Semaine 16 de 2025

Bon, je l’avais dit hein ? Ma patience a des limites. Et là, on est arrivés au sommet du ras-le-bol. Je n’en peux plus de cette douleur, de cette angoisse qui me broie le ventre et m’empêche parfois même de respirer. C’est le genre de truc qui t’épuise sans prévenir, qui t’emmène au bord sans te dire s’il y a un filet en bas. Et je le dis sans filtre : va falloir que ça s’arrête, parce que sinon, il va y avoir de la casse. Vraiment.

Mais comme souvent dans le foutoir, il y a eu des éclaircies. Des petites choses lumineuses qui ne sauvent pas tout, mais qui adoucissent un peu les angles. Cette semaine, j’ai quand même trouvé le courage de bosser, de publier, de cuisiner deux trois bricoles, de passer du temps avec des gens que j’aime, de rire aux éclats même, parfois. Il y a eu du soleil aussi. Et Pâques..

Lundi

La voisine est passée m’amener les clefs pour que je m’occupe de sa meute. On a papoté un moment, comme à chaque fois. Une présence douce et familière, précieuse quand tout vacille.

Je vais pas le répéter tous les jours, mais j’ai quand même beaucoup travaillé. Ce carnet de post-it trouvé à Séville est top, je prospecte déjà pour en trouver l’équivalent. Je ne vais pas pouvoir m’en passer maintenant.
Ah, je sais ! Faut retourner à Séville !

Je devais récupérer ma voiture chez les enfants, j’allais en avoir besoin. Comme Emmy ne peut pas conduire en ce moment, c’est Raph qui est passé me chercher.
Un détour par la case câlins avec Archy et Emmy, puis Philippe m’a proposé de rester dîner. J’ai dit oui. Et j’ai bien fait. La soirée a été douce.

Mardi

J’ai zoné toute la journée, travaillé comme j’ai pu, et puis enfin, mon rendez-vous EMDR.
Bien sûr qu’on a parlé de cette sciatique de merde…
Évidemment, on a bossé sur ce truc qui me bouffe toute la tête, toute mon énergie, tout mon cerveau disponible.
Je vous en parlerai bientôt. Si je n’ai pas implosé avant.

Mardi soir avec les enfants. Juste souffler un peu…
Ces chipolatas grillées et cette purée saveur truffe étaient délicieuses.

Pâques sans lapin en or, c’est pas pareil alors !
Je sais, c’est symbolique, c’est marketing, c’est du chocolat comme un autre… mais non.
Le petit lapin doré avec son grelot, c’est un repère. Un truc doux et régressif qui dit “tout va bien se passer”.
Alors cette année, même si c’est pas simple, il me le fallait.
Parce qu’on ne négocie pas avec les traditions qui réconfortent.

Mercredi

Ah ben quand tu ouvres les yeux après une nuit apocalyptique, tu sais que la journée va être longue. Tellement longue.
Surtout quand l’eau est déjà au bord des yeux.
Petites pilules roses ? Forcément. Sinon, c’était pas possible.
Et cette putain de sciatique de merde, encore et toujours…

Le résumé de la semaine, publié à 7h07 comme tous les mercredis… enfin, quand je ne suis pas en retard !

Heureusement, il y avait les Blondes.
Tout le monde a vu, tout le monde a compris que quelque chose clochait.
Et c’est aussi à ça que ça sert, les Blondes : à éponger les trop-pleins.
Et puis j’avais emmené du chocolat… alors forcément, ça allait un peu mieux.

J’ai reçu ma commande complémentaire, et surtout… mes claquettes dorées.
Elles sont bien moins classes que mes chaussures roses à talons déportés, mais bon : faut pouvoir rejoindre les lieux de cérémonie sans se casser la gueule.

Coworking, pour tenter de rester concentrée. (Même si mon cerveau avait clairement d’autres projets.)

La première rose du jardin.
Cette année, j’ai décidé d’inviter les fleurs à l’intérieur.
Parce que souvent, le printemps passe en coup de vent, que le ciel fait la tête, et que les pétales tombent sans qu’on ait eu le temps de leur dire bonjour. Mais pas cette fois.
Cette année, je les vois. Je les cueille. Je me les garde.

Au menu du soir : poulet croustillant façon Katsu japonais. Pas très présentable, mais délicieux.
Et puis Jul avait pris des Paris-Brest chez Rudy en rentrant de la gare. Il sait quoi faire quand je suis au bout du rouleau. Et ça, ça n’a pas de prix.

Squatteur du soir… j’avoue que j’aimerais bien revoir mon oreiller un jour. Merci.

Jeudi

Un petit sourire d’enfant, glissé dans le matin à travers le temps.
Un rien, et pourtant tout.

J’ai démarré la série Severance.
Et franchement ? Une claque. C’est sombre, presque oppressant parfois, avec cette ambiance froide qui te colle à la peau.
Mais c’est aussi intelligent, original, parfaitement maîtrisé.
On plonge dans un univers où le travail et la vie personnelle sont littéralement dissociés… et le résultat est aussi fascinant qu’inquiétant.
Bref : c’est très, très bien.

