Semaine 24 de 2023

Allez, on empile une nouvelle semaine sur la précédente. Entre soleil, chaleur et orage.

Lundi

Cette pauvre bête vit maintenant sur le tapis de ma salle de bain. Impossible de passer sans se faire épingler le pied. C’est qu’il y a des griffes au bout des pattes. Il a l’air tellement mignon ! Ne pas se fier à sa tête de gentil tigre des montagnes. C’est une bête féroce. 

L’été est à nos portes, il était temps de mettre mon bracelet de cheville. Je n’ai pas pu mettre celui qu’Alice m’a offert à mon grand désespoir. Oui, j’ai aussi grossi des chevilles (c’est mieux que la grosse tête, quoique…). Heureusement, j’en avais un autre et celui-ci était bien large. Ça fera la rue Michel comme on dit par chez moi. 

Pas de rando, j’avais rendez-vous avec le Dr F. En plus, il pleuvait… 

Enfin, j’avais rendez-vous avec le Dr F, c’était la théorie… Parce qu’en réalité, je me suis trompée d’un jour. Le toubib a froncé les sourcils quand il m’a vu. J’ai compris alors qu’il y avait une couille dans le potage. Il a été adorable et a essayé de me trouver une petite place dans le planning, mais ce n’était pas possible. Alors, je suis repartie mi-amusée, mi-dépité. C’est ça aussi les effets secondaires des médocs. Vous allez me dire que ça arrive à tout le monde, que ça n’a rien à voir voir avec la chimie régulatrice. Je pense qu’il y a quand même une certaine corrélation. Ça ne m’arrivait jamais avant. L’âge ? N’importe quoi ! Vous en avez de ces idées vous !

Cette série conseillée par Maïa Mazaurette. Vraiment bien ! Mais c’est malin, maintenant j’ai envie d’avoir l’âge de mes enfants et de vivre tous ces trucs insensés que je n’ai pas vécus à cet âge-là. J’étais bien trop sage alors. En tout cas, l’idée d’intensité est arrivée au bord de mon cerveau et c’est quelques jours plus tard que ça explosé. C’est toujours comme ça avec moi. Il y a un temps d’incubation et paf, je me désintègre en vol !

En parallèle l’écriture du résumé de la semaine dernière. 

Au moment du coucher du soleil, cette lumière incroyable ! J’ai lu le lendemain que le phénomène était rare et était la concordance de plusieurs facteurs comme l’angle des rayons du soleil et de la pollution atmosphérique. N’empêche que c’était vraiment beau ! Paraît que ça s’est vu dans tout le Sud-Ouest. 

Les mots d’Anaïs Nin relayés par Augustin Trapanard… Comme quoi les signes quand ils s’alignent… Et puis un titre nommé « Déborder » a forcément été écrit pour moi non ? 

Mardi

Parfois le chat carpette se déplace et reprend la posture de Manchester le matou de S et C. Évidement, j’y ai vu un hommage. 

Rendez-vous avec « Alfred » ! Non, pas mon fils ! Mais une petite boîte en devenir qui propose du thé. Derrière ce nom, qui me parle beaucoup forcément, 2 jeunes entrepreneurs pleins d’énergie et d’idées. Nous nous sommes rencontrés au petit déjeuner entrepreneur. Ils bouillonnent de propositions en com mais ne s’y retrouvent plus dans toutes leurs idées. Nous avons essayé pendant une petite heure de mettre de l’ordre dans leur fonctionnement en dézoomant un peu. C’était hyper intéressant de discuter avec eux. Vraiment !

Et retour au rendez-vous du Dr F. Le bon jour, à la bonne heure cette fois. Il a été mignon, il s’est excusé 1 000 fois de ne pas avoir pu me garder la veille. Je me trompe et c’est lui qui s’excuse ! Improbable. Sinon ? Ben rien de nouveau. On continue. On va quand même tenter de baisser très progressivement une molécule histoire de gagner une ou deux années de vie supplémentaire. 

Au retour, un arrêt chez Action pour acheter du produit à lentilles… Forcément je n’ai pas acheté que ça. Un inventaire à la Prévert.

