Semaine 13 de 2023

J’avais écrit une introduction très métaphorique à base de pluies, d’orages et de grêles pour vous parler de mes humeurs… Mais au final, je pense qu’il me faut être honnête avec moi-même (et avec vous, lecteurs). Je dois aller plus droit au but et parler de : CRI. Rrrrrrrrroaaaar ! ou Raaaaaoooorrrrrr ! Je ne sais pas trop comment l’écrire. Un rugissement qui vient de l’intérieur, un cri qui monte des tripes. Pas un cri de douleur, pas une plainte, non. Un cri de colère, d’agacement, d’impatience. Un cri de black bloc qui monte à l’assaut. Comme si un animal était tapi au fond de moi et revendiquait son droit à s’exprimer. J’ai lutté toute la semaine pour le contenir. Je sais bien qu’il vaut mieux le sortir avec sa laisse que le laisser enfermer (je le connais bien), mais j’ai lutté, c’est comme ça. Ceux qui m’ont croisé n’ont sûrement pas vu cette agitation souterraine, ils n’ont vu que mes larmes de résistance qui leur a semblé bien incompréhensibles.
Spoil alerte : La délivrance n’est arrivée qu’en fin de semaine. Va falloir lire jusque là pour savoir.

lundi

C’est fou, c’était il y a 10 ans. 10 ans déjà. J’ai l’impression que c’était hier. Et j’ai l’impression que c’était il y a une éternité. Pffff, toujours pareil, je ne pourrais pas me décider une bonne fois pour toutes enfin ! Soit, c’est blanc, soit c’est noir ! Mais y en a assez de toujours osciller. Bref, tous ces « en même temps » n’ont rien a voir avec la fait que je suis contente pour de vrai que les Rabastinois d’en Haut soient venus s’installer près de nous.

Réveil à 3h45 pour cause de voie 9-3/4. Avec le décalage à l’heure d’été, il etait donc 2h45… Comment dire ?

Les tentatives de Jul de me faire rire quand je descends.

Et puis zou, en piste ! J’avoue que cette mission n’est pas fluide pour moi. Il a beaucoup de choses à connaître, des éléments de langages imposés. Et comme je ne suis pas là souvent, je manque de pratique. Du coup, ça m’angoisse beaucoup (avant, pendant, après). Mon manque de confiance et mon estime de moi s’associent : je suis nulle, je suis vieille, je fais de la m**de… heureusement, j’ai des collègues hyper bienveillants et c’est la grève ! Pas train, pas de voyageur ! Pas de voyageur, pas de question ! Restent seulement ceux qui ne sont pas contents (ce qui est parfaitement compréhensible) et qui nous inondent de nom d’oiseau. Et ceux-là, ben on ne leur répond pas ! Z’ont qu’à être polis, bordel !

En attendant le métro j’ai appris un truc !

Arrivée à la maison, ça a été une grande tasse de thé bien chaud

Et un petit bonbon rose, j’avais la ligne de flottaison sous les cils depuis mon réveil.

Je ne sais pas vous, mais quand j’ai besoin de réconfort, un bon plat de pâtes, fait bien le job. Ça n’a pas suffi, je ne vais pas mentir, mais au moins pendant quelques minutes j’ai étouffé le cri du monstre.

Écriture du résumé de la semaine dernière. Vous l’avez lu, vous savez déjà dans quel état j’erre.

Les échanges de textos avec mes proches sont toujours d’un grand soutien même si je ne leur dis pas forcément. Du coup, message perso : J’espère que vous le savez, hein ? 

Jul est parti comme tous les lundis soirs au basket. Je suis restée un moment avec Bébé. Parce qu’on ne laisse pas Bébé dans un coin. Et puis hop au lit. Réveil à 3h45…

Ah, expérience ! Quand l’horoscope me tombe sous l’œil, je le lis, vous le savez. J’ai fait ça toute la semaine et plutôt le matin, tentant d’avoir un peu d’espoir pour surmonter la journée. Du coup, je me suis dit que j’allais profiter de ce lieu pour faire une sorte de bilan et mettre en parallèle, l’horoscope et ce qui se sera réellement passé dans la journée. Quelque chose me dit que je vais arrêter de lire ces conneries… Ou pas…

Bref, lundi :

Passer du temps avec un ami proche… Les SMS, ça compte ? Et mon intuition… Que je n’aille pas à la rando parce que je serais au bord du gouffre sur mon canapé, ça compte aussi ?

mardi

Dans le métro à 5h20 du matin, le hurleur roux qui m’a immédiatement fait penser au chat roux qui hante le lit de Jul.

