Euh, dites-moi, y aurait-il un contrat sur ma tête ? Parce que là, entre les douleurs qui s’invitent, les émotions qui débordent, et la fatigue qui s’installe, j’ai vraiment l’impression d’être au cœur d’un mauvais scénario. Alors, c’était quoi ce bazar ? C’était un peu comme si l’univers testait mes limites. Est-ce que j’ai survécu à tout ça ? Accrochez-vous, je vous raconte tout…
Lundi
Comme souvent, YogiTea a eu le mot juste pour commencer la journée. En préparant ma tasse, j’ai fait sortir Hadès, sans trop m’inquiéter. Je lui ai fait son injection. Il avait l’air un peu patraque, mais rien d’inhabituel…

La douleur aux dents persistait, et le dentiste n’ayant rien pu faire, j’avais rendez-vous chez le médecin. Sous une grisaille tenace, je me suis donc rendue à la consultation.

Verdict : un traitement de cheval pour calmer la douleur et des séances de rééducation de la mâchoire à prévoir.

Après un passage à Saint-Sulpice pour récupérer Julie, direction Toulouse. Objectif : dénicher de jolies décorations pour le réveillon. J’ai failli craquer pour un bonnet « Chaton » qui aurait fait un malheur avec Alice et son Chat.

On a aussi fait quelques repérages pour une fête à venir.

Et puis, un déjeuner bien mérité. Entre confidences et éclats de rire, on a rattrapé le temps perdu tout en se régalant.



Mais voilà, la journée a pris un tournant plus agaçant quand Simone, ma voiture, s’est mise à clignoter comme un sapin de Noël. Un souci de pression des pneus. Jul a jeté un œil au retour. Ces trucs-là me tapent sur les nerfs à chaque fois.

En rentrant, j’ai remarqué le carton vide. Hadès n’était pas rentré. « Il fait 3°C dehors, tu crois qu’il va bien ? » Jul m’a confirmé qu’il l’avait aussi appelé, sans succès. Mon inquiétude grandissait.
En rentrant avec mes nouveaux médicaments, j’ai décidé de trier notre pharmacie. C’est fou ce qu’on peut accumuler. Trouver des boîtes de 2017 ? Sérieusement ?

Mais à 17h, puis à 19h, toujours aucune nouvelle de Hadès. Et, en vérité, plus jamais. Le pressentiment que quelque chose n’allait pas était déjà là depuis des heures. Jul a fait un tour dans le champs voisin, mais rien.
Orion, lui, s’est installé sur mes genoux et n’en a pas bougé pendant plusieurs jours.

Mardi
La matinée a commencé comme une autre, plongée dans le travail.

Mais l’absence d’Hadès pesait lourd.

Quand Jul l’a retrouvé, à seulement 10m de la maison, mon monde s’est brisé. Hadès a partagé ma vie pendant 12 ans, une connexion unique depuis son arrivée, tout petit chaton gris supposément Maine Coon. Il succédait déjà à un autre chat gris que je n’avais pas pu sauver, comme une nouvelle chance.
Avec Hadès, c’était une histoire faite de hauts et de bas. Il a eu plusieurs vies : la gale qu’il nous avait gentiment refilée, sa disparition de plusieurs mois, puis son retour si faible que j’ai dû le soigner patiemment. Ses soucis de santé ne se sont pas arrêtés là : infections des gencives, perte de dents, et enfin, le diagnostic de diabète. Cette période a été particulièrement difficile, pour lui comme pour moi, au plus profond de ma dépression.
Mais Hadès, tout comme moi, s’est relevé. J’ai appris à lui faire ses piqûres d’insuline, et on s’est entouré d’amis et de famille qui ont pris le relais quand c’était nécessaire. Emmy, infirmière, n’a jamais hésité à aider, tout comme d’autres proches. Sinon, il me suivait en déplacement et il adorait ça. Les dernières années de sa vie ont été plus douces, je l’espère. Affectueux, parfois collant, Hadès avait ses habitudes, nos rituels, et une énergie qui me réchauffait.
Son départ laisse un vide immense.

