Semaine 33 de 2024

Quand le rien succède au pas grand-chose, vous vous doutez bien du résultat… Non, je ne spoile rien (ne divulgâche rien pardon), mais je ne vais pas vous mentir non plus… Je suis bloquée dans la diagonale du vide, on dirait… Bref…

Lundi

Très assidue. Le boulot a pris tout mon temps. Et je l’ai laissé faire. Un espèce de cercle vicieux.

Sous haute surveillance.

Heureusement, un peu de couleur dans le jardin avec les grandes fleurs des hibiscus des marais achetés la semaine dernière. C’est tellement beau. Leur retour dans mon jardin était une évidence. Ça nous a donné envie de réaménagement, il va y avoir quelques travaux paysagers à l’automne.

Julie qui me connaît bien et qui a compris que la diagonale du vide allait finir par m’être fatale, à proposer un ciné. Elle avait très envie de revoir « Le Comte de Monte-Cristo ». Je ne l’avais pas encore vu. Parfait ! Comme tout le monde, j’ai beaucoup aimé. Niney est parfait. Les trois heures sont une formalité. À voir sur grand écran pour plus de sensation.

Oh, bé fallait bien débriefer après évidemment ! Quoi ? Le bar à côté du ciné avait des crêpes ? Oui, c’est vrai… Et au Nutella ? On n’allait pas dire non quand même. Surtout qu’il nous fallait notre dose de sucre. Bref, un peu de lumière dans la grisaille de ma tête.

Autre moment léger, la préparation du repas du soir. J’ai été hyper désorganisée, malgré HelloFresh et tout. Pas envie de cuisiner. J’avais heureusement un joker de prévu. Et là, autour de la table, Raph, Emmy, Jul et moi, tous les quatre dans l’action à raconter nos journées. Ça n’a l’air de rien, mais moi, j’en profite pour lâchement leur piquer leur énergie.

Il y avait bien long que je n’avais pas traîné sur VP. Mais nous avions un grand besoin de nouvelles gamelles. Le prix était imbattable. Comme d’habitude.

Grande discussion avec Raph. Il s’est plaint de son Flow sur Deezer qui parfois lui proposait des morceaux complètement improbables par rapport à ce qu’il écoute habituellement. Avec Jul, nous avons éclaté de rire ! Nous ne pensions pas que notre « farce » avait tenu si longtemps ! Je vous raconte : Raph a eu 18 ans en pleine période COVID. Pas de rassemblement, pas de fête possible. Sauf, que 18 ans quand même ! Alors, j’avais comploté avec ses copains et ils s’étaient tous retrouvés ici à la maison en presque secret. Raph était surpris, on a passé une super soirée, tout le monde était ravi. Alice et le Chat étaient là aussi. Au bout d’un moment, ils se sont tous envolés comme un nuage de moineau pour aller poursuivre la fête ailleurs. On est resté tous les 4, avec en bande-son le Deezer de Raph… La tentation était trop forte, on lui a pourri son flow en likant des morceaux improbables. Enfin surtout pour lui. Les Sardines, Une chanson douce, Les Lacs du Connemara (forcément), Sebastien Patoche et quelques autres pépites. Voilà, c’est tout. On pensait qu’il repérerait vite la blagounette. 3 ans ! Ça a duré 3 ans ! Et moi, j’en ai ri aux larmes ! Il a fait le ménage immédiatement ! Mais il a quand même dit qu’il gardait la chanson douce que lui chantait sa maman…

Mardi

En ce moment, c’est le bazar à Rabastens. Dans la ville, mais aussi sur les réseaux sociaux. Pour soutenir les troupes, Actu Toulouse a fait un article sur la beauté de notre commune. Les pauvres, ils se sont pris une vague de haine de tous les haters du coin (et ils sont nombreux) parce que je cite « quand même, avec tout ce qui se passe, ce n’est pas le moment de faire venir des gens (des étrangers ? Beurk) à Rabastens ! » accompagné du traditionnel « c’était mieux avant » etc. etc. Outre le fait que les commerçants de notre cité ont bien besoin de soutien, moi je trouve ça bien que les touristes viennent voir par ici si l’on y est. Mais j’habite dans un quartier tranquille, allez vous me dire. Bref y en a un qui a tout compris, p’être qu’il faudrait le contacter non ?