Quai 9-3/4. Sans saveur, sans odeur. Sans train.

Je vous ai déjà parlé ici de Marie Robert qui tous les matins publie sur son compte Instagram des textes très inspirants. Celui de ce matin m’a particulièrement ébranlé. Parce que le monstre rugissant dont se vous parlait en début d’article se nourri de l’ennui dont elle parle. Je sais bien que son réveil et sa virulence ont à voir avec la routine et le manque de stimulation visuelle, intellectuelle… Et la dépression sous-jacente elle aussi. Celle qui ne me quitte jamais vraiment.

Ce texte m’a tellement remué que j’en ai parlé à Jul en rentrant. Je lui ai fait lire. Et forcément, j’ai parlé du « Vendredi des possibles » … Il a répondu de façon très pragmatique comme toujours : « ben, le Clan des Blondes, c’est ça non ? Et puis avant Le Poulailler, c’était ça aussi, non ? » J’ai grogné, fait la tête (pas longtemps), et j’ai fini par dire : « Mouai bon OK, t’as peut être raison… » Je vous laisse lire ou relire l’article sur cette question.

En parlant de Vendredi des possibles : S est passé faire un bisou et voir un truc avec Jul. Et voilà que la journée s’est transformée en Mardi des possibles ! « Si on allait déjeuner en terrasse à la Renaissance ? » Quelle merveilleuse idée ! J’avais l’eau au ras des yeux encore une fois. Ça m’a permis de ne pas déborder. 

Du soleil, des copines, un tartare et des frites maison et même un coca zéro. Je suis une princesse, mais il est facile de me contenter.

Est-ce que j’ai fait une photo du fond de mon verre ? Tout à fait !

Un petit passage ensuite chez P qui nous a fait visiter sa nouvelle maison. Elle est vraiment vraiment bien ! Et décorée avec goût ! Cette petite frise Oui-Oui est de toute beauté. Je ne comprends pas pourquoi il ne souhaite pas la garder dans sa chambre ? Il m’a bien proposé de l’enlever avec délicatesse pour pouvoir me l’a donné, mais j’ai refusé, elle serait tellement moins en valeur chez moi. Ce serait tellement dommage. 

J’avoue qu’avec un réveil à 3h45, j’ai expédié les affaires courantes et échouage de canapé avec réconfort en pot. Ah ben oui, avec un démon revendicatif au creux du ventre, fallait bien trouver des diversions pour ne pas se faire dévorer.

Alooooors, les prévisions du mardi :

Bon ben, j’espère n’avoir blesser personne… Apres en ce qui concerne l’action… Bah je sais pas…

mercredi

Dernier jour de quai 9-3/4 et réveil toujours difficile. Je crains de ne jamais m’habituer à cet horaire improbable. Heureusement, des vitamines m’attendaient dans la cuisine.

Dans la voiture, dans la nuit noire et le froid, moment improbable : Deezer me propose AC/DC, comme ça, sans sommation, vraiment ? Les algorithmes me surprendront toujours.

Et puis, hop, sur le quai et la porte dérobée.

Heureusement, c’est passé vite avec toujours aussi peu d’activité. Je ne vais pas dire que c’était confortable (en plus, j’ai encore fait plein de boulettes), mais j’étais moins sur les nerfs.

Et puis surtout, je savais que les blondes m’attendaient en suivant et ça, ça n’a pas de prix. J’ai soufflé un coup, même si cette satanée ligne de flottaison est restée bien trop près de mes yeux.

En rentrant, Jul m’a fait remarquer que je n’avais pas fait le tour du jardin depuis des lustres. J’ai failli louper la floraison de mon Akébia qui dure pourtant si peu de temps.

Hadès a repris sa position de vigie du printemps. Il est moche pour le moment. Il semble aller bien, mais qu’est-ce qu’il est moche !

La glycine aussi est en pleine expansion.

Sinon, ben, dej’ au soleil, et sieste dans le hamac avant une longue session de travail. Productive cette session ? Je ne sais pas. Plutôt mécanique je dirais. Difficilement acceptable quand on fait un métier créatif. Mais le monstre colérique qui habite en moi, ne m’a pas laissé négocier mieux.

