Bah ça, c’est ce qu’on appelle une semaine bien pourrie.
Mes démons — pourtant endormis depuis un moment — ont décidé de se réveiller pour venir me mordre le cou. Pourquoi ? La fatigue ? La douleur ? Le mélange des deux ?
Ajoutez à ça les doutes, cette foutue estime de soi (enfin… de moi), et vous obtenez un cocktail bien corsé.
C’est épuisant, cet éternel recommencement.
lundi
Pourtant, il a fait beau, hein ?
Enfin… pas tous les jours. Faut pas trop en demander non plus.

De toute façon, j’avais pas envie de grand-chose pour ce lundi déguisé en dimanche.
Je crois que j’étais épuisée par le week-end qu’on venait de vivre.
Et fait ? Non, je ne crois pas. Je suis sûre.

Du pain croustillant pour accompagner la tomate-mozza.
Mon petit réconfort du jour.

Une p’tite visio avec le chat.
C’est pas comme si, avec tout ça, on avait complètement oublié son anniversaire…
Heureusement, il a été sympa : il ne nous en veut pas. (Ou alors il fait juste très bien semblant.)

Les quelques framboises du jardin : très très moches, mais étrangement très très bonnes.
Avec, en bonus, quelques fraises sauvées de justesse des escargots et des limaces. Une victoire du quotidien.

Repas du soir, espoir : pizza naan au Fjord, saumon fumé et aneth.
Vraiment bon. Parfumé, savoureux… juste ce qu’il fallait pour finir la journée sur une bonne note.


mardi
Toute l’activité de ma journée ? Récupérer le colis de Raph.
Et c’est déjà pas mal, vu mon état.

Déjeuner sur genoux, pizza naan maison, bouquet improvisé et verre de cola dans mon verre préféré.
Le chic à la campagne.
(Aucune table n’a été dressée pendant ce tournage.)

Et puis attendre que Raph vienne chercher ce satané paquet.
(Spoiler : il n’est pas venu tout de suite. Évidemment.)

J’ai travaillé aussi, évidemment… mais sans grand enthousiasme, je l’avoue.
Et j’avais un rendez-vous EMDR. Qui, fidèle à lui-même, m’a un peu plus secouée que je ne l’étais déjà .
Donc : non seulement je suis au bout du rouleau, non seulement j’ai mal au c*l, mais en plus je cumule les petits bobos agaçants.
Des vaisseaux qui éclatent, de l’eczéma dans tous les plis (glamour, bonjour), et même une espèce de plaque hyper chelou sur le pied.
Vous le sentez, mon agacement ? Parce que moi, je le vis très fort.


Heureusement, on était mardi soir.
Et le mardi soir, les enfants viennent dîner.
Un peu de répit dans la tempête. Un vrai heureusement.


Les gnocchi « minute » pesto verde & courgette ont fait le job.
Seulement le job ? Oui… Je pense que c’est à cause du « & courgette ».
(Le pesto méritait mieux, honnêtement.)
Plus les années passent, moins j’aime les courgettes.
C’est comme ça.
Je vieillis mal légumes-ment parlant.


Heureusement, il y avait des douceurs pour le dessert.
Ces magnifiques framboises bien formées ? Celles du jardin des voisins.
On n’a pas tous les mêmes talents horticoles, que voulez-vous.


Leurs sourires, c’est ma bouée de sauvetage quand je me noie.
Et cette semaine, j’ai beaucoup bu la tasse.


mercredi
Je me souviens encore de mon éclat de rire quand j’ai découvert ça.
Un rouleau vide. Un message moqueur.
Et moi, coincée là , à rire toute seule dans les toilettes.
C’est ça aussi, la vie : un peu de cruauté, beaucoup d’humour, et parfois… plus de papier.

Mes amis du matin…

Fin du tri des photos du mariage.
Il reste environ la moitié des 1200 clichés de départ.

Et puis, ça a été l’heure des Blondes.
J’y suis arrivée liquide. Complètement liquide.
Mais, comme toujours, la magie a opéré.
Je suis repartie un peu plus solide. Heureusement.