Okinawa taco rice : salade de riz nipponne. On a tous aimé même si franchement la salade verte n’apportait pas grand-chose. D’ailleurs en général la salade verte d’HelloFresh n’est pas terrible. C’est bien le seul reproche que j’ai à leur faire. Je vais essayer à l’avenir de choisir des recettes sans salade verte. 

Thermomo a reçu son carton pour partir en réparation. J’avoue que c’est vraiment pratique. Le lendemain, ils sont venus le chercher. Il va se refaire une beauté et reviendra en plus de nouveau garanti pour 2 ans. Ça coûte une blinde mais ils sont quand même très fort chez Vorwerk.

Après manger (très tôt), Jul a dit : « Viens on va se balader, t’es pas sortie depuis longtemps ». Bien sûr j’ai râlé, grogné, mais j’y suis allée en traînant des pieds. Signe quand même de mon état de « beurk » du moment. Heureusement, la lumière était belle.

Quelques mûres. Jul sait me parler.

On avait la langue toute noire, et c’est ça qui est drôle non ?

Oh bé, des figues aussi. C’est gourmand les fins d’été.

Il était 20h35 (très exactement, j’ai regardé l’heure) quand Jul a proposé de passer chez les Filles. J’ai eu peur de les déranger… Il a insisté. Le moment a été très agréable. (Oui, je sais Julie, il faut que je travaille sur cette peur de toujours déranger… Je sais, je sais)

D’ailleurs, le moment est toujours agréable avec elles et leur chat gardien de cimetière.

Mercredi

Vite avant les blondes, parution du résumé de la semaine dernière.

Oh ? Mais que se passe-t-il ?

Ah ben voui, la météo avait prévenu…

Trafic de voiture. Raph avait besoin du Partner de son père pour transporter des trucs. Comme il faisait moche, Jul n’est pas parti en moto, mais avec Simone, la voiture de Barbie qui possède la bonne vignette pour naviguer dans Toulouse. Et moi… J’ai récupéré le Tank ! Oh plaisir de le retrouver pour la matinée. Il est trop gros, trop lourd, trop encombrant, trop puissant. Mais comme je l’aime d’amour. Je ne m’en remettrais jamais, je pense, même si bien sûr je me suis rangée derrière la voix de la raison.

Les Blondes of course. Il faisait tellement moche que Jul n’a pas pu bosser et nous a rejoints.

Et retour devant l’ordi avec le chat collant.

Pourquoi ai-je mes lunettes, que je ne suis pas maquillée et que je ressemble à un épouvantail ? Une belle allergie des yeux a dit la pharmacienne. C’est que depuis quelque temps, je me gratte. Comme quand j’étais ado. Les coups de soleil, les yeux, les piqûres d’insectes, un début de psoriasis… J’ai la peau hyper réactive. Est-ce qu’on peut dire que je suis à fleur de peau ? Il n’y a qu’un pas…

Une fin de journée très très tardive. Quand ça ne veut pas…

Jeudi

Bonne nouvelle, j’ai fini tard la veille, mais pas de travail en ce jour férié ! Youhou ! Alors… pas grand-chose. Jul a eu envie de regarder Nautilus. Je me suis posée avec lui et en deux minutes je dormais profondément. Je crois (en fait, je suis sûre) que je ne dors pas bien du tout. Je fais attention pourtant. Je sais bien que de la qualité de mon sommeil dépend le reste de mon bien-être, mais je ne peux pas toujours maîtriser l’ensemble des paramètres. 

Et sinon ?

Jul a récidivé : « Viens, on va se promener ! » Nan ! Siiiiiii ! Bon, ok…
Comment cette voiture est arrivée ici ? Mystère…

Week-end de fête à Rabastens. Je vous épargne les rageux pour qui faire la fête est indécent en ces temps troublés. Et si justement c’était une façon de conjurer le mauvais sort. Les gens m’énervent tellement.

Traversée de pont. C’est pas mieux de l’autre côté mais si nous pouvions juste tous être solidaire.

