Quand ça veut pas…
Cette semaine, j’ai bien entendu que mon corps essayait de me parler, mais je n’ai pas compris ce qu’il voulait me dire. Enfin… si. J’ai peut-être commencé à entrevoir un début d’explication.
Lundi
Elle passait son bac.
Il y a 8 ans déjà.
Elle était douce et lumineuse, elle l’est toujours.

Il y a trois ans à peine…
Ce visage-là, c’était le mien. Celui d’avant.
Je l’aimais bien, même s’il portait déjà la fatigue et les luttes en sourdine.
Aujourd’hui, il me manque terriblement.

Emmy et Raph ont pris le large pour quelques jours de vacances.
Un peu de soleil, un peu de liberté.
Ils ont donné des nouvelles régulièrement — assez pour me rassurer,
pas trop pour qu’ils profitent quand même.
(Spoiler : j’ai résisté à l’envie d’envoyer 18 messages par jour. Presque.)

Pas besoin d’être au fin fond de l’Espagne pour subir la pluie de dromadaires.

Et comme un lundi ne serait pas complet sans son petit moment Tamalou…
Direction le généraliste pour cette foutue sciatique qui fait sa star depuis trop longtemps.
Nouvelle ordonnance, nouvelles pistes…
Mais on en reparlera.

Mission du jour : retrouver un colis égaré.
L’enquête commence à St Sulpice et finit… au camping de Rabastens qui fait point relais. Alors j’ai pris ma casquette d’agent logistique improvisée, et hop.

Il y a des mois que je n’y avais pas mis les pieds au bord du Lac.

Le soir, retour aux classiques HelloFresh :
Bibimbap coréen au porc haché, miso et sésame. Une valeur sûre sans prise de tête.
Par contre… côté déco, on était clairement sur du « deux salles, deux ambiances ».




Grande nouvelle : j’ai un nouveau pilulier. Oui, bon, chacun ses petits plaisirs.
Il est adorable. Tellement mignon.
Pas hyper pratique, on va pas se mentir (les cachets se rebellent dès qu’on l’ouvre),
mais franchement… il mettrait presque du style dans ma routine médicamenteuse.


Mardi
Puisque qu’on parle de médicament… nouveau traitement, nouvel espoir.
Cortisone, décontractant et codéine. Un cocktail élégant.
J’avais déjà testé la codéine la veille au soir — et miracle : une vraie nuit réparatrice.
Autant dire que ce matin-là, en avalant ma dose, j’étais pleine d’espoir.
Et bingo.
La matinée a été nickel. Pas de douleur, l’esprit clair, une productivité à faire pâlir n’importe quel jour de charrette.
J’y ai cru. Fort.

Alors oui, j’avais bien mérité mon bibimbap de midi,
accompagné de son petit comprimé de codéine façon digestif.
J’avais même prévu une sieste avant de me remettre au boulot.
Mais la codéine avait d’autres projets.

Une heure plus tard, j’étais en mode catastrophe.
Vomissements en série, migraine carabinée (et je m’y connais en migraine, hein).
La codéine m’a planté un couteau dans le dos. Et pas qu’un peu.
J’étais tellement mal que j’ai fini par appeler Jul.
Il était sur le chemin du retour.
Il a fait la hotline de crise pendant les 20 minutes restantes, avec sa voix calme et ses “ça va aller…” dans le vide intersidéral de ma douleur.
Et juste avant qu’il arrive, Pascal a débarqué pour me faire un bisou. Le pauvre.
Le spectacle était… disons, moins charmant que d’habitude.

Bref.
Jul a fini par appeler le 15. Parce que là, c’était plus une réaction, c’était une scène de film d’horreur.
Le verdict est tombé : intolérance à la codéine.
(Apparemment, c’est courant. Ah ben super)
Conseil du jour : boire beaucoup d’eau pour éliminer la molécule.
Sauf que j’avais pas du tout envie de boire. Ni de quoi que ce soit d’ailleurs.
J’ai fini la journée à 18h, étalée comme un zombie au fond du lit.
Mercredi
Réveil vaseux.
La migraine toujours là, fidèle au poste (elle m’a m’accompagné toute la semaine).
Un cerveau dans le brouillard, un corps qui rame,
et moi au milieu, à essayer de faire comme si tout ça allait passer avec un coca zéro et un peu de volonté.
Bon, ben, ça ne marche pas comme ça.

Mon dieu, comme c’est loin tout ça.

Et puis…
Jul avait laissé un petit mot.
Adorable, inutile, essentiel.

Je l’ai regardée droit dans les yeux, cette notice.
Paracétamol / Codéine.
Saleté de merde quand même.
Quel dommage.
Parce que c’était terriblement efficace.
Une douleur en moins, un peu de clarté retrouvée… et puis bam, descente aux enfers.
Je l’ai rangée, cette boîte, mais pas sans un petit soupir d’adieu.
On aurait pu faire un si joli duo.