Rendez-vous goûter toulousain dans l’après-midi, avec mon ancienne coloc de grotte, pour notre mise à jour bi-annuelle.
Un de ces rituels qu’on garde précieusement, même si nous ne travaillons plus ensemble depuis très longtemps.

Je voulais l’emmener au Café Bong, mais il n’y avait plus de place.
Alors on a poussé la porte de chez Bapz, juste à côté… et on s’est régalées.
Comme quoi, les plans B ont aussi très bon goût.

Je suis rentrée un peu tard, et Jul avait préparé le dîner.
Ses galettes paysannes poireaux & lardons fumés ont fait parfaitement l’affaire.
Simple, bon, et exactement ce qu’il fallait.

Vendredi

Un voyage s’annonce, et quand je regarde la météo, je me dis que ça va être vraiment sympa. Ma fille et le Chat me manquent beaucoup… Je rêve d’un mardi soir où ils seraient tous là autour de ma table…

Enfin… c’est pas ce chat-là qui me manque, hein ? Celui-ci est bien bien présent…

Est-ce que j’attendais ce rendez-vous chez l’osthéo avec impatience ? J’en rêvais la nuit. Littéralement.
Résultat ? Il est d’accord avec moi : tant que je traîne mes tensions et mes angoisses comme une vieille malle moisie, il pourra pas faire de miracle.
Il est osthéo, pas magicien. Encore moins désenvoûteur.
Faudrait presque un rituel vaudou, un feu de joie, ou un bon vieux lance-flammes.
En attendant, j’y travaille. Et en plus il m’a donné des devoirs !

Heureusement, il faisait très, très bon.
Je me suis échouée dans la chaise longue, façon baleine au soleil, et j’y suis restée.

Et Jul a rameuté l’équipe. Apéro improvisé au Mojo, lancé comme une bouée au milieu du tumulte.
Ça faisait longtemps qu’il n’avait pas fait ça — tendre une perche sans un mot de trop.
J’ai vu le geste, j’ai senti le clin d’œil, et j’ai dit oui.

Les copains ont rappliqué sans poser de questions.
La terrasse baignait dans cette lumière de fin de journée qui rend tout plus doux,
le vin blanc était bien frais (pas de Coca Zéro, mais on s’adapte),
et les rires sont venus naturellement.

J’ai relâché l’élastique. Juste un peu. Mais assez pour respirer. Même si j’ai longuement parlé de ce qui me préoccupe.

On a fini la soirée avec Julie et Niko, au resto du coin.
Des rires tranquilles, des regards qui n’ont pas besoin d’explication, et cette sensation qu’on est exactement là où il faut, avec les bonnes personnes.
C’était doux. Et c’était pile ce qu’il me fallait.

Ce chat, qui ressemble à Paddy comme deux gouttes d’eau, est… son demi-frère.
Les mêmes grosses babines, le même air supérieur, et cette façon très classe de t’ignorer royalement.
La ressemblance est frappante. L’attitude aussi.

Samedi

Mieux ? Pas du tout.
Alors Jul a préparé une belle salade d’été, et il a ramené des fraises du marché.
Un peu de douceur dans le chaos.

L’été était dans l’assiette, parce que dehors… c’était plutôt novembre 

Alors sieste ! Jul allume la télé et tombe sur… MacGyver.
Comment dire… mon dieu, que ça a mal vieilli !
Les coupes de cheveux, les effets spéciaux, la musique, les doublages… tout.

Et puis courses, parce qu’on recevait le lendemain.
Un caddie de base, hein — pas de folie, juste l’essentiel + deux trucs en promo « au cas où ».
Mais au rayon pâtisserie, bim : je tombe sur un vieux pote.
Comme quoi, entre deux éclairs au chocolat, la vie te sert parfois des retrouvailles inattendues.
(Et moi qui pensais que le plus excitant, ce serait les poules en chocolat).

Et il nous a embarqués chez lui (à 2 minutes, littéralement) pour boire un coup et faire la mise à jour.
Papotage express, souvenirs en vrac et rattrapage de vie autour d’un verre.
C’était bien de le voir. Vraiment.

Bon… j’avoue, j’ai commis un crime. J’ai acheté UNE tomate. En avril.
Une tomate d’import mi-printemps, égarée dans un rayon sous néon.
Provenance : Lot-et-Garonne (l’autre bout de la planète). Complice : Leclerc.
Et j’ai pas fait que ça. J’ai ajouté une burrata (même pas bio). Et une baguette aux céréales.
Oui, je suis allée jusqu’au bout de ma décadence.

Je sais, c’est pas bien.
C’est une trahison envers la saison, le circuit court, et peut-être même envers moi-même.
Je suis probablement radiée d’office de tous les marchés bio du coin. En même temps comme je ne vais jamais au marché, c’est pas trés grave…
Presque honteuse. Presque. Enfin…

Parce que franchement ?
C’était une tuerie.
Un petit coin d’Italie entre deux nuages. La burrata coulait comme une promesse de jours meilleurs.
Et la tomate… bon sang, cette tomate. Elle avait le goût de la rébellion.

