Seconde semaine du marathon de l’été.
Promis, après ça, ça va se calmer… Ou pas.
En fait, non. Pas du tout.
Mais c’est le moment d’emmagasiner de l’énergie pour toute l’année.
Lundi
Ah… ce souvenir remonté du fond de Facebook.
Les Fêtes Médiévales de Rabastens, il y a 13 ans.
Un grand moment, figé à jamais dans cette photo où le soleil cogne autant que les costumes grattent.
On dirait une peinture impressionniste version « sieste en haillons ».
Oui, c’est Jul.

Et puis, ce souvenir-là aussi…
Il y a 7 ans, il était si petit.
Mon premier chat roux. J’ai eu un attachement immédiat, instinctif (comme avec les chats gris de ma vie).
Il débordait de vie, de jeu, de douceur. Et moi, je le regardais jouer sans jamais m’en lasser.
La semaine suivante, un chauffard mettra fin à tout ça.
J’étais déjà en plein cataclysme. Sa disparition a ravagé ce qui tenait encore debout.


Et puis, en scrollant un peu plus loin, ce rappel brutal :
il y a un an, l’effondrement de la Caisse d’Épargne.
Un an déjà.
La rue toujours barrée.
Le pont toujours fermé à la circulation.
Et toute une population, des deux rives, toujours coincée dans l’agacement.
Ça grogne, ça râle, ça s’adapte (mal), ça contourne, ça soupire.

Quand une semaine commence autour d’une tasse (de tisane) chez la voisine, c’est généralement bon signe.


Rendez-vous avec le technicien de la chaudière.
Je lui fais tout le topo.
Il écoute, opine… appuie sur un bouton… et là, miracle : ça remarche.
OK. Très bien. C’est mieux comme ça.
Je prends. Je ne pose pas de questions.
Suite au prochain épisode… si possible dans fort, fort, fort longtemps.
Un message de ma voisine m’a fait hurler de rire.
Il faisait vraiment très, très chaud.
Et elle avait une envie irrépressible de glace.
Heureusement pour elle — et pour la paix sociale — mon congélateur était prêt.

Débat du soir, bonsoir : aurons-nous le droit de prendre nos chaises de camping au festival Pause Guitare pour le concert de jeudi ?
Certains disent oui, d’autres non.
L’appli dit non.
Le site officiel dit oui.
Les rumeurs vont bon train, les arguments fusent, et l’affaire prend une ampleur inattendue.




On dirait presque un sujet du bac philo : “Peut-on vraiment s’asseoir où l’on veut ?” vous avez 4h…
Mardi
Rendez-vous tôt, donc départ tôt.
Et forcément, pile ce jour-là, je me retrouve coincée derrière un véhicule école poids lourd qui vient tout juste de démarrer sa leçon.
Petit rythme. Très petit rythme.
Mais bon, le ciel était bleu, Aliosha chantait “Les Anges” à la radio, et j’ai fini par arriver.
Juste, mais arrivée quand même.
Et c’est tout ce qui compte, non ?

C’était jour de Shiatsu.
C’est fou, quand même, cette pratique.
La douleur n’a pas complètement disparu, non, mais elle est devenue gérable.
Et surtout, elle ne me réveille plus la nuit.
Et rien que pour ça, on peut dire que le contrat est rempli.

Bon, par contre… après ça, j’étais une loque.
Je suis rentrée, j’ai vaguement pensé à faire quelque chose… puis j’ai capitulé.
Direction le lit. Allez, dodo. Fin de service pour quelques heures.

Ce moment n’a pas duré longtemps, mais je crois que je suis tombée pile au bon moment.
Les poissons avaient pondu, et les petits étaient déjà bien formés.
C’est la première fois que je les vois aussi développés.
Vingt minutes plus tard, les parents les avaient déjà tous gobés.
Oui, TOUS.
Il y avait déjà eu des naissances avant, mais jamais à ce stade-là.
Au programme du soir : Guinguette de Montpitol avec les copains.
Une douce, et très chaude, soirée d’été.
Éventails, rires, bières fraîches et cette ambiance un peu suspendue des débuts de juillet.
L’occasion parfaite pour célébrer une bonne nouvelle.




