Je sais bien que c’est un peu le bazar et que je suis très en retard. Mais vous le savez, parfois les choses ne coulent pas toutes seules. Alors je vais pas chouiner pendant des siècles parce que j’ai manqué de temps — et je vous raconte enfin ma semaine 18. Surtout qu’elle en valait la peine, celle-là.
Lundi
Ça commence par un peu de formation. Parce que c’est important de garder l’esprit en alerte… et parce que sinon, soyons honnêtes, je m’ennuie comme un rat mort.
Apprendre, bidouiller, tester : ça me permet de tenir la route. Avant de changer de décor.

La voisine est arrivée avec un petit bout de Bretagne sous le bras.

Jul, en vacances, n’a pas mis longtemps à se régaler. Il a un petit faible pour les biscuits bretons, surtout quand ils débarquent à l’improviste.

Rendez-vous trimestriel avec le Dr F pour faire le point sur cette situation un peu bancale. On a décidé de… ne rien décider. On attend. Et on verra bien si l’énergie revient une fois que cette c*nasse de sciatique sera enfin éliminée. Oui, elle s’accroche, la vilaine — et elle me pourrit la vie. Enfin… surtout mes nuits.


Le voisin qui passe, les bières qui s’ouvrent… C’est pas les vacances, là ? enfin pour certains…

Ce soir-là, un peu au bout du rouleau, j’ai rejoué la carte de la molécule presque miracle. Spoiler : toujours aucun effet.

Quelques recherches sur la sciatique… Manquait plus que ça.
Apparemment, ce serait une histoire de « peur du changement », de « refus d’abandonner ses schémas mentaux » et de « confort bouleversé ».
Ah.
Alors non seulement elle me flingue les nuits, mais en plus elle me juge ?
Vraiment, cette sciatique coche toutes les cases.

Au dîner : buddha bowl aux falafels et sauce yaourt. Exactement ce dont j’avais besoin. Simple, frais, réconfortant. Comme un petit câlin dans une assiette.


Mardi
Matinée hyper active.
Remplissage de valise en mode efficace, et expulsion de chat en boucle.
Pourquoi les chats aiment autant les valises ? Je ne comprendrai jamais. C’est un mystère universel — comme les chaussettes disparues ou les câbles qui s’emmêlent tout seuls.

Retouches couture. Oui, oui, ça m’arrive encore… parfois. Pas souvent, faut pas rêver. Mais une aiguille, un ourlet et une once de courage.

Et ménage aussi, tant qu’on y est.
Parce qu’apparemment, partir en vacances sans passer un coup d’aspi, c’est interdit par la loi non écrite des gens civilisés. Clairement, je suis une délinquante la plus part du temps, mais là, Raph et Emmy venaient garder la maison.

Pendant ce temps-là, d’autres…

En revenant de chez le Dr F la veille, je m’étais arrêtée chez Truffaut pour compléter mes bords de fenêtres.
Petit craquage botanique, rien de bien méchant. Et franchement ? Le résultat me plaît beaucoup.
Des succulentes, des pots de bric et de broc, des théières recyclées… un joyeux bazar végétal qui me ressemble pas mal, finalement.
Une touche de verdure qui ne craindra pas la sécheresse de l’été.


Et puis… ça a été l’heure.
Et hop, traversage de pont.
Direction la gare, Paris en ligne de mire, et ce mélange d’excitation et de flottement qui accompagne chaque départ.
Ça y est, les vacances peuvent commencer. Enfin, moi, je n’étais pas vraiment en vacances mais en tant que digitale nomade je suis libre de mes déplacements et de mon emploi du temps.

Sur le quai, un petit mot griffonné sur le béton : I LOVE YOU.
Message anonyme ou déclaration universelle ? Peu importe. Ça m’a fait sourire.
Le genre de détail qui rend un quai de gare… un peu romantique, même avec 15 minutes de retard annoncé. Nan, c’est pas vrai ! Le train était à l’heure.

