Semaine 32 de 2023

Gérer mes variations internes et celles de la vie en général est mon combat de tous les jours. Parfois, je fais bien, parfois, je fais peu, mais je fais toujours de mon mieux. Cette semaine a été celle de l’apnée. Surtout ne pas respirer en attendant le week-end qui s’annonçait bien plus léger et ludique. Ouf !

Lundi

Retour au club de sport. Évidemment, j’ai des courbatures de malade, évidemment je déteste la terre entière… Paraît que c’est les 15 premiers jours les plus durs. Mouai, pas convaincue.

Raph et Emmy ont acheté une monstera il y a quelques mois. Mais, il n’y a pas du tout assez de lumière chez eux. Elle est donc en garde à la maison… Et s’entend parfaitement avec Paco, semble-t-il. 

Il y a longtemps que je n’avais pas pris conscience de l’espace autour de moi. Il est beau mon salon quand même.

Pendant que je travaillais dur, Jul a trouvé des Playmo chez Intermarché où il y avait une opération spéciale avec vignettes. Vous avez vu sa tête ? Il était content, je crois. 

Fin de journée et un tour de jardin. Autant je l’aime au printemps, autant je le trouve beau aussi en cette fin d’été. 

Mardi

Un rendez-vous pro au Pré Vert. Une nouvelle cliente, une nouvelle activité. Un peu plus de diversité. 

De la grande cuisine au menu du soir : courgettes / merguez. Efficace, rapide, pas de vaisselle.

Oh ?! Ça pèle ! Et elle était où la crème solaire ? Dans son tube, pourquoi ? 

Et la lumière du soir, bonsoir !

Mercredi

Jour des blondes : On se donne rendez-vous dans notre café préféré, comme d’hab, mais un panneau sur la porte, « ouverture exceptionnelle à 10h30 ». Bon, on attend.  À 10h45, on s’est dit que les filles avaient dû être retardées, alors on a fini au bord de la piscine de K et BB. De toute façon, il n’y avait que nous 3. Et c’était très bien. 

J’ai été sage toute la semaine niveau bouffe. Pourtant mes après-midi de travail ont été intenses et en même temps pas assez productifs et satisfaisant. Ils auraient très bien pu se retrouver déclencheur d’hyperphagie. Qu’est-ce que j’ai fait pour éviter ça ? J’ai « consommé » de la série TV comme je consomme de la bouffe tout en travaillant. Exactement comme quand j’étais ado. Je n’avais pas alors conscience de mes comportements et de leurs conséquences. De toute façon, cette histoire de comportements et de leurs conséquences, c’est un peu l’histoire de ma vie. Depuis toujours, j’ai cru que je n’étais jamais assez attentive aux conséquences de mes actes et que je prenais que des décisions de merde. La thérapie avançant, il semblerait que je suis moins écervelée qu’on a bien voulu me faire croire. À suivre. 

Le Partner était chez le garagiste, et il fallait le récupérer. 34°C, un peu chaud quand même pour traverser le pont. 

Je l’ai déjà dit, mais notre garagiste est incroyable et je m’attendais à une facture bien plus élevée ! Ouf, bonne surprise. Merci Merci.

Un peu de caféine pour essayer d’aller au bout de la journée. Je m’en suis tenue à mon plan de travail, mais ça n’avançait pas très vite. 

Le résumé de la semaine dernière. 

Et enfin un peu de réconfort (raisonnable et comptabilisé).

Jeudi

Gym du matin, cernes assurés.

Repas du soir qui m’a donné l’illusion d’avoir cuisiné ! Mais pourquoi je n’ai pas pensé aux bruschettas plus tôt ? 

Fin de journée, lecture… Mais la concentration n’a pas suivi. Il faut que je trouve des solutions pour mieux m’organiser, mieux me concentrer, être plus productive. Ça serait bien que ce soit le défi de la rentrée, tient !

Bon, j’ai lâché l’affaire des 4 rois. C’était trop mal écrit. Il me restait un dernier Fred Vargas, ce sera bien suffisant pour finir l’été. 

Vendredi

Mon carrosse arrive à l’heure pour m’embarquer au cours de Bodybarre. Vous n’aurez pas ma tronche cette fois, mais vous devez bien vous douter de mon état. 

Ah ben, y avait longtemps ! Les citations, horoscopes et prédictions divers. 

J’en avais besoin. Toute la semaine, n’avais été tendu que vers un seul objectif, partir en week-end l’esprit tranquille. Évidemment, ça ne s’est pas passé comme ça. Évidemment, la tension est montée très haut, relayer par l’angoisse. Peur de mal faire, peur d’oublier des choses, peur de ne pas être dans les temps, peur de me tromper, de ne pas pas pouvoir profiter. Et le départ en week-end imminent. À 17h30, j’avais les cheveux droits sur la tête. Je me suis demandé si je me laissai envahir, mais je n’avais pas envie de me gâcher les moments à venir. Alors hop, un bonbon rose et ç’a rapidement été mieux. Pourquoi, ne pas l’avoir pris d’entrée ? D’abord parce que je me dis toujours « oh, ça va bien passer » ce qui n’arrive jamais bien sûr. Et puis parce que je voudrais aussi diminuer ma consommation de médocs histoire de gagner quelques années sur Alzheimer. 

