Semaine 34 de 2023

Resituons les choses : il faisait déjà super chaud, j’étais déjà un peu liquide et puis doucement… Voici ce qu’il s’est passé. 

Lundi

Ce truc m’est tombé sur le nez dés le début de la journée. Une coïncidence ? Je ne crois pas. 

Cette photo a 5 ans. Le gangster était encore tout blanc. Il ne vient plus jamais comme ça. C’est dommage. Ça me manque. Et il n’et plus blanc non plus. C’est vraiment un escros.

Et journée quai 9-3/4. Pour toute la semaine. Plutôt une bonne idée en ces temps de canicule. Les lieux sont évidemment climatisés et quand il fait 41°C à l’ombre, ce n’est pas négligeable. Par contre, quand je suis en poste pour cette mission, j’ai l’impression d’être dans un tunnel qui n’en finit pas. Avec en route, quelques haters bien agressifs. C’est la règle du jeu, je sais, mais bon, pourquoi tant de haine ?

J’ai eu 5 min quand même pour mettre le résumé de la semaine dernière en ligne. 

13h-20h, c’est long quand même. Voir le ciel est toujours un soulagement. Même s’il fait chaud. 

Oui, trés chaud.

Autre avantage quand il fait chaud comme ça, c’est que les particules de poussières et de pollution (oui, je sais) restent en suspensions dans l’air. Et ça fait des couchers de soleil incroyables. 

Mardi

Je connaissais (bien) mon anxiété chronique, et mes angoisses profondes, mais mettre des mots (de quelqu’un d’autre) sur mes ressentis m’a fait du bien. Ça n’a rien résolu bien sûr, mais je me suis sentie moins seule. Surtout que l’infographie est précise et efficace. 

Quai 9-3/4 pour la journée avec ses aléas de gens pas contents et de trains en panne pour cause de canicule . À moins que ce soit l’inverse avec trains en panne et gens pas contents à cause de la chaleur… 

Repas de 15h (ben oui, je suis toute décalée dans le temps). Pour tout dire, c’est Jul qui a géré les gamelles de midi et les repas du soir. S’il s’en occupe, je me nourris à peu près bien. S’il me laisse livrée à moi-même, ça part en vrille. Mais nous en reparlerons. 

Quand les outils non plus n’aiment pas la chaleur et que tu ne vois rien là où de nombreux trains circulent normalement. Pas de panique, hein, cet outil ne gère pas la circulation. 

Et en sortant, la sensation d’ouvrir la porte du four.

Ne cherchez pas, il n’y a eu que canicule et coucher de soleil d’intéressant pendant toute la semaine.

Le Voisin niçois de l’étape connaît mes goûts. Cette iconographie niçoise c’est toute mon enfance. Merci encre pour la carte postale. 

Mercredi

Un peu d’air dans ce monde de brute ! Le Clan des Blondes. Ça m’a fait du bien retrouver mes potes après leurs vacances et les miennes. 

Et je me suis extirpé de leur amitié pour plonger dans la chaleur et filer à Toulouse. 

Deux étages pour atteindre la tour d’ivoire. Cette fois, je n’ai pas eu le courage de prendre l’escalier et ce n’est pas bien, je sais. Mais pour le coup, ça avait presque un goût d’interdit. 

Re porte du four.

Heureusement, malgré notre volonté d’arrêter le sucre, Jul avait prévu de la douceur. Et c’était bien. Tellement bien. Comme la première gorgée de bière de Philippe Delerm.

Alors ça, c’est exactement mon comportement habituel ! J’ai tellement tenté de faire autrement que je suis complètement perdue et que je n’arrive plus à fonctionner autrement. En fait, la question est « peut-on faire autrement ? » et surtout « comment faire ! « . C’est de solutions dont j’ai besoin.

Jeudi

Cette publication dans mes souvenirs FB… 5 ans… C’est moi, ç’a toujours été moi, cela sera toujours moi… Chaque parcelle de moi sera toujours dans cette description-là. 

Mais… évidemment il y a un mais. J’ai tellement travaillé pour rentrer dans le moule que je n’ose même plus penser qu’une autre solution est envisageable. Et le traitement fait bien son job. 

Mes excès me manquent. Mais il paraît que je n’ai pas le choix. C’est comme ça. En m’empêchant de mourir, ils m’ont enlevé ma joie de vivre. C’était le prix à payer. 

En parlant de vielles photos, celles de mes enfants. Pour eux, je prendrais tous les traitements du monde s’il le faut. Je leur ai promis. 

Mumu a proposé une bonne description de notre résistance à la chaleur. 

Ma copine S va m’embarquer dans une course folle… Je sens que je vais avoir mal aux jambes moi. 

Allez, on y retourne !

Et l’ouverture de la porte du four le soir.

Et coucher de soleil.

En rentrant, Jul etait devant ce vieux film. Comme il est toujours hyper efficace. 

Vendredi

Dernier jour de la semaine! Ouf, il était temps ! Avec la chaleur, les clims de trains lâchaient et donc plus de clims et donc des gens pas contents. Mais les gens n’étaient pas contents non plus, car les trains étaient annulés parce qu’ils n’avaient pas la clim. Rajoutez à ça quelques illuminés sur les voies. Bref, c’était un peu la fin du monde cette affaire. Il était temps que ça se calme. 

J’ai quand même essayé de travailler sur mon organisation professionnelle pour être plus productive. Vous savez, c’est mon grand chantier de la rentrée. J’espère que cette fois ça va aller. 

