Si pour certains ce blog et ses résumés hebdomadaires n’ont aucun intérêt (qu’est-ce qu’on s’en fout de savoir si j’ai vidé le lave-vaisselle, pris le coup de soleil du siècle ou de savoir qui fait sa piqûre d’insuline à ce chat tellement moche) et ils n’ont pas tords, pour moi cet exercice que je m’impose (volontairement) depuis 13 ans maintenant chaque semaine a de multiples vertus. J’en ai déjà parlé ici, évidemment, mais cette fois, c’est encore plus prégnant. Oui, j’ai bien vécu tout cela. Oui, j’ai le droit de capitalisé sur les bons moments. Oui, je peux être fière de mes exploits. Mais je ne vais pas « divulgâcher »… Bonne lecture.Â
Lundi
Nous vous avions laissé au bord de la piscine, et scoop ! En ce lundi matin, on y était toujours !
Pot d’arrivée de la résidence, on y est allé. Les mecs avec les mains dans le dos, comment dire ?


Le retour est moins formel.

Je vous avais laissé un petit message, vous l’aviez lu ?

Jul a fait des infidélités au gang des bobs banane. Il dit qu’il ne veut pas l’abîmer pour pouvoir le mettre longtemps (mouais). Alors, il est passé dans la team flamant rose. Je ne sais pas ce qui est le plus seyant.

Et sinon ? Sieste ! On est pas aux pièces quand même !


Et l’apéro ! La base ! Si l’on doit faire un bilan des vacances j’ai finalement très peu bu de conneries, 1L de coca sur toute la semaine et quelques verres de blancs au restaurant. Plutôt raisonnable.

Certains, par contre, se sont penchés sur les coutumes locales. C’est important de comprendre l’écosystème des lieux.

Attention minute futilité ! Enfin pas tout à fait. Je me suis rendu compte que j’avais porté involontairement deux boucles d’oreille différente pendant toute la journée de la veille. En soit, ce n’est pas grave et même que personne ne s’est aperçu de rien. Par rapport à l’ancien Moi c’est juste inimaginable et par rapport au Moi de maintenant, ce n’est quand même pas la fin du monde ! Moralité : est-ce que je me prenais pas trop la tête pour être toujours parfaite (pour qui ? Puisque personne ne me regardait jamais) ? Ou bien, est-ce que juste je m’abandonne aujourd’hui petit à petit en ne prenant pas soin de moi ? Quoi ? Juste une erreur ? Absolument impossible !Â

Début d’après-midi studieux avec réservation des activités pour la semaine.

Oh ! Une salle de sport ? Non, évidemment que je n’y suis jamais allée !

Plage ! Avec parasol et tout ! Et ben moi j’aime ça la plage ! La morsure du soleil,

Les petits bâtisseurs pleins de talent tant qu’ils restent loin de moi)

Et les bains dans la Méditerranée (même si c’est mouillé !).

Visio familiale pour organiser le déménagement d’Alice et du Chat à Paris. On va tous s’y mettre forcément et il fallait qu’on se concerte. C’était amusant de les avoir tous les 4 sur mon écran en même temps. Est-ce que j’ai envie que ça arrive plus souvent ? Tout à fait !

Jul n’aime pas la plage, lui : le sable qui colle, le sel qui gratte, les gamins dans tout les sens, l’ennuie sur la serviette… Je crains que ça ne s’arrange pas… Il s’est fait piquer par une méduse… Pas terrible la plaie.

Chaque année, BB aborde fièrement un beau short rouge. C’est même en général le lancement de la saison estivale quand il le sort. Sauf, qu’il avait perdu celui de l’année dernière. Pas de panique ! Le magasin du coin, en avait un parfait ! Voilà , c’est maintenant vraiment l’été !

Liqueur du soir, espoir ! Ah ben il a fallu attendre que ça fonde.

Mardi
La météo avait annoncé un grand vent méchant. Quand c’est le cas, souvent les massifs forestiers sont fermés pour limiter le risque d’incendie. Alors, on a calé la balade sur le littoral avant que ce ne soit plus possible. De bon matin, basket au pied et pique-nique dans le sac, on est parti gaiement sur le chemin (c’est comme ça qu’on dit ?). Pour être parfaitement honnête, on savait déjà qu’on ne ferait pas La Londes-Les-Maures/Le Fort de Brégançon, 18km aller-retour. Oui, je sais bien que c’est Bornes-les-Mimosas en réalité et que le fameux fort est sur une île, mais j’aime bien l’idée que c’était le bout de cette balade. Bref, 9 km qui montent et qui descendent et retour, ça n’allait pas être possible. On s’est donc fixé l’objectif de marcher tranquillement et d’en garder sous le pied pour ne pas se retrouver en difficulté au retour.
Bref, des paysages incroyables.