Jul a creusé un trou profond dans le jardin pour lui offrir un bel endroit, où je pourrai planter une belle fleur. Un confetti en forme de cœur s’est envolé et s’est posé près de son nez au moment de l’installation, une petite douceur qui l’accompagnera.

J’ai rangé ses affaires rapidement, sachant qu’attendre serait trop douloureux. Mais je le vois partout, dans chaque recoin de la maison. Je suis terriblement triste.

L’après-midi, préparatifs du réveillon parce que la vie doit continuer.


De nombreux messages de soutien sont arrivés.

Et une douce carte qui m’a touchée, bien que je ne sois pas certaine de l’expéditrice. Si c’était toi, Virginie Velu, ou quelqu’un d’autre, merci infiniment.

Le soir venu, direction Le Bout de l’An à Saint-Sulpice avec le Clan des Chers Voisins.

La déco était superbe, l’ambiance festive, et les petits plats délicieux.






Entre un jeu musical,

un dessert incroyable,

et une surprise improbable,

on a ri, dansé, et craqué des canons à confettis. Une belle soirée pour adoucir ma peine et calmer mes douleurs.
En partant à 5h du matin, gratter le givre sur la voiture était presque une conclusion poétique à cette soirée glacée mais pleine de chaleur humaine.

Je suis rentrée le cœur un peu plus léger, avec cette certitude : la vie continue, et des amis formidables sont là pour m’aider à avancer. 2025 peut commencer !

Mercredi
Après une soirée qui s’est terminée à 5h30, le réveil s’est fait… très tard. Forcément. Mais quelle bonne surprise en ouvrant les volets : du soleil ! Un cadeau inattendu pour commencer la journée, l’année.

Jul, lui, était aux anges grâce à son cadeau de la veille : un grand sac Playmobil contenant une maison presque complète, avec notice et tout. Il a passé la journée à assembler méticuleusement chaque pièce.

Content comme un gamin !

Pendant ce temps, Paddy jouait à cache-cache comme d’habitude.

Dans le sac, il y avait aussi un château, et il s’est aussitôt lancé dans une enquête pour savoir si les pièces manquantes pouvaient être commandées.

Et moi ? J’ai dormi. Dormi. Et encore dormi. Orion, ne m’a pas quittée d’une semelle.


En fin de journée, un gentil film, Chasse Gardée, est venu conclure ce mercredi déguisé en dimanche.

Avec, pour finir, des paroles douces qui réchauffent le cœur.

Jeudi
« Année en 9, transformation ! » a proclamé Julie. Une déclaration pleine de promesses pour 2025.

Au passage, avez-vous lu le résumé de la semaine dernière ? Si ce n’est pas encore fait, foncez !

Orion a vraiment pris la place d’Hadès pendant quelques jours. Une présence étrange mais incroyablement réconfortante.


À midi, Jul a préparé le déjeuner : une salade de camembert pané et lardons, absolument divine. Franchement, dès qu’il y a du fromage fondu, c’est un succès assuré.



L’après-midi, direction Ikea avec un bon cadeau offert par l’entreprise de Jul, une belle somme à dépenser. Sur l’autoroute, la vue était à couper le souffle.


Une fois sur place, c’était le plaisir simple de flâner chez le géant suédois : couettes, linge de lit, serviettes, assiettes à soupe, passoire, saladiers, housses de coussins, cintres… de quoi donner une nouvelle vie à la maison. Et bien sûr, impossible de repartir sans quelques bougies pour l’ambiance.

Le soir, séance cinéma à la maison. « Daaaaaali ! » de Quentin Dupieux m’a captivée avec son approche décalée que j’adore. En revanche, « L’Esprit Coubertin » ne m’a pas du tout convaincue.


Vendredi
Nouvel épisode du feuilleton « Mâchoires en vrac » : direction mon ostéopathe préférée pour un petit check-up. Et il y avait du boulot, croyez-moi !