J’aurais aimé amener Jul voir ça. Malheureusement, notre emploi du temps ne nous l’a pas permis. 

Vous savez qu’est-ce qui est plus long qu’une journée au Quai 9-3/4 ? Un couloir du quai 9-3/4.

Moment qui ne sert à rien ! Ces ballerines, Jaquemus et Balanciaga. Oui, j’en ai envie. Oui, je suis superficielle. Mais je suis blonde et je l’assume. 

Journée de merde ? A ben oui, c’était écrit !

Et enfin la délivrance.

J’étais liquide en arrivant à Rabastens. Le contre coup de la canicule ? De la fatigue de la semaine ? « Et quoi d’autre encore, hein ? Tu n’en as pas marre de te plaindre tout le temps ? Fais de ton mieux et ta g**le ! »

Jul avait anticipé.

C’est ça, recommencer… Et conduire pieds nus.

J’ai enfin investi dans des connectiques qui tiennent la route. Ça change tout ! J’aurais dû le faire plus tôt. 

Et enfin la fin de cette journée qui n’en finissait pas. 

Samedi

La tension est retombée comme un soufflet et j’ai bien dormi. Alors quand Jul a dit « viens on va chez Cultura pour le cadeau de ta fille », je me suis dit que c’était une bonne chose. J’ai mis mon short destroy, je ne me suis pas maquillé et j’ai remonté mes cheveux à la va-vite et j’ai laissé couler. C’était bien. Quand garder le contrôle ? Quand lâcher les rênes ? Quand tout maîtriser ? Quand me choisir ? Quand lâcher l’affaire ? Que c’est compliqué !

Bref, des Papo dans les rayons de Cultura.

Et là, j’ai dit : « Ils ont ouvert un nouveau resto juste à côté ! C’est un Prima Bohême, tu sais comme on avait envisagé pour l’anniv de Raph », « Viens on y va ! » a dit Jul. La bonne idée ! 

Le cadre était très sympa.

On aurait pu commander des pâtes et autres spécialités italiennes, mais on a surtout eu envie de pizzas. 

J’ai eu envie d’un coup de faire quelques photos. Évidemment, il a dit « c’est quoi cette tête ? », mais je m’en moque. J‘ai enlevé les photos moches. 

Même les chiottes étaient incroyables ! J’avoue que j’ai un faible pour les petits coins qui ont de la gueule. 

Glace et Panna cotta pour le dessert, parfait !

Bon, bon, bon,…

En rentrant, la sieste qui permet de récupérer. De quoi ? On ne sait pas bien… Mais fallait que je dorme. 

Le cadeau d’anniversaire d’Alice allait lui plaire. Dédicace, paquet cadeau, toussa toussa. 

Et avec la baisse des températures, le retour des câlins de chats. Chacun le sien.

Comme je n’avais pas été là de la semaine, et qu’Hadès vit toujours mes absences un peu mal, on dirait sur cette photo qu’il était content de me retrouver. Et c’était bien là l’essentiel. 

Dimanche

Cette jeune femme a 24 ans. 24 ans. Presque un quart de siècle, mais pas tout à fait. 24 ans de son intelligence et de ses convictions. 24 ans de son sourire et de sa douceur. 24 ans d’un chemin cohérent qui la conduise aujourd’hui à poursuivre ses passions.
Le jour de sa naissance, quand je l’ai posé devant moi pour faire connaissance elle a ouvert de très grands yeux sur notre monde, elle a observé chacun des détails de mon visage et puis elle a regardé autour d’elle. Voilà 24 ans qu’elle continue à scruter les détails de notre monde. Elle va même en faire son métier. Quelle fierté ! 

Fais-toi bien grand et bien sage mon amour. Bon anniversaire. (Psst : je suis fière de toi)

Ce n’est pas le tout de suivre ses rêves et de monter à la Capitale, il faut déménager pour ça. Alors, c’était le jour du gros déménagement. Il fallait vider l’appartement de Bordeaux des meubles qu’Alice et le Chat voulaient garder, mais qu’ils ne pouvaient pas emmener à Paris, l’appart là-bas étant meublé. Alors Raph, Emmy et Jul sont partis de bon matin avec un camion et le Partner. Ils m’ont appelé pour que je participe avec eux. 

Les opérations ont été rondement menées et j’ai appelé ma fille pour lui souhaite un bon anniversaire. C’est fou, elle n’a jamais changé de tête. Elle a la même bouille depuis qu’elle a 3 ans. 

Ce que j’ai fait de mon côté ? Pas grand-chose. Beaucoup dormi. 

Les Rabastinois d’Haut sont passé faire un bisou.

L’équipe de déménageurs est arrivée et vas-y qu’on vide le bazar. Et vas-y direction chez Raph pour finir de vider. 

Une visio avec Padou et Madou après leur retour de la Montagne. 

La mare dans le chemin des voisins nous sert à tous de pluviomètre. 

Et pour finir cette drôle de journée, une tarte à la tomate, la première de la saison. Je me demande si ce sera la seule…

Voilà donc une autre semaine de passé, une de plus.
Ni bonne, ni mauvaise, mais en apnée. 

Un jour, il va falloir que je reprenne à respirer quand même ! Ou je vais mourir auto-étouffé. Se serait ballot.
Allez, on prend les mêmes et l’on recommence. 

Des bises à tous.

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