Des randonneurs heureux.

Des descentes et des montées…

Des criques aux eaux transparentes.

De très beaux points de vue.

Des plages de sables blancs.

Notre spot pour le déjeuner.

Le passager clandestins.


Laissez-moi là , je vais vous retarder. Mon mantra de l’été qui fonctionne dans n’importe quelle situation.

Translucide l’eau je vous dis !

Et puis, le fameux vent méchant s’est réveillé. Et devinez quoi ? Il était justement contre nous pour le trajet de retour. Et de nouveau ça monte, et de nouveau ça descend, et puis le vent, et puis la fatigue, le soleil…

J’avais dit « on ira boire un coup sur la plage en arrivant hein ? hein ? ». On a fini par y arriver et ce coca-là avait un goût de devoir accompli !


Par contre, Jul avait beau me dire qu’il était fier de moi, 14 km quand même, j’ai eu un peu de mal à reprendre mon souffle. Le coup de soleil était conséquent.

La fatigue immense.

Et la sensation de ce corps si encombrant et défaillant. Difficile à vivre physiquement et mentalement. Je pense que des décisions pour améliorer ma santé s’imposent.
Après tout ça, un peu de lecture pour revenir au calme. Ce bouquin était ce qu’il me fallait.

Mercredi
Ah ouais ?! On a fait tout ça ? Quand même !

Jour de récupération. C’était nécessaire. Si je suis celle qui a le plus souffert évidemment, les autres membres du groupe n’étaient pas de la première fraîcheur non plus. Alors calme, calme et calme.

Certains dans l’eau.

D’autres avec leurs bouquins respectifs.

Quand nous étions venus dans le coin l’année dernière, nous avions visité la « Design parade » à Toulon. Je rêvais maintenant d’arpenter la Villa Noailles à Hyères. Alors, j’ai embarqué tout mon monde et j’en ai pris plein les yeux. Je crois que eux aussi, mais ils ne sont pas très démonstratifs…Â
Tout commence derrière de hautes murailles.

Et tout est sublime ! Les jardins,

La maison dessinée par Malher-Steven,

Les points de vues,




Les Noailles, Charles et Marie-Laure, mécènes et excentriques que j’aurai adoré connaître, que j’aurai adoré être !

Toutes les pièces sont tellement inventives et modernes.

Tout est parfait dans cette maison. L’architecte Malhet-Stiven a fait du très beau boulot.

En fin de journée, on n’avait pas très envie de faire à manger, alors on est parti à la chasse au resto, dans la belle lumière du soir.
Bon, depuis qu’une de mes amies m’a fait remarquer que sur cette photo, on dirait une levrette, je ne vois plus que ça. Tsss



J’avais envie de poulpes grillés, on n’en a pas trouvé, je me suis rabattu sur des encornets et de la tarte tropézienne ! Pfff, c’est malin, on avait dit que je mangeais plus de dessert pour économiser et acheter un billet pour le bout du monde.


Quelques photos volées de-ci de-là … Seule K a exprimé son hostilité, mais l’air de rien !



On a trouvé l’établissement bien sympa.

Et le retour était doux.

Jeudi
Nouvelle journée de découverte : l’île de Porquerolles. Ça ne s’improvise pas, nous avions retenu nos billets en début de semaine pour le bateau et les 48 dernières heures, l’île était inaccessible pour cause de vent fort. Alors, hop, de bon matin sur le port, juste à temps pour voir passé le train des optimistes (la aussi un souvenir de vacances, et pas des meilleurs, je détestais les stages de voile où l’on m’inscrivait sans me demander mon avis).

On a bien fait d’anticiper, il y avait beaucoup beaucoup de monde.Â

Mais ça valait le coup, cette île est vraiment vraiment magnifique !


On savait que vu la taille de l’île, les vélos étaient obligatoires, mais quand j’ai vu tous ces VTT chez les loueurs partout, j’aurais dû me poser des questions…Â


Et l’on m’a tendu un vélo électrique (j’avais exigé l’assistance sous peine de faire ma Drama Queen de me coucher au milieu de la route en criant : « laissez-moi là , je vais vous retarder ! »). Le loueur m’a dit c’est un VVT d’homme, ce n’est pas grave ? Euh, non évidemment… J’aurais dû rajouter « Pourquoi ? ». En vrai, j’ai vite compris, j’étais trop petite pour monter et descendre facilement de la bête. Donc chaque arrêt e été laborieux et les chemins de Porquerolles… Comment vous dire ? Et ça monte (raide), et ça descend (fort) tout le temps, partout. Et tout le monde est dans le même bain (de mer ! Pardon pur la blague nulle). Des gens et des vélos partout qu’il a fallu éviter, contourner.
Des considérations techniques mises à part, les paysages étaient sublimes.Â



Et sinon le confort de l’électrique, on en parle ? Ce petit + c’est la vie ! J’ai vite pris le pli et franchement heureusement que je l’avais. Ça a sauvé mes miches plusieurs fois.