Direction la gare de Toulouse pour donc une semaine parisienne avec Alice et le chat.
On est arrivées tôt (la concordance des temps n’était clairement pas avec nous), alors on a fait ce qu’on fait de mieux : terrasse au soleil.

Limonade et Coca Zéro.

Et puis go ! Enfin… Ouigo.
Installées (à peu près) confortablement, valises casées au chausse-pied, c’est parti.
J’ai profité du trajet pour bosser un peu.
Et puis entre deux e-mails, j’ai quand même regardé défiler les paysages.

Jul s’était occupé du pique-nique.
Version sandwich maison, pain de mie moelleux, salade croquante et tranches de saucisson alignées comme à la parade.
Pas de chichi, mais du bon.

Passage par Bordeaux,
avec en bonus, un coucher de soleil à tomber.
Le genre de lumière dorée qui te fait lever la tête et te dire que t’es exactement au bon endroit, au bon moment.
Le train a continué sa course, mais moi, j’étais suspendue à cette vue.
(Et j’ai évidemment pris une photo floue. Classique.)

Alice était venue nous chercher.
Et j’étais tellement contente de la retrouver. Son sourire à l’arrivée, ses bras ouverts.
Le genre de retrouvailles qui fait du bien. Juste là, présentes, évidentes.

Les trésors des rues de Paris.
Une guitare cassée posée contre un muret, abandonnée comme une vieille chanson qu’on aurait trop jouée.
Poétique ou tragique ? Je ne sais pas. Mais elle m’a arrêtée.
Paris a ce don de te balancer des morceaux d’histoire sans prévenir, à n’importe quel coin de rue.
Et parfois, même les objets brisés ont quelque chose à raconter.

Et au dodo.
Il était plus que temps.
Les valises, le train, les retrouvailles, les émotions… tout ça pèse.
Alors j’ai posé la tête, fermé les yeux, et laissé Paris me bercer.
Demain, on commence vraiment.
Mercredi
Elle est belle, celle-ci !
11 ans déjà. Son air de sale gosse, sa casquette trop grande, cette langue tirée juste pour la photo… et tout l’amour du monde derrière son regard frondeur.
J’ai souri.

Quand tu te réveilles avec ce beau soleil et ce ciel bleu éclatant…
Tu sais que la journée s’annonce douce.
Pas besoin de plus : une lumière qui traverse la fenêtre, un air léger, et cette sensation que tout est (presque) possible.
Paris, jour 1. On est prêts.

Petit déjeuner studieux.

Et hop, en route !
Sac sur l’épaule, baskets aux pieds, Paris nous attendait.
Pas de programme trop carré, juste l’envie de marcher, d’explorer, de se laisser happer par la ville et ses surprises.
C’est ça, le vrai luxe. N’est-ce pas Julie ?

Récupération de Belle-Maman à la gare,
et direction un lieu complètement fou qu’Alice tenait à nous faire découvrir : Ground Control.
C’est immense, vivant, un peu brut, un peu bohème, et ça sent bon la liberté (et la cuisine du monde).
Le principe ? Un espace géant avec plein de trucs sympas à manger, façon food trucks installés en mode chill.
Je pense d’ailleurs faire un petit article à part pour détailler les lieux, les expos et les découvertes… parce que franchement, tout ce qu’on a fait vaut le détour.
Ce que je peux déjà vous dire, c’est que je me verrais bien y coworker avec mes Blondes.
Et même que le Clan du mercredi matin y trouverait parfaitement sa place.
Un thé, un ordi, une bonne dose de bavardages… le tout baigné de cette ambiance joyeusement décontractée. Bref, je veux un Ground Control par chez moi.




Et puis, y avait un pochoir de La Dactylo sur le trottoir.
Ce petit clin d’œil urbain, comme un murmure dans le bitume.

