refuse de choisir entre confort émotionnel et dessert.

Vendredi
Un rendez-vous pro pour une peut-être future collaboration.
Ou pas. On verra.

Petit arrêt express chez Thé Cosy pour discuter d’un sujet un peu important.


Bon.
Soyons honnêtes : cette histoire est entièrement la faute du Chat.
À l’Île de Ré, il me sort son nouveau téléphone avec la fierté d’un enfant montrant un dragon apprivoisé (oui, rien que ça).
Puis démonstration complète des performances, photos incroyables, vitesse, options, caméra…
Le piège parfait.
Et forcément, mon pauvre iPhone 14 Pro Max, déjà vieillissant et lourd comme un parpaing, a commencé soudainement à me sembler très fatigué.
J’ai tenu environ… deux heures avant de craquer.
La couleur ? Honnêtement, secondaire. Mais pas orange.
Ce qui m’intéresse, c’est la photo, la fluidité, la performance.
Commande passée le soir même.
Aucune résistance psychologique de ma part.
Et vendredi matin : enfin la livraison tant attendu et configuration immédiate comme un matin de Noël.


Par contre, les règles sont simples : on regarde. On admire éventuellement. Mais PERSONNE n’y touche. Nan mais oh !

Bon, bon… d’accord.
Je laisse le chat et Jul tranquilles et je fais mes tests dans mon coin.


Le combo parfait… Quoi ? Il fait 14 degrés ? J’aime pas la soupe vous savez bien.


Test, test, test… à l’heure de la sieste.


Samedi
L’hiver, je vous dis.
Un feu de cheminée pour assainir la maison.Et honnêtement, travailler le matin avec le feu qui crépite à côté… ça rend presque le boulot poétique.



Oh, une éclaircie à l’heure de la sieste ? Avec un petit pull, ça passe peut-être…
Ah ben non. Je rentre tout.


Un de mes clients a eu besoin de soutien cette semaine.
J’ai fait ce que je pouvais professionnellement, beaucoup de temps, beaucoup d’énergie, et je suis aussi passée le soutenir personnellement.
C’était important pour moi. Pour eux.

Passage chez Action pour refaire mon stock officiel de câbles, chargeurs et autres objets indispensables à ma survie numérique. Et au moment de sortir…
Ah.
Ça faisait longtemps tiens.


Et puis bon… je ne suis pas sortie de chez Action uniquement avec des câbles. J’ai aussi embarqué toute une petite armée.
Autant vous dire qu’il y avait quelqu’un de très heureux à mon arrivée.

Un peu de cuisine.
On était invités chez les voisins.
Cette salade “L’Atlas” : lentilles, chèvre et tomates côtelées.
Ils ont tellement aimé que je leur ai donné la fiche recette.


La soirée a été douce. Simple. Chaleureuse. Pleine d’amour.
Et honnêtement, après cette semaine, j’en avais profondément besoin. J’ai enfin senti mon cerveau ralentir un peu.
Moi ? Jouer avec mon nouvel appareil ? Boh… je ne vois absolument pas de quoi vous voulez parler.




Couchée à 1h du matin… mais batterie rechargée.
Il en fallait pour le chantier du lendemain.
Dimanche
Dimanche matin, drame technologique au petit-déjeuner :
“Pourquoi est-ce que les jaunes ne sont plus jaunes sur mon nouvel iPhone ?!”
Oui, c’est vite devenu une véritable affaire d’État.
Heureusement, Raph a rapidement trouvé le coupable : le mode nuit était resté activé.
La vie pouvait reprendre normalement.

Le café du matin ressemblait à une réunion d’équipe improvisée. Raph, Emmy, M, N, F, Jul…
On avait quelque chose à monter et les copains sont venus filer un coup de main.
Et ça, franchement, ça vaut de l’or.

Autant vous dire que ça n’a pas chômé.




Les copines sont arrivées juste à temps pour le déjeuner.
Épaule d’agneau de 7h. Fondante au point de faire disparaître toute notion de dignité à table.
Oui, j’ai mangé avec les doigts. Évidemment.

Une vraie journée de chantier collectif. Chacun a apporté son coup de main.

Ils ont assuré comme des chefs.
Ce qu’ils sont, d’ailleurs.

Un immense merci aux enfants et aux copains pour ce coup de main. Franchement… ça fait un bien fou de se sentir entourés comme ça.

Rien à voir, mais quand même, belle découverte dans le jardin.
Celle que je prenais pour une clématite plantée il y a vingt ans et jamais vraiment installée depuis, est en fait une passiflore.
Certainement un bout de tige rescapé dans le compost quand on avait coupé celle installée près de la fenêtre de la cuisine il y a plusieurs années.
Enfin plusieurs… vraiment plusieurs hein. Je pense même que ça date d’avant le Covid.
Coriace le bordel.
Et vive le compost qui te ressert des trucs quand tu t’y attends le moins.
Pour le coup, c’est une bonne surprise mais c’est pareil avec les mauvaises herbes.
On va la laisser vivre sa vie et fleurir ce coin toujours un peu glauque du jardin.

Voilà voilà. C’est l’heure du bilan :
Une semaine dense.
Fatigante parfois. Belle souvent.
Et finalement, tout ça me va plutôt bien.
Je crois sincèrement que la semaine qui arrive nous réserve de jolies surprises.
Des bisous doux.
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