Bon, au final, tout a fini par se faire, et nous sommes arrivés à bon port sans trop d’encombres. 

Où ? À Bordeaux ! Alice avant dit : « vous ne voulez pas venir passer quelques jours à Bordeaux avant que je parte à tout jamais ? ». Évidemment, 4 jours à Bordeaux, je n’aillais pas refuser. « Super ! Comme ça, vous pourrez faire le premier voyage du déménagement ! ». Une pierre deux coups donc. 

Alice et le Chat avaient l’air contents de nous voir. Les Gyozas maison étaient délicieux. 

Le Dieu des Enfers était du voyage. Il est toujours ravi quand il est avec moi.

Samedi

Visio avec Raph et Emmy en week-end à Nice.

Le petit chat sur la fenêtre en face. Cet appartement va me manquer. 

Ces quelques jours ont été à la fois une espèce d’adieu à cette ville que j’aime tant, mais aussi le constat de l’apaisement que cette ville m’apporte. J’en avais déjà de fortes présomptions, c’est maintenant une évidence. Je ne sais pas à quoi ça tient. Je ne l’explique pas. Ce n‘est pas seulement de la nostalgie. C’est ainsi. Peut-être que mon histoire avec Bordeaux n’est pas finie. On verra bien.

Alors nos pas ont été guidés à la fois par de vieux souvenirs et par la recherche d’innovation. Juste le nez en l’air. 

La rue de la Grosse Cloche où une de mes amies habitait et dont je n’arrive pas à reconnaître l’entrée. 

La rosace de Saint-André dont j’ai participé au nettoyage. Tout en haut de l’échafaudage avec mon petit Coton-Tige. 

Et le reste …

J’ai enfin trouvé des sacs pour mon aspirateur ! Ouf ! Enfin, il faudrait que je le récupère sachant que Raph le retient en otage depuis plusieurs mois… 

Les enfants ont dit : « Venez, on va manger Coréen ! ». On s’est régalé ! incroyable ! J’ai mangé un bol de riz sauvage avec du poulet croustillant, de la salade et une sauce à tomber par terre ! 

Quelle que soit l’heure de la journée, il y a du monde rue Sainte-Catherine. Et la configuration augmente encore cette impression. 

Un peu plus loin, un magasin dédié à la Corée. Alice et le Chat y ont leurs habitudes. C’était hallucinant. 

Ils font des bubble-tea aussi. Mon premier de toute ma vie ! J’ai adoré !

Le miroir d’eau avec bien trop de monde.

Et la Garonne, évidemment. 

Fin de journée au calme dans cet appartement qui va me manquer aussi. Mais je l’ai déjà dis.

Les garçons sont passés chez le caviste d’en bas. 

On a pris des moschis chez le Coréen. On a tenté des trucs improbables. Et bien contre toute attente, celui en forme de melon était bien… au melon ! 

Quand au Dieu des Enfers…

Dimanche

Comme on allait partir, Hadès a décidé de se cacher… Il a encore des progrès à faire en termes de cachette. 

Et hop de nouveau dans la ville. 

Je pensais que les « cavalcavillia » avaient tous disparus ! Mais non, il en reste un. 

Direction les bassins de lumière pour les expos Gaudi et Dali.

Tous commentaires sont superflus. 

Si vous n’êtes jamais passé par cette base navale à Bordeaux ou par les carrières des lumières aux Baux-de-Provence ou par ces quelques autres lieux atypiques qui proposent ce genre d’expo, courez-y vite ! Vous ne serez pas déçu. 

Ce n’est pas le tout, mais c’est 12h12, et j’ai faim ! Un premier lieu noir de monde et rien autour qui nous fait envie. Et d’un coup, le Chat a eu une illumination ! Direction ce lieu hyper atypique en bordure de la place des Quinconces.

On a super bien mangé. Même Alice végétarienne. 

Et la déco est folle !

On avait prévu d’aller au Musée d’art contemporain, le lendemain, lundi sauf que … évidemment, c’est fermé le lundi alors comme nous étions à côté. 

Sur le chemin, quelques amuse-bouches. 

Et la Grande Nef de bleu revêtue. C’était à la fois terriblement simple et terriblement efficace. 

Il y avait d’autres expos aussi. Bien moins impressionnantes. Bien moins hypnotisantes.

En fait, le leu est tellement extraordinaire qu’il se suffit presque à lui même.

Un lieu participatif. Et leur mains.

Les toits,

et le café.

Un lieu tellement incroyable. 

Sur le chemin du retour, le street art.

Les places bondées.

L’insolite

Ou plus ostentatoire.

Et retour à la maison avec enfin la sensation d’avoir remplir les batteries. 

Et la chat… Et le chat…

Voilà comment se finit cette semaine très inconfortable qui se rattrape bien. À l’heure où j’écris ces lignes, il reste encore un bout de week-end à déguster. Et puis, des rendez-vous pros vont prendre la relève pour de nouvelles activités qui me semblent enthousiasmantes. Peut être que c’est ce qu’il me fallait après tout. Quelques journées bordelaises pour relancer la machine. Ça va être moins facile maintenant que les enfants vont quitter la ville. Est-ce que Paris me fera le même effet ? Il est bien possible que oui. Puisque de toute façon, là où ils seront, je serai aussi. 

Bonne semaine à tous et à très bientôt.

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