J’ai appris une bonne leçon cette semaine : personne — j’ai bien dit personne — n’aura ma peau. Plus jamais. Jamais. Jamais.
Je vais pas mentir, la semaine a été intense et difficile. J’en ai vraiment ch*é.
Mais je vais me relever, n’en déplaise aux rageux.
Lundi
Bon, ça commençait bien : un lundi déguisé en dimanche, et il n’en faut pas plus pour ne plus savoir comment qu’on vit.
D’ailleurs, j’étais en cuisine dès 8h du mat, ce qui est carrément contre ma religion.
J’ai des souvenirs (gerbants) d’odeurs de cuisine et de trucs qui traînaient sur le fourneau dès le petit-déjeuner. Ça me soulevait le cœur.
Non, non, c’était pas chez ma mère ni ma grand-mère, bien heureusement.
Bref, tout ça pour dire que j’ai fait un risotto aux asperges avant même d’avoir bu mon thé. Non, même pas un thé, rien.




Et vous savez quoi ? Il était très bon, ce risotto. Mais plus jamais à jeun, à l’aube, et encore moins un lundi.
Regardez-moi cette gueule. J’ai l’air de kiffer ? Voilà. Merci.

Heureusement, mes copines (mes pilules du bonheur) n’étaient pas trop loin.

C’est qu’on devait aller à Serres chercher du bois, normalement. Et surtout embrasser Papy JM.
Vous avez vu comme il fait beau ?

En même temps, c’est Pâques… et il fait toujours moche à Pâques.

Du chocolat, des cabécous… what else ?

Le joli chat roux, qu’on suppose être le papa de Malo et de Paquito, est venu dire bonjour.



Fidèle au poste, le Range monte la garde.
Raph rêve de le récupérer un jour…

Un autre minou trop mignon.


Et de jolies fleurs dans le champ.






Chez le voisin, une autre antiquité.
Une voiture d’époque planquée dans les herbes hautes, façon capsule temporelle des années 70.





Un petit thé au lait, et puis il a été temps de repartir.

On n’a rien fait de ce qui était prévu.
La tronçonneuse n’est même pas sortie du coffre.

De retour à la maison, les voisins sont passés nous apporter des douceurs pour service rendu. Trop mimi.


Mardi
La journée s’annonçait compliquée… J’ai pourtant travaillé. Ben oui, moi aussi j’ai un travail qui doit être fait en temps et en heure. Et même si j’ai une certaine souplesse — bien agréable, on va pas se mentir — j’ai aussi des obligations ! Qu’on se le tienne pour dit.

Bref, ça faisait plusieurs semaines que la réunion qui allait suivre me retournait littéralement les tripes.

Alors j’ai soigné le décor, histoire de me sentir un peu mieux.
Pour moi seulement, hein — mes interlocuteurs n’ont eu droit qu’à un fond flouté, et c’était très bien comme ça. Moi, j’étais en haute résolution. Qu’ils s’estiment chanceux. De toute façon pas besoin d’en faire plus, j’avais déjà largement donné sur le plan émotionnel.

Je vais pas dire que ça s’est bien passé — bien loin de là — mais c’est passé.
En raccrochant, j’ai hurlé un bon coup. Fort. Très fort.
Pour exorciser la colère, l’énervement, la frustration.
Et la tristesse aussi. Tellement de tristesse.
C’est pas fini.
Je me suis engagée sur un point. Je l’ai déjà géré.
Il me reste encore deux petites choses à faire.
Et puis…
… me remettre.
Remettre mon cœur à l’endroit, remettre mes pensées en ligne, recoller les morceaux.
Parce que même quand c’est « géré », ça laisse des traces.
Et là, franchement, ça brûle encore.

Julie est arrivée à la rescousse.
Un verre en terrasse. Nécessaire.
Il fallait débriefer.
Parler, poser les mots, relâcher la pression.
Laisser sortir ce qui coinçait, ce qui brûlait, ce qui faisait mal.
Elle a écouté, j’ai vidé mon sac. Et c’était pas un sac à main, c’était une valise.
Ça n’a pas réparé, mais ça a fait du bien.

Heureusement, Emmy et Raph sont venus, comme tous les mardis soirs.
Et j’ai noyé mon mal-être dans le fromage.
Ça marche toujours, le fromage. Toujours.

Mais ce qui m’a vraiment tenue, c’est leur présence.
Leurs rires, leur calme, leurs petites habitudes…
Un genre de cocon du mardi soir, qui recolle les morceaux sans faire de bruit.
Le combo enfants + raclette, on est clairement sur une thérapie non homologuée mais terriblement efficace.

Ben oui, à Pâques, il y a des lapins Lindt, évidemment.
Et ils me regardent toujours avec leurs petits yeux dorés.
Je suis faible, ils le savent.
C’est un piège marketing déguisé en chocolat. Et je tombe dedans chaque année. Volontairement. J’assume.