Alors voilà : j’ai craqué.
Je suis faible, je suis humaine, je suis victime consentante de la tomate hors-saison.
Lancez-moi des cailloux.
Mais enduits d’huile d’olive, s’il vous plaît. Et pas trop gros. J’ai déjà mauvaise conscience.

Film du soir (choisi par Jul) : N’avoue jamais.
Franchement ? Très, très regardable.
(Sauf si vous lisez Télérama, hein. Parce que chez Télérama, ils aiment pas. Mais eux, ils aiment rien, à part les plans fixes et les silences gênants.)

Bref, nous, on a passé un bon moment. Et c’est tout ce qui compte.

J’ai terminé La Très Catastrophique Visite du Zoo.
Très différent de ce que Dicker fait d’habitude.
C’est pas mon préféré, mais ça se lit très bien, ça coule tout seul.

Enfin bon, Télérama a détesté aussi.
Mais je m’en fous : j’aime pas Télérama non plus.
(Voilà, c’est dit. Qu’ils gardent leurs silences plombants et leurs drames moldaves en noir et blanc.)

Dimanche

Un peu de répit dans toute cette tension. Je le sentais : la journée allait être douce, vraiment douce.
J’ai commencé avec un peu de lecture, ce luxe du dimanche matin que j’essaie de m’accorder autant que possible.
Le bouquin du moment : Votre santé optimisée du Dr Émilie Steinbach — qui fait le lien entre notre bidou et notre santé mentale.
Très intéressant. Et franchement, ça fait du bien de remettre un peu d’ordre dans ce joyeux bazar intérieur. Et si j’y trouve quelques pistes…

Allez, belle table, bouquet du jardin, petits lapins et œufs en chocolat… et les copains pour un concept original : la raclette de Pâques.
Et pourquoi pas ? Hein ?
Y a pas de saison pour la raclette, d’abord. Et puis il devait faire moche (spoiler : il a fait moins moche que prévu).
Et surtout, tout le monde aime ça. C’est comme un câlin fondu dans une assiette.

Bref, mon concept a fait l’unanimité auprès de Julie, Niko, BB et K.
Prochaine étape : la fondue du 14 juillet. On l’a évoqué pour de vrai.

En dessert : une tropézienne et une salade d’oranges.
Parfait équilibre entre le soleil et la fraîcheur.

Il faisait bon, et il y avait un vide-grenier sur la place — parfait pour une balade digestive.
Évidemment, on a croisé tout le village. C’est le risque.
Mais ça tombait bien : ce jour-là, les sourires étaient de sortie, et en grande majorité, c’était des gens sympas. (Les autres ? On les emmerde. Et vu leurs regards en nous voyant passer, on n’était clairement pas leur rayon de soleil non plus.)

Et puis, sur un élan partagé, on a poussé la porte de Notre-Dame-du-Bourg.
Les copains ne l’avaient jamais vue, ou pas depuis la restauration.
Dedans, la lumière était douce, le silence apaisant, et c’était Pâques.
Il y avait quelque chose de simple, de calme, presque suspendu.

Avec les grosses pluies, le Tarn était furieux. Il avait englouti toutes les petites plages, avalé les berges, et grondait comme un vieux lion qu’on aurait réveillé trop tôt (ou moi après une nuit d’insomnie).

Une journée douce donc, comme un baume sur les jours trop lourds.
Elle ne m’a pas tout rendu, mais elle m’a offert quelques heures de calme, et c’était déjà beaucoup.
Étrangement, en fin de journée, la douleur s’est faite plus discrète.
Comme si mon corps avait, lui aussi, respiré un peu.
Alors j’ai savouré. En silence. En paix.

Premier tour de garde auprès de la meute du bout de la rue.
Chats, poissons, lézards, tortues… et même un serpent : tout le monde allait bien dans ce joyeux royaume à écailles, poils et moustaches.

Et pour finir : le match Stade Français – Stade Toulousain.
Faut vraiment qu’on finisse par choper des places pour les voir jouer en vrai, parce que là… l’ambiance, même devant l’écran, était déjà électrique.
Ça a été serré, mais ils ont gagné !
Et franchement, quelle belle façon de clore le week-end.

Et puis… l’angoisse est remontée, sans prévenir.
Jul est venu dormir avec moi, pour m’aider à tenir la nuit.
Mais cette fois, ça n’a pas suffi.

Bon.
Mais alors… c’est quoi, la cause de toute cette merde ?
Le cœur du chaos, l’origine du mal, le twist final tant attendu ?
Eh bien… (suspense musical intense) Il vous faudra attendre le résumé de la semaine prochaine.
Parce que oui, il y aura peut-être un dénouement.
Ou pas. Peut-être juste un autre rebondissement foireux.
Mais moi j’y crois. Un peu. (Des fois.)

En attendant, mes chers lecteurs fidèles,
Merci de tenir bon avec moi dans ce grand feuilleton de la vraie vie,
plein de douleurs, de chocolat, de jolis silences, de rage rentrée et d’amour qui sauve.

Je vous embrasse très, très fort.
À la semaine prochaine pour le prochain épisode.
(Previously on Capable du Meilleur…)

Et sinon, est-ce que quelqu’un a le mode d’emploi ?

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