Ah, faut que je vous parle de ça.
J’ai régulièrement des addictions aux jeux numériques. Je dis « régulièrement » parce que parfois, j’arrive à lâcher l’affaire et à me décoller des écrans.
Évidemment, cette addiction revient surtout quand je ne vais pas très bien et que j’ai besoin de fuir mon quotidien.
Bref.
Candy Crush, Mahjong & co me semblaient un peu trop vides de sens, alors j’ai essayé de trouver mieux.
Le dernier en date ? Un jeu de coloriage par numéro.
Et là … ça a été pire. Bien pire.
Heureusement, depuis, j’ai trouvé une solution plus saine.
Mais ça, on en reparlera.

Bon, faut dire que la journée était un peu particulière.
J’avais rendez-vous pour une IRM.
J’avais prévu d’y aller toute seule — comme d’habitude. J’ai toujours fait ce genre de trucs toute seule.
Mais apparemment, je devais dégager un truc improbable, parce que dès le matin, les Blondes ont toutes et tous insisté.
Et au final, Jul, qui avait fini tôt, m’a accompagnée.
C’était adorable.
Mais je le redis : j’aurais très bien pu m’en sortir toute seule.
(Enfin… je crois.)

Sinon ?
Ben… une IRM, quoi. Rien de particulier.
Ça fait pas mal. Enfin, si : s’allonger sur ce foutu truc, avec la sciatique, c’était pas une partie de plaisir — mais c’est pas l’examen le problème.
Ça fait juste un bruit de chantier naval dans ta tête, mais on te file des bouchons d’oreilles.
Ambiance.

Je suis repartie avec le CD sous le bras, comme un souvenir de vacances, en moins fun.
Le compte rendu, lui, est arrivé le lendemain.

Jul a dit :
« Viens, on va manger du petit poulet ! Ça va te faire du bien, le p’tit poulet. »
(Traduction : tenders de chez KFC.)
Et il avait raison.
Ça m’a fait du bien, les p’tits poulets.

jeudi
Réveil difficile…
Position BeReal : 100 % authentique, 0 % glamour.
Le corps en vrac, l’oreiller en fuite, et la couette qui n’a rien compris à sa mission.
Bref, bonjour.

Et donc :Â pincement et arthrose.
Le combo gagnant, visiblement.

Et ma tronche, on en parle ?
Pauvre de moi.

Heureusement, j’avais rendez-vous avec Anne d’Absolut’Beauté pour mon épilation mensuelle.
Alors oui, on pourrait croire que se faire arracher les poils n’est pas exactement la thérapie la plus douce…
Mais le papotage avec Anne a desserré un peu l’étau.
Et ça, c’est inestimable.

Après-midi studieuse avec Julie à La Cantina.
Des cookies, des discussions, et un petit passage de Jul pour ponctuer le tout.
Travailler dans ces conditions ? Franchement, ça passe.



Un petit message de Fanny m’a fait monter les larmes aux yeux…
Moi qui suis toujours tiraillée entre l’impression de n’être rien… ou d’en faire trop.
C’est compliqué à vivre, ces extrêmes. Ça use. Ça bouleverse.
Mais ce message-là … il touche. Profondément.

À mon arrivée… devant la porte.
Beurk beurk beurk.
La semaine était déjà compliquée, fallait-il vraiment y ajouter un pigeon façon scène de crime ?
Même les oiseaux veulent me mettre au défi, visiblement. En plus, il n’était pas encore mort…

Le repas du soir : salade de couscous perlé, fêta & avocat.
Mouais… bof bof.
Pas mauvais, mais pas exceptionnel non plus.
Comme un dernier effort sans grande conviction — un peu à l’image de la semaine.


vendredi
La voisine avait dit : « Café à 9h ! »
Je me suis fait violence (vraiment), mais c’était une bonne cause.
Le moment a été doux, simple, agréable.




Et la glycine sentait très bon.


Je n’avais jamais pris d’insectes en photo d’aussi près.
Et franchement… elles sont plutôt belles, non ?



Manger cette salade avec des graines de grenade et un chemisier blanc ?
Vraiment ?
On a frôlé la tragédie textile…
Mais ouf, pas de cata.

Rendez-vous chez l’ostéo.
Il a encore dû batailler pour tout remettre d’aplomb.
En sortant, j’avais un peu moins mal… et surtout, la tête un peu moins en vrac.
Ce qui, vu la semaine, relevait presque du miracle.

Le résumé de la semaine dernière. Enfin !