Bref, Ã refaire, en juin ou en septembre, il y aura moins de monde…

Et puis pour avoir le temps de faire la Fondation Carmignac… Je ne rêve plus que de ça.Â

Avant de reprendre le bateau et pour nous récompenser de nos 25 km d’ascensions/pentes vertigineuses, un goûter et cette glace à la mangue absolument incroyable !Â




Un petit tour dans le village et oh ! Une petite n’église ! Comme toutes ces églises de bords de mer, elle avait ce charme un peu désuet de ces lieux de culte qui servent vraiment et qui ne sont pas des objets touristiques majeurs un peu froid et sans âmes.Â



Et hop une photo floue. Peut-être, un jour je ferai une expo de toutes ces photos prises malgré moi.Â

Et il a fallu rentré… Les pointus du port…

La vue du bateau. À l’aller nous étions à l’intérieur, impossible de prendre une photo ou même de voir quelque chose. Assis dehors à l’arrière c’était plus simple. Bon, je vous passe les parents au bout du rouleau qui laissaient les enfants épuisés courir sur le pont ou se pencher au-dessus de la balustrade. Évidemment j’en avais le bide serré, les membres de l’équipage aussi. Mais après tout, ce n’était pas mes enfants et tout le monde est arrivé à bon port. Il faut vraiment que j’apprenne à m’occuper de mon c*l parfois, ce sera déjà pas mal.Â

Au revoir Porquerolles, c’était bien sympa de te rencontrer, on se reverra c’est promis.

Et sinon ? Apéro ! B**del !

Vendredi
Journée calme pour récupérer, fallait bien ça !

Piscine à disposition, autant de l’utiliser.Â


L’autoportrait de l’été, à moitié brûlée, complètement épuisée, où je fais la gueule alors que je pense sourire. Une photo pour me rappelle qu’il faut que des choses changent.Â

Transat et deux chapitres de mon bouquin.


Et d’un coup, paf, c’est fini ! Je ne l’ai pas vu venir. Ça fait tellement longtemps que ça ne m’était pas arrivé. C’était vraiment bien même si certains personnages m’ont un peu agacé, car trop caricaturés.Â

Alors j’ai fait des photos.







Sur le chemin pour aller dîner, cette épave que je n’avais pas encore pris le temps d’immortaliser. Parait que c’est un vieux chalut, là depuis très longtemps, et qu’ils vont bientôt l’enlever. Jul et BB se sont mêlés à la faune locale pour recueillir des informations.Â

Retour au resto de mercredi soir. Leur carte nous plaisait bien. Bière locale avec décor idoine.Â





En rentrant, le Get 27 a pris une sacrée claque, c’était le dernier soir, il fallait en profiter ! Non, non, je n’en ai pas bu… Pas envie, mais surtout j’avais bu un verre de blanc au restaurant. Faut être raisonnable, paraît-il, à mon âge… Je suis partagé entre ce bon sens et l’envie de tout faire exploser. Bref, comme d’habitude donc.Â

Samedi
Pour éviter le retour dans les embouteillages, nous avons opté pour un voyage en deux fois comme à l’aller. Alors en direction de chez Padou et Madou, arrêt à Saint-Maximin-La-Saint-Baume. Ça faisait longtemps que je voulais y faire escale. Pourtant, c’est une ville un peu classique comme souvent dans la région au premier abord, voire même un peu moche et sans intérêt. Seule attraction l’énorme église (c’est une basilique en vrai) à la façade pas terminée.Â


Vous nous connaissez, on a trouvé des trucs pour nous faire rire.Â



On a fait le tour de l’imposant vaisseau de pierre…

On s’est posé des questions.

On a tenté de comprendre.

Le cloître n’était pas accessible, mais les dames de l’office de tourisme nous pont laissé prendre des photos.Â


Et on finit par rentrer dans l’édifice. Juste incroyable ! Il faut dire que le lieu est dédié depuis des siècles au culte de Marie-Madeleine.