Voilà quoi… On n’avait besoin de rien d’autre.




Mercredi
Un peu de fraîcheur, enfin. Le ciel s’est couvert.

Quand on communique de bon matin…
Pas besoin de grands discours.
Un post-it. Un feutre. Un mot doux.
Simple, efficace.

Le résumé pas très objectif (mais sincère) de la semaine dernière.

Et puis, en regardant la météo…
On dirait bien que les vacances s’annoncent douces.
Du soleil à volonté, des températures qui donnent envie de ralentir, et juste ce qu’il faut de vent pour faire voler les cheveux sans ruiner les apéros.
Ça sent bon.

Ah ? De la pluie aussi ?
D’accord. Pourquoi pas.

Mais la pluie n’a pas duré bien longtemps.
Juste de quoi rafraîchir l’air, et nos esprits.
Les Blondes ont pu s’installer en terrasse, comme chaque mercredi matin.
Rituels, rires, et café au grand air.
Tout est rentré dans l’ordre.



Et sinon ?
Beaucoup de fatigue, encore.
J’ai jonglé toute la semaine…
Entre sieste, envie de sieste, et récupération de sieste.
Pas très spectaculaire, mais nécessaire.
Le corps impose ses propres timings — et cette semaine, il a gagné.

J’ai aussi bien travaillé étrangement.
Parce qu’en même temps… il faut avancer.
Pas trop le choix.
Alors j’ai fait ce que je pouvais, comme je pouvais.

Pause du soir.
Dans le jardin, allongée dans l’herbe, les yeux vers le ciel.
Les feuilles dansent doucement, le vent souffle un peu, et moi, je ne fais rien.
Rien d’autre qu’être là.


Pendant que certains avaient trouvé un nouveau poste de vigie.
Installé là, royal, parfaitement immobile.
À mi-chemin entre contemplation et domination territoriale.
Personne ne passe sans être vu. Ni jugé.

Jeudi
6 ans déjà que nous avons ces interphones.
Et 6 ans qu’ils ne fonctionnent… pas. Enfin, mal.
Jul peut me parler, je l’entends parfaitement.
Mais la réciproque, elle, n’a jamais été vraie.
Moi ? Muette comme une carpe à l’autre bout du fil.
C’est bête, c’est rien… mais c’est agaçant.

Nouvelle couleur sur mes ongles.
Oui, je sais… tant de discrétion, ce n’est pas vraiment mon genre.
Mais je manquais d’inspiration.
Et peut-être aussi, un peu, de calme.
Alors j’ai opté pour la simplicité.
Parfois, ça repose. Même les mains.

Oooh le train !!

Et en fin de journée… enfin le grand jour !
On avait nos billets pour Pause Guitare depuis plusieurs mois, et l’excitation commençait à monter.
Pour simplifier les déplacements (et économiser un peu de fatigue), on a pris le bus.
Apparemment, sous notre abri-bus, on ressemblait à des touristes.
Je vois vraiment pas pourquoi.
(Sacs à dos, lunettes de soleil, bob banane… franchement, rien d’anormal.)




Arrivés sur place, on a été bluffés par l’organisation.
C’était fluide, bien ficelé, super pro.
On a trouvé nos repères en un clin d’œil, et surtout, on a vite retrouvé BB et K.
Le festival pouvait vraiment commencer.

Première artiste : Adèle Castillon.
Très bien, évidemment.
Une belle entrée en matière, sous un ciel parfait, avec la cathédrale en toile de fond.
Le public attentif, l’ambiance qui monte doucement… tout était à sa place.

Des food trucks et des friteries partout.
On avait faim, ça tombait bien.


Et une fois rassasiés, on s’est rapidement installés dans la fosse.
À bonne distance de la scène, juste ce qu’il faut pour profiter sans se faire écraser.
Le soleil descendait doucement, la musique montait, et tout semblait parfaitement calé.


Et puis Ben Mazué.
Très, très bien aussi.
Touchant, juste, puissant sans en faire trop.
Il a ce truc qui capte, qui accroche, qui reste.