Alors là, un des grands moments de ma semaine ! Rendez-vous avec l’esthéticienne pour redonner forme humaine à mes gros orteils. Figurez-vous qu’au mois de septembre, pendant l’essai raté de la marche nordique, je me suis salement abîmé les ongles des gros orteils. C’est devenu tout bleu et puis le temps passant, noir, moche, à moitié décollé. L’un des ongles est tombé, pas l’autre. C’était dégueu. Beurk beurk beurk. J’attendais que le second ongle tombe, mais rien à faire. Il tenait. Sauf que rester comme ça et mettre des sandales, ce n’était pas possible du tout du tout ! Alors après avoir tergiversé pendant des semaines, je me suis enfin décidée. J’ai pris rendez-vous. Et comme d’habitude, Anne d’Absolut’Beauté a fait des miracles. ! Elle a éliminé ce qu’il fallait, reconstruit ce qui était nécessaire et hop me voilà hyper heureuse ! Je ne me rendais pas compte à quel point cette petite manip futile allait me faire plaisir. Doucement, tout doucement, se réapproprier ce corps depuis longtemps à la dérive. 

Une autre variété de champignons dans la pelouse. Improbable.

Je ne sais pas si c’est l’effet esthéticienne, mais pour une fois, je n’avais pas trop envie de vomir quand je me suis croisé par hasard. 

Et puis comme tous les soirs depuis des semaines, la pluie est arrivée. Je ne me plains pas trop, j’en connais qui ont été inondés… 

Relève du courrier. Oups ! Raph savait qu’il en avait une pour lui. Il l’attendait avec impatience. On en a une pour nous aussi. Rien de grave, mais voilà quoi… 

Raph a apporté aussi un nouveau top case à son père. C’est que la semaine d’avant, Jul avait perdu le sien (25 ans la bête quand même) sur le périph à Toulouse. Heureusement, il n’a pas occasionné d’accident, c’était 7h du mat pourtant. 
Et donc maintenant nous voici un beau top case où nous allons pouvoir ranger les 2 casques quand on part en balade. Et toc !

Mercredi

Sous un ciel toujours aussi triste, bas et lourd, (j’avoue que ce manque de lumière me pèse terriblement) direction les Blondes !

Les sujets habituels et C qui nous raconte dans les grandes lignes son stage des trois dernières semaines. 

Ce qui est bien avec les Blondes, c’est que tout le monde sait qu’on est là, alors parfois des Blondes, qui ne sont pas Blondes peuvent venir se poser là un moment et c’est bien. 

Un après-midi avec les Marmottes Zombies. Et un peu de siestes aussi. Et de travail aussi. Toute ma vie tient entre les lignes je crois. 

Et voilà ! Le mémoire d’Alice a pris forme ! Je vous ai dit que j’étais fière d’elle ? 
Comme tout titre de M2 (et de mémoire en général) les intitulés me font toujours sourire et me renvoie inévitablement au film de Resnais, « On connaît le Chanson » où Agnès Jaoui parle de son sujet de thèse « Les chevaliers paysans de l’an mil au lac de Paladru ». Ne vous méprenez pas, ce n’est pas de la moquerie, mais presque de la nostalgie. Le mien s’appelait « Sériation de céramiques archéologiques et analyse d’image : étude méthodologique, application à une série de céramique du néolithique final d’Auvernier-la-Saunerie, en Suisse. (50 km de Paladru !)
Bref, Alice soutient bientôt. Je vous ai dit que j’étais d’elle ? 

Jeudi

Truc improbable, j’étais en train de travailler quand mon téléphone sonne (ce qui arrive très rarement). Ma voisine se trouve enfermée dans une des pièces de sa maison à cause d’une serrure défectueuse. J’essaie de voir comment je peux l’aider, mais je n’ai pas les bonnes clés. Heureusement, les ouvriers qui travaillent chez elle arrivent, et la délivrent. Je retourne à mes activités.
Arrive alors une tête connue, mais pas vue depuis des lustres. D est le papa de la copine d’Alice quand elles étaient en maternelles. Il a rendez-vous avec ma voisine et en sortant il est passé boire un café. On s’est mis à jour. Il a peine vieilli, c’est donc que moi aussi ?

Cette semaine a été celle de ce pauvre chat en mal d’amour. 

Après-midi et soirée de folie ! Ça a commencé en début d’aprèm quand j’ai rejoint Les Blondes à Saint-Sulpice pour une Échappée Belle. 