Ah, faut que je vous parle de ça !
En arrivant la veille dans l’immeuble d’Alice, j’ai raté la première marche. Et je me suis littéralement écrasée comme une m*rde.
Voilà. Pas d’élégance, pas de ralenti cinématographique. Juste moi, allongée par terre avec autant de grâce qu’un sac de patates.
Ma cuisse ? Elle a depuis exploré à peu près toutes les couleurs de la terre.
Et la douleur ? Bien sûr qu’elle est au rendez-vous.
Le bon côté, c’est que c’était la jambe gauche : ça équilibre parfaitement avec la sciatique à droite. Symétrie parfaite. Namasté.
Ma mère a dit : “On ne tombe pas à Paris.”
C’est ce que je lui répète tout le temps…

Vous le savez, j’adore le street art.
Et Paris, c’est un vrai terrain de jeu.
À chaque coin de rue, un pochoir, un collage, une phrase volée ou un personnage inattendu.
Ça me parle, ça me fait sourire, ça me donne envie de lever les yeux, de ralentir.
Comme une chasse au trésor géante, version bitume et poésie urbaine.

Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas croisé l’Opéra Bastille.
Massif, un peu froid, pas vraiment séduisant au premier regard… mais je sais pas, y a un truc.
Peut-être le contraste avec le ciel, ou le fait qu’il surgit là, au milieu du quotidien.
Un peu comme un rappel que l’art — même monumental — peut s’inviter entre deux stations de métro.

L’impasse où habitent Alice et le Chat se transforme en piste d’entraînement en fin de journée.
Un groupe de coureurs y passe régulièrement, toujours à la même heure, toujours bien motivés.
C’est drôle : ça fait du bruit, ça s’encourage à tout va, les baskets claquent sur les pavés comme des sabots en furie.
Alice les appelle “le troupeau de gnous”. Et franchement… c’est pas faux.
Dans la lumière dorée du soir, c’était l’occasion parfaite pour une photo un peu insolite.
Du mouvement, de l’énergie, et ce contraste avec le calme de l’impasse : un moment suspendu, à sa manière. À ma manière.

Alice avait passé la semaine précédente à Lyon,
et elle avait ramené un vrai saucisson pistaché.
Oh bordel, comme c’était bon c’t’affaire !
Tendre, parfumé, fondant… la perfection en tranches.
On l’a dégusté comme un trésor, avec des patates et des yeux qui brillent.
(Et autant vous dire qu’il n’a pas fait long feu.)

Jeudi
Ah mais non, je suis pas d’accord !
Je suis pas en vacances, moi !
Alors ma plateforme de programmation de publications n’a absolument pas le droit de tomber en panne, c’est clair ?
Non. Non. Non.
Je ne peux pas bosser sans ça. C’est ma béquille, mon tableau de bord, mon garde-fou éditorial.
Autant dire que le joli coup de stress du matin m’a bien réveillée.
Même le Chat, avec toutes ses compétences, n’a rien pu faire pour moi.

D’ailleurs, nous avons coworké, le Chat et moi.
Lui, posé tranquille avec son ordi, cigarette électronique à la main, débit de parole maîtrisé.
Moi, un poil plus agitée, en mode « je gère mais je panique un peu quand même ».
Mais en vrai, c’est un excellent partenaire : posé, efficace.
On forme une drôle d’équipe, mais ça fonctionne.

Pendant ce temps-là, d’autres…
…avaient visiblement pris un RTT bien mérité.
Les vrais chats de la maison.
Enroulés l’un contre l’autre, dans un cocon de coussins et de silence.
Zéro tension, zéro deadline, 100 % mignonnerie.
Franchement, on devrait tous prendre exemple.

J’aime vraiment leur nouvel appartement. Vraiment vraiment.
La lumière, les volumes, les petits coins cosy, l’ambiance douce qu’ils ont su créer, le quartier… tout y est.
On s’y sent bien dès qu’on passe la porte.