D’ailleurs dès que Jul est parti au basket…

Alors, voyons cet horoscope du jour : 

Aah ben, pour le coup, je n’ai crié sur aucun toit, je n’ai (presque) parlé à personne et surtout pas de récoltes de bons points. Décidément, c’est vraiment de la m**de ces trucs. 

jeudi

« Bon, allez, ça suffit ! Il est temps de se reprendre en main ! Et tu vas commencer par prendre soin de toi ! »

OK, OK, j’ai passé la matinée dans la salle de bain. J’en suis sortie encore plus liquide que liquide. Ces temps où les gestes sont automatiques et répétitifs sont toujours un piège pour moi. Mon cerveau se met en roue libre et laisse remonter ce qu’en généralement je tente de garder à distance. Le Dr F m’avait expliqué un jour que ces moments-là étaient propices aux pensées automatiques, comme lorsqu’on conduit ou que l’on court (c’est le même processus). Avant, c’était pour moi, un grand moment de créativité. J’ai réglé de nombreux problèmes, trouvé des tonnes de solutions, conceptualisé de grands projets sous la douche. Maintenant, il ne me reste que les idées noires envahissantes et oppressantes qui souvent me laissent exsangue assise en boule sur ma chaise et mal emballée dans ma serviette. Je me sens alors si ridicule d’avoir encore perdu la bataille, d’avoir froid encore toute humide sans pouvoir rien faire. Et puis, je lutte, je lutte affreusement pour finalement me sécher, m’habiller, me maquiller, me coiffer et revenir dans la vraie vie. C’est ballot quand même, moi qui aimait tellement ce moment-là.

La Corète du Japon explose aussi.

Heureusement que le beau temps arrive, si en plus il pleuvait des sceaux, ça serait pire.

Et puis, j’ai pris une grande inspiration, et j’ai été chercher le noyau dur des Blondes pour une échappée belle. Le dépaysement, le sucre (et la crème) des gâteaux, l’agitation de la vie toulousaine… Ça m’a fait du bien. On a posé les mots évidemment sur mon état actuel, tenté de trouver des « coupables ». Et puis on a aussi parlé de tout autre chose et rêvé de ce grand appartement à vendre au 1er étage en face de la terrasse où nous avions pris place. Nous avons imaginé la vie citadine en coloc qui pourrait être la nôtre (ou pas). Je crois qu’un jour je reviendrai vivre en ville pour de bon. Pas demain hein ? Quand je serai grande.

Je les ai donc traînées à « L’Autre Salon de Thé », Rue des Tourneurs. Je crois qu’elles ont aimé.

En même temps, qui peut résister à la Pavlova ou au Crumble ? Pas nous, pas nous …

En allant aux toilettes, cette vue, d’une fenêtre ouverte vers une fenêtre ouverte, entravée par des barreaux. Je ne vais pas interpréter cette « œuvre » qui n’en ai pas une. J’ai vu, j’ai shooté. Point. D’ailleurs, à un moment il va bien falloir que je me rende à l’évidence que je fais des photos (plus ou moins réussies) et c’est tout. Elles n’ont rien d’exceptionnelles. Je n’ai pas « l’œil de l’artiste ». Il est temps que je revienne à ma place.

À mon retour, effondrement de canapé avec chat sur les genoux en scrollant pour voir de vrais photographes cette fois.

Alors alors, cette fois ?

Bon, là pour le coup, ça ne tombe pas à côté, surtout que les Blondes ont eu un peu le même discours. Une coïncidence ? Je ne crois pas ! (Seconds degrés bien sûr) Maintenant, il faut trouver la force d’avancer… Et ça, c’est une autre histoire…

vendredi

Jul va régulièrement à la piscine avec la voisine. Il est content, depuis quelques jours, son épaule accepte les mouvements de crawl. En rangeant son sac qu’il trimballe depuis des lustres (c’était déjà le même quand je l’ai connu), il a fait une découverte : un artefact du passé d’un temps ou la monnaie était encore le Franc.

En parlant d’épaule en vrac, Jul a eu un rendez-vous téléphonique avec la Sécurité Sociale pour compléter son dossier de maladie professionnelle. Il a tout bien expliqué. Espérons que ça ne traîne plus trop longtemps et qu’il soit reconnu. En attendant, le médecin lui a prescrit encore un mois d’arrêt maladie.

Ce bestiau est assez collant… mais ce n’est pas vers moi qu’il vient chercher l’amour. Dommage, j’en ai à donner.