Et puis… il est arrivé.
Avec ses grands cheveux, son charisme, et cette voix de velours reconnaissable entre mille : Julien Doré.
L’ambiance a changé d’un coup, le public s’est rapproché, les cœurs ont battu un peu plus fort.
C’était lui. Et il a fait ce qu’il sait faire de mieux : rassembler, émouvoir, embarquer.



On a adoré, évidemment.
Mais pour tout vous avouer… ça a été un peu compliqué pour moi au bout d’un moment.
La chaleur, la foule (même si on n’était pas compressés), les lumières, le volume, la fatigue…
Et puis ce détail tout bête : je n’ai pas pu m’asseoir entre Ben Mazué et Julien Doré.
Nos tabourets étant restés à la consigne (oui, finalement, l’appli avait raison), il n’y avait plus d’autre option que le sol… ou rien. Et il y avait trop de monde pour se poser par terre.
Alors ça été rien. Et c’était trop.
Au bout d’un moment, je ne me suis pas sentie bien du tout.
Jul m’a « exfiltrée » et j’ai fini le concert… au stand prévention.
Ils avaient installé des transats pour justement ce genre de coup de mou.
Pfiou.
Ça ne m’était jamais arrivé.
Et pour être honnête, je n’ai pas trouvé ça drôle du tout. Du tout.
J’ai terminé le concert un peu à l’écart, allongée sous les étoiles, en chantant Les crocodiles comme tout le monde.
Heureusement, bonne nouvelle : au bout d’un moment, ça allait vraiment mieux.
J’ai pu profiter pleinement du concert de Santa, qui était vraiment, vraiment bien.
Une belle claque musicale. Une vraie énergie.




Enfin, après avoir récupéré nos chaises (qui n’auront donc vu que la consigne), on a repris notre bus.
Retour à la maison : 3h30 du matin.
C’est bien, le bus.
Mais faut avoir un peu de marge le lendemain, hein.
Heureusement, Jul ne commençait pas trop, trop tôt (merci la formation).
Moi ? J’ai mis un peu plus de temps à émerger…
Vendredi
Leur complicité, pas si fréquente à l’époque.

Et toujours cette appli de coloriage…
Addictive.
Un peu trop, même.
Mais ça vide la tête, ça occupe les mains, et parfois, ça fait du bien de ne rien produire d’utile.

Déjeuner avec les voisins pour l’anniversaire de Perrine.
Nous étions au Patachon — et comme d’habitude, c’était très, très bien.
Bonne table, bons rires, belles personnes.





Un p’tit café après, comme il se doit.
Mais j’ai filé vite, Raph était devant la porte.

Il était passé me faire un bisou.
Il est resté longtemps — pour une fois.
On a papoté tranquillement, sans pression, sans bruit autour.
C’était doux, et c’était intéressant.

Épouillage du soir.
C’est de saison.
Un moment de calme, de poils en l’air et de regards qui en disent long.
Le rituel est bien rôdé : l’un gratte, l’autre ronronne. Et tout le monde y trouve son compte.

Et puis, le coucher de soleil.

Samedi
Ooooh… mais qu’est-ce qui se passe ce matin ?
Notifications en pagaille, emojis qui dansent et rappels insistants

C’était l’anniversaire de Jul !
Et pas celui de sa mère…
(Blague à la papa, évidemment.)

À lui la couronne de Roi du jour.

Pendant qu’il animait le dernier entraînement de l’année,
j’en ai profité pour cocher les dernières cases de ma to-do pro de la semaine.

Tout le monde a appelé.
Alice aussi, évidemment.

« Qu’est-ce que tu veux pour ton anniv ? »
« Des baskets ! »
Parfait. Ça tombe bien : c’est les soldes.
Une demande simple, un timing parfait, et une mission shopping lancée.
(Reste à trouver les bonnes baskets, évidemment…)

À la caisse :
« Si vous prenez un article de plus, vous avez 50 % sur tout ! »
Ooooh ben voilà. J’ai choisi mon camp.
Résultat : une paire de claquettes roses toutes douces.
Parfaites pour aller à la piscine du camping ou revenir de la plage.
Et surtout… ce ne sont pas des Crocs.
(Je répète : ce ne sont pas des Crocs.)