Heureusement le résumé de la semaine précédente avait été programmer avant le naufrage

Il y a tellement longtemps que je ne m’étais pas fait bloquer par un train
que ce n’est pas un pauvre feu clignotant qui allait me faire peur.

Et puis, comme tous les mercredis matin : Les Blondes.
Notre QG, notre café, notre petit bazar de rires, de nouvelles, de réflexions profondes (ou pas).
Elles m’ont trouvée un peu en vrac, un peu floue, mais présente.
Et comme d’habitude, elles ont fait ce qu’elles font le mieux :
me remettre debout, sans faire de bruit, juste avec leur présence.
Un petit miracle hebdomadaire, au prix d’un allongé bien serré.

Les vacanciers ont donné des nouvelles.
Ils avaient l’air d’aller bien.

Comme ça n’allait toujours pas mieux, je suis passée à la pharmacie chercher de quoi me soulager, et j’ai même fouillé dans le grand carton qu’Emmy laisse à la maison… Bon, ça n’a pas été hyper efficace.



Massage chez Absolut’beauté. Objectif : relâcher les tensions.
Et rien que le mot « massage », déjà, ça fait un peu de bien.
Mais alors les mains d’Anne… c’est de la magie pure.
Douces, précises, puissantes juste ce qu’il faut.
Un moment hors du temps, où même ma migraine a hésité à rester.


Manger ? Vraiment manger ?
J’avais ni l’envie, ni l’énergie.
Jul a fait simple. Il fallait bien ça.
Et franchement, les raviolis beurre-fromage… ça marche toujours.

Jeudi
Douze ans après, j’en ris encore.

Allez, on se lève. On avance.
Pas parce que tout va bien, mais parce qu’on n’a pas vraiment le choix.
Et qu’à force de marcher, parfois, on finit par aller mieux. Même un peu. Paraît-il.

J’ai finalement coché toutes les cases.
Même celles que je pensais impossibles ce matin-là.
Comme quoi, parfois, une to-do list arc-en-ciel peut faire des miracles.

9h30. Une petite faim ?
Des raviolis ? Et pourquoi pas.
(Franchement, c’est pas la première fois que j’ai des idées bizarres avant 10h.)
Bon.
C’était pas une bonne idée.
La nausée est revenue en fanfare, sans prévenir, sans s’essuyer la bouche.

Coworking du jeudi avec Julie.
Parce qu’on ne change pas une équipe qui gagne.
Même vaseuses, même à moitié productives, j’ai fait illusion.
Et franchement, les glaces c’est bon pour tout soigner.


Et au dîner, de quoi colmater mon estomac :
Risotto crémeux au fenouil et à la saucisse.
Exactement ce qu’il me fallait. Doux, chaud, réconfortant.
Mais…
Nausée, le retour.


Vendredi
Julie avait dit :
« Et tu as déjà essayé le shiatsu ? Non ? Je te prends rendez-vous. »
Et voilà comment je me suis retrouvée à 9h tapantes, presque fraîche et motivée, devant le cabinet.
Sauf que…
La thérapeute avait eu un contretemps.
Pas de shiatsu pour moi ce matin.
Je suis repartie avec un rendez-vous pour l’après-midi…


Je revenais juste quand la voisine organisait une visite de sa nouvelle maison.
Timing parfait.
J’aaaadore la déco. (Ironie inside, on est bien d’accord.)
Mais bon, chacun ses goûts. Et puis, le carrelage à fleurs et volutes oranges, ça se respecte.


Le reste de la journée, je l’ai passé à bosser, en attendant l’heure du fameux rendez-vous shiatsu.
On a commencé classiquement. La thérapeute m’accueille, me regarde, et me demande :
« Pourquoi vous venez me voir ? »
Je lui sors un truc un peu flou mais très vrai :
« Mon corps me parle… mais je n’arrive pas à comprendre ce qu’il veut me dire. »
Ok. Elle fait le job.
Et à la fin, pendant le débriefing, elle me regarde droit dans les yeux :
« Vous êtes complètement coupée en deux. Complètement coupée de vos émotions. »
Tiens tiens…
C’est marrant, c’est exactement ce que je suis en train de bosser en EMDR.
Quand les planètes s’alignent (et te foutent une claque au passage).

Juste le temps de rentrer et de cuisiner un truc vite fait avant de repartir le saladier sous le bras repli d’une piémontaise au jambon.
Classique, simple, efficace.


On a filé au repas des voisins…
de notre ancien quartier.
Quoi ?
Oui, ça fait 19 ans qu’on a quitté Saint-Sulpice pour Rabastens.
Et alors ? Y a un problème ?
On va vraiment revenir là-dessus tous les ans ?
La soirée, elle, a été douce.