Dans la salle d’attente, un mot doux sur la porte de ma copine qui travaille au même endroit m’a fait sourire : « La clé des toilettes ? Vraiment ? »

Quand je suis rentrée, complètement mâchouillée et un peu groggy, la musique de Jul m’a semblé… disons, agressive ? Ou peut-être était-ce moi, tout simplement à bout de forces.

Jul a pris les choses en main et préparé à manger : un Flash Burger au poulet doré avec un écrasé d’avocat. Simple mais efficace, exactement ce dont j’avais besoin.


Mais la vérité, c’est que j’étais épuisée. Un feu dans le poêle, une couette, et hop, sieste forcée toute la journée. Rien de ce que j’avais prévu n’a pu se faire, mes yeux se fermaient tout seuls.

Même les calissons de ma mère n’ont pas réussi à me maintenir éveillée.

Et puis, de toute façon, je ne pouvais pas bouger… j’avais un chat !

Le soir, on a tenté un film : « Cocorico ». Comment dire… Non. Non, vraiment, il n’y a rien à en dire. Mais alors rien du tout.

Samedi
Un peu mieux ce matin là, et heureusement, car il fallait rattraper le retard accumulé pour que tout soit prêt à temps. J’ai bien avancé, mais je n’ai pas levé le nez de la journée.


Au détour de mes travaux, je suis tombée sur un post intéressant. Je me suis dit que ça valait le coup de le garder sous le coude, on ne sait jamais.

Le soir, une invitation spéciale : célébrer le demi-siècle du voisin du bout de la rue. Une belle soirée en excellente compagnie, avec un tajine tout simplement incroyable.

Et puis, j’adore la déco chez mes copains. Il y a toujours un détail, un objet, un petit truc à regarder qui retient l’attention.

Dimanche
Je fais la maligne, mais entre la douleur, le tramadol, l’ostéo, les émotions et tout le reste, la fatigue est bien là. Sortir du lit relève du défi, et je ne suis franchement bonne à rien pour le moment.
Heureusement, cette année, c’est Jul qui s’est chargé de la galette pour le concours annuel. Il a fouillé dans nos livres de cuisine – que je ne me souvenais même pas avoir – et est tombé sur un Cyril Lignac avec une tête d’ado de 12 ans.

Finalement, c’est Marmiton qui a eu ses faveurs (classique), et il a longuement réfléchi à l’endroit parfait pour cacher la fève.

À 15h, nous étions prêts avec les Chers Voisins pour notre traditionnel concours de galettes.

Celle de Jul ? La rectangulaire.




Pour moi, c’était Yogi Tea Bonheur et un bout de chaque galette pour juger de la meilleure.


Entre deux bouchées, le paysage à travers la fenêtre : quelques rayons de soleil perçaient la brume, rendant tout presque irréel.



Bon, soyons honnêtes, entre les excès des fêtes (pas si énormes pourtant) et les médicaments, je suis à +3 kg. Je suis toute bouffie. Bref, une reine oui, mais une reine bouffie.

Comme chaque année, les Chers Voisins ont distribué leurs trophées : celui de la galette achetée, celui du dernier arrivé, et bien d’autres encore. Toujours des jolis petits lots. Et oui, pour les curieux, les oiseaux chantent quand on passe devant.

Puis, il a été l’heure de rentrer, préparer la soupe du dimanche soir.
Les enfants sont arrivés, et ça m’a fait chaud au cœur de les retrouver.

Et voilà, une nouvelle semaine s’annonce. Jul est encore en vacances jusqu’à mardi, il a un peu de répit, et moi je vais tenter de reprendre le rythme.
En ce début d’année, je vous souhaite à tous une merveilleuse année 2025. Qu’elle soit douce, lumineuse, et pleine de moments simples mais précieux, comme ceux que j’aime tant partager ici avec vous. Merci d’être là, et que cette année soit aussi belle que vous l’imaginez.

Tous mes voeux de bonheur et de douceur.
Je t’aime fort
bisous doux ta Maman