Mercredi
Réveil un peu brutal :
« Dis, ma Doudou, tu viens m’aider ? Je suis tombée avec la moto, il faut que tu m’aides à la relever. »
Mon cœur s’est mis à battre tellement fort.
J’ai eu si peur que je suis sortie du lit comme un diable de sa boîte.
Plus de peur que de mal, heureusement.
En montant sur la moto, la béquille était mal enclenchée. Jul a basculé, et comme la nouvelle moto est très lourde, elle l’a entraînée dans sa chute.
Pas de bobo (quelques griffures seulement), mais une grosse frayeur.
Je fais de la moto depuis toujours, mais j’avoue que depuis quelque temps, je suis moins sereine.

Le résumé de la semaine dernière est sorti en temps et en heure.
Pas comme celui-ci, on est d’accord.

Toujours de garde de la meute des voisins.
Je crois que ce serpent ne m’aime pas…

Prem’s aux Blondes ! Et ça tombait bien : j’étais en vrac.
Comme d’habitude, le Clan m’a remise d’aplomb.
À peu près.
Et c’est déjà pas mal, vu l’état de départ. On fait quand même des miracles, juste avec des cafés serrés et des câlins bien dosés.

Et sinon ?
Fromage fondu… il en restait.
Heureusement, la thérapie par raclette ne se fait jamais en une seule séance.

Rendez-vous de finalisation avec un nouveau client.
Un peu d’air frais. Un peu de renouveau.

Sinon, on parle du temps ?
Non.
On parle pas du temps.

Blondes +.
Manu est passé papoter.
Il m’a surtout donné plein de très, très bons conseils sur l’affaire qui me préoccupe en ce moment.
Et c’était vraiment rassurant.
Parfois, il suffit d’un échange pour respirer à nouveau un peu mieux.

Vous vous souvenez de mon histoire de tomate ?
Ma copine Z a lu le résumé de la semaine… et je me sens moins seule !
Merci copine 💛

L’appel qu’il fallait passer…
Et les révélations qui ont suivi.
Encore plus de tristesse. Encore plus de frustration.
Et de la colère. Tellement de colère.

Jeudi
Invitation pour le BNI de Gaillac.
Je ne sais pas si vous connaissez le principe, mais il s’agit d’un groupement d’entrepreneurs qui prône les recommandations de business pour générer du chiffre d’affaires.
J’avais déjà essayé, mais le groupe ne m’avait pas plu.
Cette fois, ils sont sympas, et surtout, plus dans ma cible.
J’aimerais bien rejoindre le groupe.
Reste à voir maintenant comment financer les droits d’entrée…
Comme à chaque fois, tout ça commence avec des cafés et des viennoiseries.


Comme le BNI a commencé très, très tôt, je suis allée m’occuper de la meute après…
Ils n’y ont vu que du feu.

Ah bah tiens !
Y’avait longtemps !
Surtout qu’en plus, je n’avais rien à faire là.
J’avais rendez-vous avec les filles pour une sortie toulousaine, on devait prendre le train.
Dans ce genre de cas, je me gare du côté facile et je n’ai pas à traverser les voies…
Mais j’ai raté la rue, perdue dans mes pensées.
Et donc, en plus… ben voilà quoi.
Heureusement, j’étais très en avance.

Déj’ chez Fluffy à Toulouse (7 rue Jean-Antoine Romiguières).
On s’est régalées, et le lieu est adorable.
Mention spéciale pour la tasse fleur de mon chocolat blanc-fraise (oui, ça existe — et c’est aussi bon que ça en a l’air).








Déambulation…
Et sol de porte cochère.

C’est dommage à dire, mais on voit quand même bien mieux cette jolie tour depuis que la maison s’est écroulée.

Je n’étais pas rentrée dans un magasin de tissus depuis des lustres.
Des envies de m’y remettre ?
Pfff… je sais pas. Flemme ?

Y’avait vraiment des trucs bien, pourtant.

Bon, faut que je vous raconte un truc qui ne m’arrive jamais à moi d’habitude.
J’ai d’autres travers, hein ? Mais pas celui-là justement.
On avait quitté le resto depuis bien un quart d’heure quand, d’un coup, je me rends compte que j’y ai laissé mon sac à main.
Branle-bas de combat et stress +++.
Ça ne me ressemble pas.
Je ne perds jamais mes lunettes de soleil, mon sac à main ou mes clefs.
Par contre… d’autres trucs, oui.
Mes enfants ? Non, quand même pas !
Bref, retour à fond de train au resto.
Le sac avait été trouvé et remis à la caisse.
Ce sont les jeunes femmes assises à côté de nous qui l’avaient vu.
Elles étaient encore là quand je suis rentrée, façon entrée fracassante.
Elles ont tout de suite dit :
« Il est là ! Il est là ! »
Quel soulagement.
Je les ai remerciées douze fois (au moins).