Et j’ai même fait plein de photos.
Pas toutes floues, hein !


On a joué avec nos prénoms,
les échangeant, les détournant, les réinventant.
C’était très drôle.
Un rien nous amuse en même temps
et c’est probablement notre plus grande force.
(Et la meilleure des thérapies, si tu veux mon avis.)

Bref,
on a profité de cette belle soirée d’été.



Samedi
Ah, et dans ma quête de soulagement ultime…
je dois trouver un bon rhumato.
Nora m’a gentiment donné le contact de la sienne — apparemment une perle.
Mais… voilà quoi.
📵 “Désolé, la réservation est impossible.”
Traduction : Bonne chance ma grande, appelle si t’oses.

On a aussi commencé à s’occuper (un peu… bon ok, beaucoup)
de l’organisation de la fête de l’été qui approche à grands pas.
Listes, idées, logistique, visuels…

On a aussi préparé quelques surprises.
Parce qu’une fête sans surprise, c’est comme un été sans soleil :
ça peut marcher, mais c’est quand même vachement moins drôle.

Jul, lui, a trié la livraison de la veille.


Les enfants, fraîchement revenus d’Espagne,
sont passés nous faire un bisou et nous raconter.
On a même parlé d’IA.
Et franchement, la modification de photo, je trouve ça fascinant.
Il va falloir que je me penche sérieusement sur la question.


Film du soir.
Bon alors… Gladiateur II ?
Non, en fait. Ça ne l’a pas fait.
Par contre, on a regardé un court-métrage très sympa : Ordures.
Et ça, c’était vraiment très très bien.
Intelligent, bien fichu, percutant.
À regarder, vraiment.


Dimanche
Raph m’avait apporté la veille une sacoche un peu abîmée à rafistoler.
Il y avait bien longtemps que je n’avais pas cousu .
Mais visiblement, les réflexes étaient encore là.
A priori, mission réussie.


Et puis il y a ce lys, dans un coin du jardin.
Toujours là, toujours majestueux.

Cette pauvre bête…
En grande souffrance, depuis l’arrivée des chaleurs.
Non.
Faux.
Depuis l’arrivée du fauteuil dans le salon.

Une visite guidée de Toulouse, offerte par Sand et Cat.
Une promesse de balade, de découverte… qu’on avait soigneusement mise de côté.
Et là, enfin, c’était le bon moment.


Nous avions choisi « Toulouse Art Déco ».
Et c’était très, très bien.
Même si, honnêtement, j’avais déjà repéré la plupart des bâtiments.
Mais les anecdotes, les détails, les petits secrets…
ça change tout.
Voir la ville avec les yeux d’une passionnée, c’est une autre balade.




Merci encore les copines, pour ce super cadeau.
Bon… pour être tout à fait honnête, je ne me suis pas sentie hyper bien.
La chaleur lourde, le mal de tête et la nausée : combo gagnant.
À 18h, j’étais écarlate et littéralement au bout de ma vie.
Faut dire que je sors rarement de la maison,
qui, elle, reste fraîche naturellement (merci la BatCave).
Alors forcément, dès que je mets un pied dehors, c’est la claque.
Vivre dans le froid et l’obscurité a ses avantages… mais aussi ses limites. Le corps ne s’adapte pas progressivement aux variations de températures. Les contrastes sont violents.
Conclusion : glaces.
Pas en terrasse, fallait pas pousser Mémé dans le BBQ.
Mais il paraît que j’ai fini par retourner à une couleur à peu près normale au bout d’un moment.

Pendant qu’on explorait Toulouse sous 40°C,
les enfants étaient passés à la maison.
Juste un petit mot doux laissé en évidence
Et moi, j’ai fini de fondre.
J’aime bien être la meilleure maman du monde,
surtout quand c’est écrit en rose fluo et entouré de cœurs.

Tartines, champignons poêlés, mascarpone aux herbes.
Simple, mais plutôt goûtu.


Et voilà, la semaine 25 s’achève ainsi.
Une semaine un peu floue, trop nauséeuse,
faite de codéine mal digérée, de chaleur mal vécue,
de migraines, de doutes, mais aussi…
de tendresse, de massages, de Blondes et de jolis mots laissés par les enfants.
J’ai survécu à tout et même à une visite guidée sous le soleil.
Et maintenant, cap sur la suite.
La semaine à venir marque le premier volet de la Quinzaine Infernale.
Il faut tenir. Parce que ces 15 jours-là…
ce sont eux qui remplissent les stocks d’énergie pour presque toute une année.
Allez, on respire un bon coup.
Et on y va.
Merci d’être là, toujours.
On se retrouve très vite pour la suite.
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