Par le hasard des dispos de chacun, on s’est finalement retrouvés en tout petit comité pour fêter l’anniversaire de Jul.
Alors direction la cave à bière à Saint-Sulpice.
Et franchement ? C’était bien aussi.
Simple, cool, et plein de rires.
Un drôle de look pour la soirée ?
C’est rien de le dire… mais c’est passé crème (ou presque).

Toute l’année, j’avais glané des petits cadeaux en vue de l’événement.
Je crois qu’il était content.
(Son sourire le disait mieux que n’importe quel mot.)

Raph et Emmy sont venus boire un coup avec nous pour l’occasion.
Un passage en toute simplicité, mais qui a compté.

Et puis on a grignoté, bien sûr.
Une planche charcut par-ci, un camembert rôti par-là…
Des fraises chantilly pour tout le monde !


La nuit est tombée doucement.
Julie et Niko ont proposé une virée nocturne dans leur piscine…
Un plongeon improvisé, sous les étoiles,
avec juste ce qu’il faut de calme,
et une touche de vodka au miel pour réchauffer l’âme.
Parfait.
Vraiment parfait.




Dimanche
Réveil tranquille, après une semaine bien remplie.
On s’est dit : aujourd’hui, on ne fait rien.
Et franchement ? C’était une excellente idée.
Après le petit déj’, je me suis même rendormie — chose qui n’arrive jamais.
Le corps a encore parlé, j’ai écouté.
Fin de matinée, passage des Rabastinois d’en haut en famille.
Ça faisait longtemps, et c’était vraiment bien de les voir et se mettre à jour.

Petit retour en arrière, parce que je ne peux pas ne pas en parler…
Le concert de Santa.
Et ce moment fou où elle a littéralement traversé toute la fosse en flottant sur la foule.
Portée à bout de bras, suspendue, lumineuse.
Cette photo, franchement, est incroyable.

On a essayé de se trouver dans la foule…
Mais même avec le bob banane et le t-shirt jaune de Jul,
c’était pas gagné.
17 000 personnes, ça fait du monde.
Un vrai jeu de Où est Charlie, version live.
(Spoiler : on ne s’est pas trouvés. Mais c’était drôle quand même.)

Jul était frustré : il n’avait pas soufflé de bougies !
Alors on a improvisé : une tranche de pain, deux chiffres colorés et une tablette de Milka MMMax en guise de gâteau.
Et hop, vœux exaucés, mission bougie remplie.
Comme quoi, il en faut peu pour que ce soit parfait.

Film de l’après-midi, version sieste.
L’intention était bonne, la sieste aussi…
Mais le film ?
Mouais, bof.
Pas le meilleur Bébel de la création, clairement.

Nouvelle tentative de salmojero…
Bon… encore raté.
Un peu fade, un peu compact (genre pâte à tartiner tomate).
Je l’ai relégué au frigo, vexée.
Le lendemain, c’était un peu mieux.
Toujours aussi dense, mais plus savoureux.
Affaire à suivre. J’ai pas dit mon dernier mot.

Mon verre ? Évidemment !

Notre production personnelle. Il n’y en aura pas davantage : toutes les fleurs ont grillé sous la chaleur.

Et… pizza voisins ! Ça faisait bien (trop) longtemps. On n’a pas traîné (école le lendemain pour la plupart d’entre nous), mais la soirée était toute douce.





Et voilà, la Quinzaine de folie 2025 s’achève.
Deux semaines à courir partout, à transpirer (beaucoup), à manger (souvent), à dormir (trop peu) et à dire « on verra ça demain » (trop).
Maintenant, on enchaîne avec une période mi-travail, mi-retrouvailles, mi-vacances — oui, ça fait trois « mi », mais c’est l’été, on fait ce qu’on veut.
Un rythme plus flou, mais toujours bien rempli.
Comme j’aime l’été !
Le seul moment de l’année où on peut être épuisée ET heureuse, cramée par le soleil ET collée au transat, surbookée ET en maillot de bain.
Bref : vivement la suite.
À mercredi prochain ! Des bisous à tous
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