À Couffouleux (comme ailleurs), ils ont une conception toute particulière du sport. Le bruit du ballon dérangeait les riverains. C’est vrai que c’est mieux quand les gamins sont collés devant les consoles. Ça fait moins de bruit… Ah, mais oui, mais non, suis-je bête ! Ce n’est pas possible non plus, ça en fait des vampires paresseux et agressifs. Décidément, c’était mieux avant. Les gamins allaient chez les scouts au fond des bois où ils pouvaient gueuler pendant qu’on abusait d’eux. Vraiment, c’était tellement mieux avant. Il y a un city parc vers l’école, j’espère qu’il est utilisé, lui. Est-ce que je suis énervée ? Un peu effectivement.

Retraversée de pont.

Sur les remparts, pendant qu’on regardait les travaux (oui, les remparts aussi s’écroulent. D’ailleurs, ça a commencé par là) une dame d’un certain âge s’approche. Nous demande ce que nous cherchons et nous explique qu’elle vient en vacances depuis 1965. Très bien. Nous vivions ici depuis 2006. Nous avons aussi deux ou trois avis sur la question. Et hop, ça repart sur le c’était mieux avant. Je m’écarte pour ne pas devenir agressive. Jul reste calme, mais la remet gentiment à sa place. C’est quoi l’idée en ce moment ? Me faire chier ? Et le premier qui dit que je n’ai pas de patience…

Au bout de la rue, ce pauvre chat tout pouilleux qui faisait office de vigile. Z’ont bien changé les employés municipaux. Décidément dans cette cité plus rien ne va si même les vieux chats pouilleux sont mis à contribution. 

Le détour par la rue de l’Abreuvoir enfin rendu a la circulation après plus d’une dizaine d’années de fermeture pour cause de mur écroulé. Tiens, tiens…

Et le passage par la Ruine. Impossible de faire autrement, c’est posé là au milieu comme une m*rde.

J’oublie tout le temps que la ville est truffée de lavoirs souterrains. Il n’y a plus d’eau pour éviter les accidents.

Pour une petite balade, elle était pas si mal.

En rentrant, on a sorti l’apéro. Les enfants sont arrivés, se sont posés avec nous. Et la soirée a été douce sans « c’était mieux avant ». J’en peux plus des « c’était mieux avant ».

Bon, comme j’ai vu le film et que je n’avais lu que deux chapitres du Comte de Monte Cristo en deux semaines, j’ai lâché l’affaire. Et je suis allé vers mon Delerm de l’été. Parce que c’est toujours bien un Delerm l’été. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, c’est de « l’instant présent » presque photographique et pas du tout du « c’était mieux avant ».

Vendredi

Au réveil, cette image d’Alice avec son éternelle marinière.

Et puis, faut bien s’y remettre. Un de mes clients avait besoin d’un nouveau visuel en plusieurs formats.

Pendant une pause, cette drôle de bête dans le jardin. Elle était énorme. Plusieurs centimètres.

Est-ce que je travaille avec ChatGPT ? Ben oui ! Honte sur moi ! Pourtant ça me fait gagner tellement de temps et d’énergie. Et puis c’est l’avenir, mieux vaut maîtriser l’outil qu’en avoir peur non ? De toute façon, c’était tellement mieux avant quand il n’y avait ni l’électricité ni la roue, et qu’on vivait tous dans une grotte et qu’on dessinait sur les murs.

Laurie, la voisine, est passée boire un café. Nous ne l’avions pas vu depuis des semaines et il y avait vraiment beaucoup à mettre à jour. Mais alors vraiment.

Et puis calme et sieste au soleil. Évidemment quand Raph est arrivé, pourtant tout en douceur, PaddyRoux a eu peur et m’a lacéré les cuisses. Mais ça valait le coup, c’est la première fois qu’il montait avec moi dans le hamac.

Comme la veille, on a sorti l’apéro. Les enfants se sont posés avec nous et l’on a refait le monde. C’était improvisé. C’était doux. J’ai pris la douceur là où elle était.