Direction Mme Bovary que j’avais découverte avec Alice il y a quelques semaines. Du thé, du sucre, des copines, le bonheur. Bon, forcément, mes trop-pleins sont sortis… Je n’arrive pas à faire autrement. Mais j’ai un peu avancé, j’ai acheté du mascara waterproof pour éviter l’effet Panda.

Bref, mes copines Blondes avec leur bienveillance et leurs gestes qui n’appartiennent qu’à elles. 

Et puis, elles sont reparties vers notre Tarn chéri et moi je me suis rapproché de la Garonne. 

C’est qu’il était prévu un dîner dans un très bon resto avec le Canal Historique de la Rue des 1000 Party. Cette soirée organisée sur un coin de table, lors d’un apéro pas encore arrosé, s’annonçait parfaite !

Certains membres du clan etaient déjà à Toulouse, comme moi. Alors, on s’est rassemblé et posé à la Guinguette de la Dorade pour refaire le monde et prendre l’apéro. 

Franchement, il faisait tellement bon. C’est des moments comme ça qui me font prendre conscience que la vie de centre-ville me manque terriblement. 

Quand il a été l’heure, notre petite troupe a repris les quais . La lumière était folle ! La pluie et les nuages humides ont au moins ça de bien, ils font une belle lumière. Enfin, parfois. 

Et nous voilà arrivés au Baltazar rue des couteliers. Le reste de la troupe était là. 

Une jolie salle décorée de bric et de broc. Chaleureuse, animée. Toute bien ! 

Les cartes sont arrivées dans de vieilles partitions. Difficile de choisir.

Au final, j’ai pris : les escargots et girolles poêlés, le Tataky de thon rouge et le Flaune à la brousse de brebis. Tout était vraiment très bon ! Même la rhubarbe dans le dessert ! Alors que j’ai horreuuuuuuur de la rhubarbe ! 

L’ambiance était parfaite ! Légère et concentré sur les goûts !

Le sommelier ne savait pas que j’allais voler l’image de ses mains. Je me suis empressé de saisir leurs mouvements. 

Les Dijos ont tourné. La mirabelle par ci, le coing par là. Il faut se méfier du coing, il paraît qu’il fait mal à la tête le lendemain. 

Et pour finir, et c’est ce que j’aime par-dessus tout faire dans une ville, on a marché dans la nuit. Pourquoi j’aime ça ? Parce que l’ambiance est complètement différente du jour. Les gens ne sont pas pressés d’aller travailler, de rentrer chez eux. Ils ne cherchent pas à entrer dans les magasins. Ils sont juste dans la rue, complètement dans la rue. Posés à la terrasse des cafés et des restos, ou déambulant vers d’autres rêves, d’autres envies. C’est vraiment un moment que j’aime particulièrement. Et surtout si l’on est plusieurs pour échanger les découvertes, les surprises. Bref, pour récupérer les voitures, il a fallu marcher et c’était tellement doux. 

Vendredi

Depuis la veille, à Toulouse, à Rabastens, partout, cette odeur douce, les tilleuls ont en pleine fleuraison. C’est entêtant, mais ça sent l’été et les longues soirées dans les jardins.

Bon, comme il faut bien vivre, un peu de ravitaillement, je suis allée à l’essentiel. 

Et puis, il y a un truc que je ne peux pas passer ça sous silence… À la fin de la semaine, c’était « l’anniversaire » du Grand Cataclysme. Et malgré toute ma bonne volonté pour éviter l’envahissement par les scories de ce qui devraient être classé depuis longtemps, j’ai été très parasité. En en plus parasité par des trucs qui me semblait réglés depuis des lustres. J’ai tout essayé : le déni, l’effondrement et les larmes (merci mes Blondes) l’acceptation de la vague qui monte. Et puis, j’ai agi de manière très radicale. Ce n’est sûrement pas ce qu’il fallait faire, mais là c’était plus possible ! Vous me direz que c’est mieux au coca qu’avec une bouteille de vodka. C’est sur. Je ferai mieux la prochaine fois. Ou pas. 

Sur ce, départ pour la rando (y avait longtemps). Contre toute attente, ça m’a fait du bien. 

