Semaine 38 de 2023

Alalaa ! J’étais tellement impatiente de vous parler de ma semaine, et surtout de mon week-end ! Et… la fatigue en a décidé autrement. Comment faire pour sortir la tête de l’eau ?

Lundi

Réveil à 3h45 pour commencer 15 jours de remplacement au Quai 9-3/4 après une semaine de covid. Le réveil, la journée, la semaine ont été difficiles. 

Vraiment difficile.

Jul a démarré un chantier tout près de la gare. On pourrait presque se voir. 

Quand je commence à 6h du matin comme ça, je finis à 10h et je rentre vite à la maison pour manger. Étrangement, j’ai hyper faim alors que j’emmène de quoi manger dans la matinée.

Er puis sieste et sinon sieste.

Le résumé de la semaine dernière avec du fluo dedans.

Et la fin du chocolat, car avec la fatigue, c’est le retour des envies de sucre & co et des compulsions.  

Mardi

5h du mat sur le parking du métro… Vous voyez le poteau tordu, mais pas trop ? Exactement une métaphore du fonctionnement de mon cerveau. 

Rendez-nous Belphégore ! Et la gnole ! (Jul, sors de mon corps de suite ! Tu n’es pas invité !)

De retour à la maison même pas le temps de manger, trop fatiguée ! J’a! dormi 3h ! Paf !

Je n’avais pas encore les idées claires quand J est passée à l’improviste. Ça m’a fait terriblement plaisir même si je n’avais pas ma vivacité d’esprit habituelle. Elle ne semble pas m’en avoir tenu rigueur.

Rencontre du soir. Le genre de truc qui me dégoûte. Il était énorme. Beurk.

Mercredi

4h30, et Paddy était à fond. Encore plus beurk beurk beurk ! Heureusement que ma maison a une double circulation. Et hop d’un côté pour récupérer mon petit déjeuner et hop de l’autre côté pour remplir mon Thermos. Mais beurk quoi !

Comment faire de jolies photos pour ne pas avoir l’impression de faire que dormir et travailler ?

Quand ça veut pas…

Découverte du jour : Tenu le nouveau Schein. Évidemment c’est tentant. Évidemment ma conscience s’est éveillée. Je ne consomme plus à tort et à travers. Quel chemin parcouru ! Mais il n’y a que moi qui le vois ça…

Le Clan des blondes.Une paire d’heures pour reprendre mon souffle. 

Oh surprise !

En rentrant devant ma porte un paquet… Lequel de mes voisins remercier ? J’ai eu le fin mot de l’histoire quand quelques jours plus tard un monsieur a sonné à la porte (et m’a sorti de ma sieste) pour me donner un autre paquet identique. Il semblerait que c’était pour ma voisine et que le monsieur habite dans le quartier. Faudrait que je trouve le temps de planter maintenant, mais où ? Grande question…

Sieste chacun sur son coussin. Enfin moi dans mon lit. Et tout l’après-midi. 

Et la liste des choses pro à faire qui s’allonge aussi vite que diminue mon énergie. Décourageant. 

La fille des Rabastinois-d’en-haut qui passe faire un bisou (et son père qui la rejoint). On s’est mise à jour, on ne s’était pas vus depuis longtemps. 

Fin de journée au bout du rouleau avant de filer au lit pour pouvoir enchaîner. 

Jeudi

5h20 dans le métro…

Une lueur derrière les stores baissés du centre opérationnel. Le soleil se lève enfin. 

La photo floue la plus improbable que je j’ai faite. Ou pas faite justement.

Après sieste +++ et tentative d’émerger, j’ai réussi à ouvrir un œil quand les enfants sont passés. On discute, on se met à jour, on se raconte les derniers trucs et je me sens souvent mieux après leur passage. 

Le drame de la vieillesse, je crois qu’on fêtait un truc, mais je ne me souviens plus quoi. Enfin, il faut bien la boire cette Pina Colada qui reste dans le frigo. En vrai, je n’ai pas fini mon verre (ça je me souviens) et je bois vraiment de moins en moins d’alcool. La même sensation qu’avant mes 30 ans, comme quand je n’aimais pas/plus ça. Ce n’est pas un problème du tout, ni même un regret, plus une constatation. 

Vendredi

Sans commentaire. Mais heureusement que c’était le dernier jour de la semaine.

Un résumé parfaitement juste.