Comme j’ai parfois besoin de m’évader — et que donc je tente de limiter ma dépendance aux écrans — je me suis arrêtée chez Action.
Un cahier de coloriage, une boîte de feutres.
C’est plus encombrant que mon iTruc… mais probablement plus sain pour ma santé mentale.

samedi
Un peu d’administratif…
Et bien sûr : ça marche pas.
Et donc : ça m’énerve.

Alors sinon… après les occupations du matin (entraînement pour Jul, travail pour moi) : sieste.
J’avais dit : « Après, on sort. J’ai besoin d’air. »
Sauf qu’« après », c’était tard. Et que j’étais de mauvais poil.
Donc, j’ai râlé et on a renoncé à sortir. Voilà .

Mais au final, j’avais repéré de jolis carnets de coloriage sur le site de Cultura.
Alors… on est sortis quand même.
Un petit arrêt chez Centrakor en prime.
(Il paraît qu’une fête se prépare…)

Et donc, Cultura.
Cette fois, j’ai opté pour du coloriage avec numéros.
Et je préfère nettement. C’est cadré, c’est clair, c’est presque méditatif.
(Et personne pour juger mes choix de couleurs. Surtout pas moi)

J’ai demandé à mes enfants ce qu’ils voulaient.
Alice a répondu : « Un avec des énigmes ! Niveau CE2, stp. »
(Rigueur pédagogique, bonjour.)
Raph, lui… a fait le mort.
Classique.

À notre retour, il y avait apéro de bord de fenêtre.
Exactement ce dont j’avais besoin.
Pas grand-chose, mais juste assez pour souffler un peu.

La soirée a été douce…
Et elle s’est terminée par un Orgasme (le cocktail, hein).
Quoi de mieux, franchement ?

dimanche
Dans les souvenirs, il y a ses mains.
Et la lecture de son poème, lors de la remise des prix.
Ma fierté, cette enfant. Immense.


D’ailleurs, il y avait aussi cette image du premier jour du bac.
La période était compliquée. J’étais pas en forme, et j’ai fait vivre des choses vraiment pas cool aux miens.
Alice était partie se réfugier chez le Chat. Elle avait bien fait.
Pour tenter de me rattraper, je m’étais engagée à l’emmener à toutes les épreuves.
Comme une façon de lui montrer combien elle compte pour moi.
Et je garde encore, gravé dans les yeux et dans le cœur, ce moment précis :
elle descend de la voiture, se retourne, me fait signe en souriant.
Elle l’a eu, son bac. Bien sûr.
Avec mention.
Ma fierté, je vous dis.

Pas beaucoup de place dans ce lit, ce dimanche matin.


Il paraît que j’ai la tête lourde.
Preuve à l’appui : l’empreinte de mon oreille sur le bras de Jul.
Un drôle de tatouage…
N’importe quoi.

Chez Cultura, j’ai aussi acheté de l’encens à la sauge blanche.
On sait jamais…Ça purifie les mauvaises ondes.
(Et au pire, ça sent bon. C’est déjà ça.)

Et ça…
C’est pour les surprises à venir.

En parlant de surprise…
J’ai réussi à terminer celle pour les nouveaux mariés.
Un petit quelque chose fait avec le cœur. Et ça, c’est ce que je sais faire de mieux.

Fête des pères : visio.
Le lien est là . Et c’est ça qui compte.

Et puis, tentative improbable : j’avais plein de bouts de bougies inutiles et des fonds de pots impossibles à rallumer.
Alors j’ai tenté l’expérience.
À l’heure où j’écris ces lignes, il y a des nouvelles bougies partout dans la baraque.
Ça sent un peu le labo clandé, mais au moins, c’est utile et ça brille.

Fête des pères ?
Visio, on a dit ! Avec Padou et Madou.
Pas besoin de plus : les sourires étaient là .

La veille, on s’était ramené des sushis pour le repas du soir…
Mais il y avait eu apéro de bord de fenêtre, alors partie remise au dimanche soir.
Verdict ?
Bon, ben c’est clair : je préfère nettement ceux de Keikook.
Je deviens exigeante. Je ne mangerai plus que les siens.

Et en dessert : glace à la framboise, vraies framboises et crème.
Parce qu’on n’est pas punis, faut pas déconner.

Et voilà comment s’est refermée cette semaine 24.
Fatigante, bancale, pleine de douleurs… mais parsemée de jolis moments, de petites victoires, et d’un peu de douceur quand même.
Merci d’être là , toujours.
On se retrouve très vite pour la suite.

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