Pas de suspens, les variations climatiques jouent aussi un rôle dans les variations de mes humeurs et les grondements du démon. Vivement que le temps se mette au beau et qu’on en parle plus.

En attendant, pas de pluie prévue pour l’après-midi, alors rando.

Effectivement pas de pluie..

Mais un grand vent méchant charmant de gros nuages noirs inquiétants. 

Bon, plus de 8 km, c’est déjà ça.

En suivant, ces trucs de la vie qui me pèsent tant : récupération du CRV chez le carrossier, courses au supermarché du coin. Du pain de mie, du beurre, de la crème et des lardons, l’essentiel est là !

Jul a dit : «  Allez, zou ! Un bon film, un apéro ! ». Pour ceux qui vont me demander, oui, je rebois du Coca Zéro (quand ça ne va pas surtout, ce qui est contre-productif, j’en suis consciente), mais j’essaie de ne pas abuser. Je n’achète que des canettes pour ne pas être tenté d’en boire plus. J’ai une petite question : comment fait-on pour être toujours vertueux ? 

En ce qui concerne le film… Thor amoureux de Nathalie Portman… Pourquoi pas…

En parlant de vertu… Raph a laissé son appareil à croque-monsieur. On a testé. C’est pas mal quand même ce bordel.

Re film… Et là… Ben dodo au bout de 20 min. Je crois que le film a vieilli. Ou c’est moi…

Bilan de la journée :

Bon, là aussi on peut dire qu’on n’est pas trop mal. Les souvenirs pas agréables, l’impression de déjà vu (je ne dis pas ça que pour Indiana Jones), mon jardin secret dont je ne parle jamais… On peut dire que c’est pas mal cette fois.

samedi

Réveil « grrr svdjfirn-djdfkioeops-nqledopekirjfrnfk » Orion en renfort, mais il y a avait déjà Hadès sur mes genoux. Encombrement de chats.

Jul s’est mis en cuisine pour le déjeuner du lendemain, il y avait des temps de pause.

Encore, une histoire de chat après la douche… Ça hurlait dans mon corps tout en entier. J’ai tenté de me réfugier auprès des Malaussènes pour le coup, ils n’ont pas réussi à me retenir auprès d’eux. Ils exagèrent quand même. Si l’on peut même plus faire confiance dans les personnages de nos romans, où va-t-on ?

Bref… Une journée sans relief, mais heureusement avec un peu de caféine.

Un peu de Batchcooking aussi. J’ai fait (en râlant) un grand plat de lasagne pour qu’on en ait tout le début de semaine.

Une salade aussi pour le soir car nous étions invité chez P.

« On y va en vélo ? Sûrement pas ! À pied plutôt… »  Ah ben non pas à pied non plus…

On a bien fait de prendre la voiture.

Et maintenant, de la grêle ? Nan, je ne sors pas de la bagnole.

Bon, bon, ok, ça s’est calmé. C’était sympa comme soirée. En famille avec suffisamment de gens que je ne connaissais pas pour attiser ma curiosité. Un moment sans penser à mon habitant en colère c’était appréciable. Je le sais bien que plus je suis active, moins je le laisse s’exprimer, et moins il est envahissant. Mais je ne peux pas toujours fonctionner comme ça : d’abord, j’épuise mon entourage, et puis je m’épuise moi-même et je n’ai alors plus la force de m’activer. Je tombe alors dans un espèce de cercle vicieux dont je ne sors jamais gagnante. 

Donc cette soirée au « calme » après cette semaine éprouvante a été bienvenue. Par contre, je ne comprends son importance que maintenant en écrivant cet article. Je ne m’en étais pas rendu compte avant (surtout vu mon état du lendemain).

Notre fameux point horoscope/réalité : Y a pas eu de bataille, mais le temps passé en « famille », celui-là, il a bien eu le lieu . Hasard ? Évidemment. 
Voici les prévisions du mois d’avril, on fera le bilan à la fin du mois. Surtout que le programme a l’air sympa.

dimanche

Alors nous y voilà à cette journée de dimanche… Je déboule dans la cuisine et Jul est en train d’écouter d’une oreille distraite une émission sur la bipolarité.

Le peu que j’entends me semble intéressant, je cherche le podcast. Et je me prends à espérer : une nouvelle molécule ? De nouvelles techniques de thérapie ? Bref, un truc qui pourrait réguler avec plus d’efficacité mon démon destructeur sans m’abrutir et me décérébrer. J’écoute, j’écoute, j’écoute et j’explose ! Je dégoupille littéralement ! Je laisse sortir toute la merde accumulée pendant cette semaine pourrie ! Ce faisant, je coupe la parole au démon qui se retrouve bouche bée comme un con !