Je déjeune quand j’arrive au boulot. Franchement, c’est difficile pour moi d’avaler quelque chose à 4h30 du matin. Sans parler du temps que ça prend. Impossible pour moi de me lever plus tôt. Toute la semaine, j’avais ressenti la faim et une certaine mollesse.J’ai pris conscience que je devais peut-être augmenter la quantité et la qualité de mon petit déjeuner quand j’ai grignoté un croissant. Avoir de l’énergie c’est aussi manger. Et comme je ne peux pas manger de viennoiserie tous les matins, je me suis ajusté. 

Retour et tentative de photos artistiques.

Ça caillait un peu alors thé bien chaud.

Pour éviter de faire que bosser et histoire d’être curieuse, j’ai traîné sur les appli de fringues. Pas de risques comme ça de dépenser. Je ne valide jamais mes paniers. Pas très satisfaisant en vrai, il n’y a pas ma taille. D’ailleurs, je ne la connais même pas ma taille. C’est plus simple comme ça et mes robes sacs à patates ne jugent jamais mes kilos en trop à défaut de me mettre en valeur. 

Et quoi d’autre ? Sieste, mais alors un truc de dingue ! Je me suis couché vers 15h et je me suis extraite du lit quand j’ai entendu la voix de Raph à 19h. Et à 21h30, j’étais de nouveau dans mon lit pour une vraie nuit de sommeil. Je n’allais pas pouvoir faire la grasse mat mais au moins pas de réveil à 3h45.

Nous partions en week-end, Raph et Emmy aussi, fallait qu’on se synchronise.

Samedi

Alors pas grasse matinée, car nous avions rendez-vous vers 10h avec les Rabastinois-d’en-Haut pour un Trip moto. Direction le Lot et le festival de Montgolfières de Rocamadour. Nous avions prévu le coup depuis plusieurs mois déjà. Et j’avoue que c’est un peu ce qui m’a porté toute la semaine. « Tiens le coup, le week-end sera beau, tiens le coup ! » 

Premier arrêt pour détendre nos jambes et manger un bout à Cahors. C’est une ville que je connais depuis toujours évidemment, mais c’est une ville passage, où nous nous arrêtons jamais. Le n’avais jamais visité le cœur historique (ou je m’en souviens plus). Et c’est bien mignon en fait. On n’a pas fait grand-chose, on n’est pas allé au pont Valentré, on n’était pas venu pour tout voir. Les quelques éléments architecturaux que nous avons croisés étaient charmants et c’est là l’essentiel. 

Et puis on avait faim et la terrasse de cette crêperie nous a tendu ses sièges. 

Le serveur était drôle et assurait le show. Leurs galettes, ma salade et nos crêpes étaient bonnes. Et puis, ils avaient du Coca Zéro. 

Cette cathédrale Saint-Étienne nous intriguait avec ses coupoles. 

Ses vitraux visibles de l’extérieur.

Ses frontons sculptés.

Ses portes sans escaliers qui conseillaient de passer par ailleurs. 

Et son étrange intérieur…

Un arbre à vœux.

Et cacher derrière une porte, un cloître incroyable. 

Vraiment une étonnante découverte. 

On est remonté sur les destriers d’acier et hop à Serres. Par un heureux presque hasard, il y avait aussi Kiki et Zaza. Et Papy JM a accepté de prêter sa vielle BMW à son fils pour que nous puissions partir tous ensemble. Zaza n’avait pas fait de moto depuis 25 ans et flippait un peu (d’accord, beaucoup, mais ça s’est vite amélioré), mais c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. 

En selle pour Rocamadour donc. L’envol était prévu pour 17h. Évidemment il y avait beaucoup de monde, mais avec les motos nous avons pu nous garer tout prêt. On a brassé un peu et enfin trouvé une place pas trop désagréable (compte tenu du monde). Les photos parlent d’elles-mêmes tellement c’était beau. 

Il y avait même un éléphant ! Je vous jure qu’on n’a rien bu !

Oui, il y avait un canard aussi ! Et on a toujours rien bu.

Bref, c’était juste sublime.

On a croisé A et L du Clan des voisins de Saint-Sulpice. Je me serais bien posé en terrasse avec eux, mais Zaza voulait rentrer avant la nuit. Dommage, mais en même temps, il y avait aussi l’anniversaire de Kiki à fêter. Et l’on a passé une super soirée. Je ne me rappelle pas avoir autant ri dans cette maison. 

Dimanche

Réveil aux aurores, le prochain départ des montgolfières était prévu pour 8h30. On a eu un peu de mal à sortir du lit j’avoue et je n’ai pas été des plus réactive. Et pis, ça caillait un peu. 6°C, c’est frisquet de bon matin pour monter sur la moto. 