Bon, je ne vous cache pas que j’ai un peu souffert sur les bords quand même.

Comme il faisait chaud, nous sommes allés dans la forêt de Buzet, résultat une partie du trajet s’est fait en voiture et j’ai éteint le trackeur. 

Une douche et j’ai enchaîné avec mon ex-coloc de grotte. On se voit régulièrement histoire de maintenir le lien et qu’elle me raconte les derniers potins. Rire avec elle est toujours un grand bonheur.

Samedi

Câlin de chat hirsute ! Ma copine l’a caressé la veille en me disant que franchement, il était pas si pouilleux que ça… Je pense qu’elle a mal vu parce qu’il faisait nuit !

Après la folie des derniers jours, on a eu besoin de se poser. Alors, organisation de la fête de l’Été . Ce n’est pas comme si c’était imminent. 

Et sieste et lecture enfin, quand j’ai pu récupérer mon livre.

Jul s’est réfugié dans sa Pièce secrète. Je crois qu’il y est bien. 

Et forcément la finale du TOP 14. Bon pour tout avouer, je n’ai pas hyper vibré . Beaucoup de pénalités. Les Toulousains qui ne jouaient pas vraiment bien. Les Rochelais qui ont fait ce qu’ils pouvaient. Bref, j’ai vu de plus beaux matchs. Heureusement, Ntamack a réveillé les troupes à 2 min de la fin. Et le Bouclier de Brennus est de nouveau rouge et noir. J’ai dit que la prochaine fois, j’irai bien au Stade pour voir le match, sentir l’ambiance, beugler dans les tribunes, etc., etc. 

Dimanche

Quand on a dit : « Dis donc Raph, on irait bien au Pas de la Case », il a dit : « OK, mais rendez-vous à 6h ». Et effectivement, ils étaient, Emmy et lui, bien là à 6h. On est monté dans la voiture et en avant Guingamp. Les yeux un peu collés. j’ai profité du trajet pour travailler un peu. Au moins, ce qui est sympa c’est que l’été, à cette heure-ci, il fait jour. 

Évidemment j’étais en short/sandale. Je n’arriverai jamais à m’y faire. Quand je monte là-haut en été, je suis toujours décalée. Bref, on a rapidement laissé les 20° dans la vallée et au sommet il faisait 7°. Malgré ma petite laine je me suis évidemment pelées les miches (comme dirait ma mère). 

Course donc. En réalité, nous étions tous en short. Raph n’avait même pas de veste comme il y a 20 ans quand en jeunes parents d’un second enfant nous nous étions dit que notre vie n’allait pas changer. Que nous allions continuer à faire ce que l’on voulait avec ce deuxième bébé. Et en plus quand ils sont nourrissons on peut les emmener partout ?
Évidemment que je n’avais pas prévu de couverture, évidemment que je ne m’étais pas dit que monter un nourrisson de 3 semaines à 2 000 m n’avait aucune incidence sur sa santé. On avait fait quelques courses rapides et l’on était redescendu un peu honteux de notre attitude irresponsable qui en avait repris une couche quand vers 14h30 Alice avait dit d’une petite voix « j’ai faim » et que la seule chose que nous avions dans la voiture était un sac de fraises Tagada… Le Pas de la Case est resté blacklisté dans notre famille très très longtemps. 

La photo de fête des Pères. 

Et après le froid, la pluie !  Franchement, il était temps de repartir. 

Raph a des rituels quand il vient au Pas de la Case, il redescend en mangeant un tube de chips oignon-crème fraîche en buvant un Redbull. 

Moi, je suis plus classique.

Une fois arrivés, Raph et Emmy sont partis vers d’autres aventures et nous, nous étions un peu cuits… Et puis nous avions du chocolat… 

« Plancha » était assez divertissant pour un après-midi au calme. « Fumer fait tousser » m’a endormie ! Le scénario, complètement barré, a eu raison de mon esprit qui n’a pas pu suivre. 

Un dernier de fin de journée, pas trop mal finalement. Même si plein de clichés. 

Et voilà c’est tout pour aujourd’hui ! Il est clair que l’on est quand même sur un début d’été de qualité avec des débordements contrôlés. Pourvu que ça dure, pourvu que ça dure. 
Bonne semaine mes petits caramels à la noisettes.
Des bisous

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