Dommage, c’est Jul, venu déposer ses tartes proche du feu, qui a pris !
Ce qui a mis le feu aux poudres ? Un patient interviewé qui parlait de ses bas et de ses hauts, et qui disait qu’il éloignait volontairement de sa vie toute stimulation positive pour éviter de tomber.
Ça m’a mis dans une rage ! Mais une rage ! En fait, ça touchait exactement ce contre quoi je m’étais battue toute la semaine. J’avais la sensation d’être au fond du gouffre sans être monté même juste un petit peu. Rester « raisonnable » pour ne pas alimenter le monstre et risquer de tomber, retomber encore et encore. Et là l’entendre dire que le bonheur n’était plus pour lui (c’est comme ça que je l’ai interprété), m’a rendu dingue ! Non, non et non ! il est hors de question que je me contienne, que je me retienne. Il est hors de question que je m’empêche de vivre ! Déjà que j’ai l’impression de vivre à moitié. Déjà que je ne suis que l’ombre de moi-même. Déjà que j’ai perdu mon insouciance, ma légèreté, mes envies, mes fous-rires, ma créativité. Il est hors de question que je renonce à ces quelques trop rares moments de bonheur parce que je cours le risque de tomber bas. Soyons clairs, mes soi-disant « hauts » sont quand même très très sages. Aucune extravagance, aucune mise en danger, même pas un verre de vin de trop. Le truc le plus fou que j’ai fait cette année? Une canette de coca de temps en temps et sauter dans une piscine tout habillée un soir de septembre ! Houlala quelle audace ! On était 10 dans cette putain de piscine. ! Bref, je m’emballe, mais j’ai au moins compris un truc (je le savais déjà, mais il est temps de l’écrire noir sur blanc) il est hors de question que je m’empêche de VIVRE quitte à en mourir. 
Je sais ma colère contenue contre la bipolarité. Ce n’ait pas une surprise. Non, 6 ans après je n’arrive toujours pas à avaler ce diagnostic et les effets de ce traitement qui me mettent sous cloche même si j’en comprends l’utilité. Brailler un bon coup contre tout ce que je considère comme tellement injuste a permis de vider le sac.
Jusqu’à la prochaine fois… Jusqu’à la prochaine fois…

Ceci dit, les choses ne sont pas redevenues plus simples instantanément, mais nous avons enchaîné. 

Dej’ Pizza avec les voisins. Deux fours, des pros de la pâte, une vraie Italienne dans le lot. Et des photos parce que je ne sais faire que ça, même si ce n’est pas de l’Art.

Les gestes, les voix autour, presque un extrait d’un bouquin de Philippe Delerm.

Du gluten et de du gras comme pansement sur les blessures.

La Grande maison, la glycine, les tartes au sucre. Les enfants qui jouent autour.

Et la cuisine après la bataille… Je pense qu’il y avait de la farine jusqu’au plafond.

J’avais envoyé un message à Raph pour qu’il passe chercher un bout de lasagnes. Il est arrivé vers 18h complètement épuisé après une journée de airsoft avec ses potes. Je ne l’avais pas vu depuis longtemps. Parfois, sa présence me manque.

Et puis film pour m’abrutir un peu. Nettement mieux que Thor la veille. Par contre, Angélina Jolie en vieille poupée Barbie à la double personnalité était peu pathétique… Parce qu’elle avait une double personnalité ? Vieille…? Blonde…? Pfff…! Je me fatigue.

Le dernier point horoscope :

Ah, pas mal effectivement.
On peut donc dire 4/7… J’hésite entre poursuivre l’expérience ou accepter que ce soit de la merde… Mais en même temps, ça me rassure… Bref, voilà quoi.

La semaine à venir devrait être sous de plus calmes hospices. On verra bien. Accepter, accepter, ne pas me braquer…
Ah, le fameux lâcher-prise… Je l’avais oublié celui-là.

Des bises et une belle semaine à tous.

3 commentaires

  1. Stéphanie Alaterre

    Je me retrouve très souvent dans vos écris , sans trop savoir pourquoi. J’attend avec impatience le mail qui me dit que vous avez publié. N’arrêter pas … comme dans les films les méchants (démons) ne peuvent pas (ne doivent pas) gagnés.

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