Alors, on a pris des forces.

Les bolides sont sortis de la grange. 

On est arrivé trop tard. Elles avaient toutes décollé et étaient déjà trés loin de la cité. Mais ce n’était pas grave, le moment était beau. 

Et puis, j’ai fait des photos…

Détour par le joli village de Couzon pour revenir vers la Cité, nous étions sur l’autre versant.

Ce qui est bien avec Rocamadour, c’est que c’est toujours beau. Avec ou sans montgolfière.

Ce fameux verre en terrasse sans A et L repartis vers le Tarn.

Et l’on n’allait pas se laisser impressionner par les 233 marches d’escaliers quand même. Non, c’est vrai, on n’est pas monté à genou. 

Et la récompense en rentrant dans le sanctuaire.

Comme toujours, j’aime ces lieux de ferveur religieuse. Il se dégage toujours quelque chose d’émouvant de ces endroits. Et même si je ne suis absolument pas croyante, j’aime me laisser envelopper par l’émotion. 

J’ai une passion pour les reliques et leur histoire. Mais vous le savez déjà. 

Savez-vous qu’il a une épée plantée dans la roche au-dessus de la chapelle miraculeuse ? C’est celle de Roland, le neveu de Charlemagne. Ils étaient partis en campagne contre les sarrasins (qui en réalité étaient Vascons) et les avaient repoussés jusqu’en Espagne. Content d’eux, ils ont fait demi-tour pour rentrer et Roland est resté en arrière-garde. Sauf, qu’ils ont été attaqués et que le pauvre Roland a sonné et encore sonné dans son cor pour prévenir son oncle. Mais un traître à la solde des ennemis à détourner l’attention du roi et Roland et des frères d’armes ont vu la mort arriver au galop. Roland ne voulait pas que Durandal, son épée chérie, tombe entre de mauvaises mains. Il a tenté de la détruire en cassant un rocher, il a juste fendu la montagne à Roncevaux. Comme ça ne marchait pas, il l’a jeté dans la vallée tellement loin qu’elle est allée se planter dans la paroi de Rocamadour à plusieurs centaines de kilomètres de là…

Bien sûr, c’est une légende (ah bon ?), et si vous voulez en savoir plus, Wikipédia est votre ami. Moi, je l’aime bien. D’abord parce que c’était ma Grand-Mère qui me la racontait et ensuite parce que c’est vrai quoi ! Durandal est toujours dans le rocher depuis tout ce temps ! Ne me cassez pas mon rêve ! J’ai adoré raconter cette histoire aux miens juste là au pied de Durandal. C’est peut-être les vestiges d’une autre vie où j’aurai pu être guide et conférencière. 

En attendant, Rocamadour c’est toujours bien en fait.

Vous l’avez dans la tête la chanson de Bashung ? 

J’ai joué avec leurs ombres.

Rocamadour est le 3e site le plus visité d’Occitanie derrière Carcassonne et Lourdes, et bien la station essence est encore au milieu du village avec paiement au dépôt de pain. Un brin désuets, mais tellement mignon. 

En parlant de désuet, cette voiture improbable.

Retour à Serres, affamé, fatigué, comblé. Et la portée de petits minous de cette année. Le petit roux est tellement mignon. On a bien essayé de convaincre Emmy et Raph, mais difficile de ramener la petite bête dans le top-case quand même. 

Et la route du retour… En voilà un bon week-end avec du partage, des rires, de belles choses, de la moto (400 bornes quand même en 2 jours, pas mal ! Enfin si mal au culcul quand même). Et un chat content de me retrouver…

Vous vous dites ouf ! C’est enfin fini. Et vous avez raison. Mais il me fallait bien un week-end aussi intense pour me permettre de survivre à la semaine aux horaires décalés qui suivait. C’est passé trop vite même si je me suis attaché à vraiment vivre pleinement chaque instant. Enfin, j’ai essayé, l’exercice ne m’est pas naturel. Écrire ce résumé m’a permis une fois de plus d’ancrer les choses. D’ailleurs, j’ai remarqué que souvent je ne me rappelle pas des lieux ou des moments eux-mêmes mais des photos que j’en ai faites. Arrêter de faire des photos ? Pas si constructif ! Les choses me glissent dessus comme la pluie sur les ailes d’un canard. Les photos au moins restent dans un coin de ma tête. Je vais donc continuer comme ça. Et continuer encore. Un pas après l’autre, comme dit ma mère. 

Bonne semaine et des bises à tous. 

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