Malgré les travaux.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, Marie-Madeleine a été « sauvé » par le Christ de sa vie de débauché (en vrai, il semblerait qu’elle était pute). Elle est tombée sous le charme du beau barbu (enfin, on pense qu’il l’était) parce qu’il a ressuscité son frère Lazare. Elle a passé la dernière soirée du Christ a lui laver les pieds. Elle a fait partie des femmes qui l’on décrocher de la Croix et l’ont mis au tombeau. Elle est aussi la première à avoir la vision qu’il était ressuscité. La petite histoire dit que c’était sa compagne. Bref, après sa mort, elle est partie évangéliser d’autres continents avec d’autres Marie (celles des Sainte-Marie-De-La-Mer) et son frère Lazare (bien vivant). En arrivant en Provence elle rencontre Maximin et va se faire ermite dans la montagne du coin. À sa mort, Maximin l’enterre dans une chapelle. Bien des siècles plus tard, quand le sarcophage sera ouvert pour mettre les reliques à l’abri des sarrasins, Marie-Madeleine est presque encore intacte (cheveux et peau). La crypte où elle repose avec Maximin est alors murée. Bien plus tard, on lui construit un reliquaire incroyable et la petite histoire dit que le lambeau de peau resté dans sur le crâne depuis le 1er siècle et qui tient encore est l’endroit où Marie-Madeleine a été touché par le Christ.



Même si je ne suis pas croyante du tout, j’aime ces légendes d’un autre temps. Ça me fascine. J’ai toujours aimé l’Histoire avec un grand H, depuis que ma grand-mère me racontait l’histoire de France quand je m’ennuyais. Et si plus, quand je fais des photos floues incroyables, on est pas loin de l’expérience mystique.Â


En ressortant du bâtiment, encore un truc étrange. Déjà quand nous étions arrivés des baptêmes se prépareraient. C’est pour cela que nous n’étions pas entrés dans l’édifice immédiatement. Et à notre retour sur le parvis des prêtres orthodoxes (?) parlaient avec différents groupes. À notre sortie de la basilique, 5 ou 6 groupes de personnes étaient ressemblés en ronde d’une dizaine de personnes et semblaient prier. Au centre de chaque groupe, un couple (pas forcément un homme et une femme) se serrait très fort dans les bras. Comme un câlin qui a duré très longtemps, tellement longtemps que nous n’en avons pas vu le bout. On a pas compris le but de la manoeuvre.
Ça nous a ouvert l’appétit tout ça.


Je tiens à dire qu’à part l’établissant de plage où nous avions pris le pot post-balade du littoral, tous les gens que nous avons rencontrés, ont été adorables, gentils, ouverts, nous avons toujours été gentiment accueilli, les personnes de la résidence, les restaurateurs, les serveurs, le patron de la supérette, et même les gens que nous avons croisé. Je trouve ça assez important pour être souligné ! Ça y est, les gens sont gentils ! Que les autres aillent se faire F**tre !Â
Et reprise de la route.

BB a trouvé le meilleur spot de sieste de chez Padou et Madou.

Évidemment, la soirée a été douce.Â

Surtout qu’il y avait des munitions. On a trinqué à la santé de Paco, évidemment.Â

Dimanche
Dernier petit déjeuné avant de s’envoler à nouveau. K et BB pour une autre plage et nous pour notre maison. « Y en a qui travaille demain, dis donc ! »


Et hop, sur la route.

Arrêt au stand. On a coupé par la montagne, je me demande à quoi ça ressemblait les chiottes le long de l’A7 !

Heureusement, les paysages étaient beaux.

Jul a dit « on s’arrête à Saint-Affrique ! » Vraiment ? Et bien finalement une plutôt bonne surprise même si jamais de ma vie je ne viendrai vivre là !




Eux aussi ont une petite n’église.



Ma première (et seule ?) photo de pieds de l’été… Comme quoi, tout passe…

Franchement, je ne m’attendais pas à ça quand je pensais à Saint-Affrique.Â


Arrivés à bon port, on a fait des trucs de fin de vacances : vider la voiture.


Câliner la Meute.Â

Commencer à préparer la journée du lendemain… Elon Musk me tape un peu sur les nerfs…Â

Et j’ai commencé ce bouquin assez incroyable. Beaucoup de choses raisonnent en moi, même si bien sûr, je suis très très loin de sa vie… Mais malgré tout. Il y aura sûrement des choses à en tirer, je pense. À suivre.Â

Et voilà comment ces vacances se sont terminées.
J’avoue que je n’ai jamais réussi a lâché prise, déconnecté, j’ai du travaillé un peu tous les jours, pas 8h par jour du tout, mais juste assez pour sentir la charge de travail dans un coin de ma tête.
Et puis je savais le retour ardu, l’idée de reprendre avec le quai 9/4 pendant une semaine n’a pas aidé à ma sérénité. Va falloir que je travaille autrement parce que ça vraiment pas le faire.
Ensuite, il y a ce corps encombrant et traite qui m’empêche de faire ce dont j’ai envie. Je paye cher son abandon, je paye cher sa négligence. Là aussi, une reprise en main est nécessaire. Va falloir que j’invente une nouvelle façon de vivre, je crois. La tache est immense, elle me faire peur, mais il paraît que je suis forte, enfin c’est ce qu’ils disent…Â
Bon été mes amis.

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