À un moment, cet éclat de rire ! Il faut savoir qu’on a une private joke avec Issoudun dans notre famille. C’est tombé à pic.

Jul ne les a pas (encore) ceux là.

Samedi

Des figues au petit déjeuner ! Merci Jul ! Emmy les aime aussi. Enfin quelqu’un qui me comprend.

Et… Repas de famille chez les parents d’Emmy. Une très douce journée pour le coup. 

On a retrouvé Archy. Je ne l’avais pas vu depuis leur déménagement. Comme il a grandi !

Vous savez, ce genre de journée qui se déroule tranquillement, fluide et chaleureuse. Raph était ravi de me faire faire le tour de son domaine une semaine sur deux. Oui, je l’ai observé du coin de l’œil. Il avait l’air si heureux et si serein. 

Les tartes tropéziennes de la Maison Salvan. Une tuerie comme d’habitude.

Et piscine !

Avec concours de bombes. Vous le voyez bien son petit sourire heureux là ?

Pareil pour le père.

Bref, une belle journée.

Et en redescendant, cet arc-en-ciel improbable. Il faut prendre les signes (et pas les cygnes) quand ils apparaissent.

Un petit film tous les quatre ? Bonne idée ! Oh un Marvel ! Aah ben non le plus mauvais des Marvel en fait. Pas grave on était ensemble. Mais bon, surtout fuyez ce film !! Nul, niais, mal joué…

Vous avez remarqué ? J’ai réussi à m’organiser pour ne pas avoir à travailler de tout le week-end. Comme quoi c’est possible.

Dimanche

Matinée calme pour tout le monde.

Des éééénormes boutons dans mon dos (une araignée ?). La maman d’Emmy m’avait déjà soigné la veille, mais la démangeaison (insupportable) était revenue. Visite de notre pharmacie. Eurêka ! Il y a ce qu’il faut ! Je suis sauvée !

Oups… Le dernier tri de la pharmacie datait du confinement. Tant pis, j’ai trop mal. Ça a fait le taf. Emmy a fait les gros yeux en rentrant.

Il y avait longtemps tiens ! Nul !

Séance de jardinage.

Les hibiscus des marais ont trouvé leur place.

Ça devait arriver… Depuis, j’avoue que je carbure à ça. Ça me permet de tenir debout. Ça passera. Ça passe toujours…

« Viens, on va se promener ! » Encore ?!?! Pfffff

Difficile de prendre des photos tranquillement…

Bon, cette fois, il y avait une récompense : le coca zéro a la buvette du camping. Comme ça, je veux bien.

Pas si mal au final.

Linguine saucisse, fenouil & crème de basilic. Juste incroyable !

J’avais envoyé un message à Raph pour savoir s’il mangeait avec nous. Non, mais finalement oui ! Et il a vraiment bien aimé les pâtes. Par contre, le pauvre, l’ouragan lui est tombé sur la tronche, il n’a rien compris. C’est qu’à un moment, ça parlait d’Alain Delon et des années 80. Et il dit très innocemment : « pff, moi, j’aurais préféré vivre dans les années 80 ». Et là, et là, j’ai dégainé en vrac le patriarcat qui enchaînait les femmes, le téléphone à fil qui t’enchaînait chez toi et devant toute le reste de la famille, les rendez-vous manqués, les voitures sans clim, et tout le reste ! Il a même dit à un moment «mais ne m’engueule pas !». Ce n’est pas après lui que j’en avais évidemment, mais après le « c’était mieux avant ». Mais ça, vous l’aviez compris… Je me suis déjà excusée, mais pardon encore mon cœur. 

Et si la coupable de toute cette agitation était la lune… En tout cas, l’insomnie cette nuit a été à la hauteur de ma fébrilité.

Bon, on ne va pas se leurrer, ce n’est pas terrible du tout. Il ne s’est rein passé de particulier, mais je pense que la chimie se détraque un peu. Et puis il y a la pleine lune. Et puis il y a la diagonale du vide. Et puis il y a la fin du mois d’août comme dirait ma mère… Ça va passer… Ça va passer… 

J’espère que vous finissez tranquillement vos vacances. Je vous embrasse fort. À la semaine prochaine !

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