En sortant, ce p’tit minou tout doux qui prend la pose.






Un verre en terrasse, à refaire le monde…

Et retour à la gare, pour le voyage de retour.

C’est bien en noir et blanc aussi, non ?

Les mains de Julie. Parfois, y’a rien de mieux que ses gestes silencieux.

En arrivant, le père et le fils penchés sur le même sujet.
J’ai souri.
Il y a des scènes qui valent tous les discours.

Vendredi
Je m’étais dit qu’aller chez le coiffeur pourrait être une bonne idée.

Alors comme c’est sans rendez-vous et qu’il y avait de l’attente, j’ai travaillé… J’adore être digital nomade.

…avant d’être prise en charge.

J’ai bien fait : le résultat est top.
Aussi bien que la dernière fois.

Rendez-vous pro : un shooting dans une bijouterie.
Moi, je suis fan.

Déj’ au soleil…
Un peu au bout de ma vie quand même.
Cette p*tain de sciatique de m*rde me gâche vraiment la vie.
J’ai l’impression d’avoir 104 ans… mais sans la sagesse. C’est insupportable !

Jul a tondu, mais a laissé les pâquerettes.
J’adore ces petites attentions.

Aaaarg, drame : mon rouge à lèvres préféré a rendu l’âme !!
Oui, c’est vrai, je l’avais depuis très longtemps.
Oui, c’est vrai, il ne devait pas en rester beaucoup.
Mais quand même !!
Il va horriblement me manquer. Oui, c’est futile, je sais. Oui on s’en fout, je sais aussi.

Soirée dans le jardin de Malo, pour l’anniversaire de son humaine.

J’avais fait ce délicieux chorizotto du Basque à l’Ossau-Iraty AOP… et c’était très bon !


Il a fait bon, la soirée a été douce.
Vraiment.
Ça fait du bien, parfois, de juste se laisser porter.

Oh, une photo floue ?
Y’avait longtemps, tiens !

Samedi
Souvenirs du matin.


Bon, on va pas se mentir : vu mon état et la météo…
Ça a fini en film de circonstance.
Très, très bien d’ailleurs, ce Conclave : belle distribution, belle photographie, histoire qui tient la route et fin incroyable.
À voir absolument.

On avait des munitions.

Et un chat sur les genoux.

J’en ai profité pour faire quelques photos de coussinets.
Va falloir mettre de la crème…
Comme dit Alice : « T’as les coussinets rayés, Orion. »

Dimanche
C’était pas prévu, mais ça s’est fait comme ça.
Mon père est venu passer la journée avec nous.
Et nous apporter une remorque pleine de bois.

Une fois le bois tout bien rangé…

Apéro. Bière fraîche.
Simple. Efficace. Mérité.

J’avais préparé ce saumon snacké et risotto gourmand. Une valeur sûre.
Par contre, le fraisier de chez Rudy… à se damner. Vraiment.
Le genre de dessert qui mérite qu’on s’agenouille en silence, cuillère à la main.



Raph et Emmy sont venus passer un peu de temps avec nous.
C’était bien d’être tous ensemble.

Après le départ de tout le monde : balade du soir.
Paraît qu’il faut que je marche…
Je ne vois aucune amélioration.
Et ces croix du cimetière avaient l’air vraiment de mauvaise humeur.

Fleurs, et chemins dans les champs.
Un peu de calme. Un peu de beauté. Juste ce qu’il fallait.

De retour à la maison, j’ai mis en pratique l’idée que j’avais en tête…
Cette année, les bords de fenêtres ne seront pas trop gourmandes en eau.
Est-ce pour me rattraper d’avoir mangé une tomate burrata la semaine dernière ?
Même pas !
Je trouve juste ça mignon, non ?
Bon, il reste encore quelques trous… va falloir que je croise une jardinerie.


Et enfin, film du dimanche soir : Quand vient l’automne.
Pas le meilleur film du monde, mais il tenait la route…

Enfin terminé cette semaine de cauchemar… J’en ressors lessivée, un peu cabossée, mais toujours debout. Il était temps de tourner la page.La prochaine ? Bien plus douce. Une petite évasion parisienne est au programme — et rien que l’idée me fait respirer un peu mieux. Changer d’air, lever les yeux, marcher sans but, regarder les vitrines et manger des trucs bons sans raison particulière…Ça, ça change tout même si je ne serai pas en vacances.
Merci d’avoir pris le temps de me lire, semaine après semaine. Vos petits messages, vos retours, vos silences bienveillants aussi — tout ça me touche plus que je ne saurais le dire. On se retrouve très vite pour le résumé de la semaine 18… en espérant un peu plus de douceur, et sûrement, quelques étoiles parisiennes.