Allez, on y retourne ! Jour 2

On avait rendez-vous avec Belle-Maman et Tonton Alex, Rive Gauche.
C’est fou comme ce quartier est beau… et comme on n’y va jamais.
Franchement, c’est bien dommage.
Des rues pleines de charme, des façades qui racontent l’histoire, une ambiance plus posée, plus lumineuse.
Une vraie belle découverte, de celles qui donnent envie de ralentir et de regarder autour.

On est allés déjeuner chez Maslow (Rive Droite, cette fois).
Et comme la dernière fois : très bien.
Assiettes pleines de saveurs, ambiance tranquille, service sympa…
Rien à redire, juste à savourer.
C’est le genre d’adresse où tu sais que tu vas bien manger et bien te poser. Et franchement, ça vaut de l’or à Paris.

Point couleur : bleu cuisse, jour 2.
On est passé du violet foncé au bleu pétrole avec des nuances prune.
Un vrai nuancier Farrow & Ball version hématome.
Toujours aussi douloureux, toujours aussi moche…
Mais faut reconnaître que c’est presque artistique, à force.
(J’ai dit presque, hein.)

Quand mon Coca dit “copine”…
Forcément, ça me fait sourire.
Oui, je suis bon public. Et alors ?

Ces choux sont à tomber.
Plein de crème, juste ce qu’il faut de légèreté (mais pas trop), et un petit caramel beurre salé sur le dessus.
Une tuerie.
Le genre de douceur qui te fait fermer les yeux à la première bouchée.
3 c’était pas assez. Évidemment. Toujours plus.

On n’était pas loin, alors on est allés voir…
Notre-Dame.
Toujours aussi majestueuse, même en plein chantier.
Mais alors la file d’attente ? Interminable.
Et encore plus filtrée que d’habitude, cause prière spéciale pour la mort du pape.
On a regardé de loin, on a admiré, et on s’est dit qu’on reviendrait.
Un jour sans file, sans protocole, juste pour le plaisir d’entrer.

Sur le chemin du retour vers le jardin du Luxembourg,
encore un peu de street art, posé là comme un clin d’œil.


Moi, j’y avais jamais mis les pieds !
Le Jardin du Luxembourg, j’en avais entendu parlé, oui, bien sûr. Mais ce bâtiment ? Aucune idée de ce que c’était.
Je ne savais même pas qu’il abritait le Sénat. Voilà.
Quelle cruche.
Mais bon, j’assume.

C’est très, très beau quand même.
La fontaine Médicis, cachée entre les arbres comme un secret qu’on n’oserait pas trop déranger.
L’eau verte, les statues, l’ombre douce… un vrai décor de conte.

Par contre… les pelouses sont interdites.
Enfin, presque toutes.
Sauf trois bandes étroites comme celle de cette photo, soigneusement balisées “pelouse autorisée”.
Résultat : j’ai rarement vu autant de monde au mètre carré.
Des corps collés, des groupes serrés, des pique-niques compressés.
C’était à la fois fascinant, drôle… et légèrement anxiogène.
Mais bon, vu la lumière, le ciel bleu et l’ambiance, personne n’avait l’air de s’en plaindre.

Alice et Le Chat nous ont laissés là,
et nous, on a remonté tranquillement vers le Panthéon.
Encore un lieu que je note pour “la prochaine fois”.
Je passe devant, je l’admire, je me dis “tiens, un jour”… et puis je continue.
Mais il est beau, impressionnant, plein d’histoire et de promesses.
Il attendra. Comme beaucoup de choses à Paris. Et c’est ça qui est bien : y’a toujours une bonne raison de revenir.

Une pause pour se mettre à jour et refaire le monde.
Et accessoirement… reprendre mon souffle, parce que j’avais mal partout. La cuisse, la sciatique, les pieds, le dos… Pfff.

Belle-Maman et Alex sont repartis vers Versailles.
Et nous, on a continué un peu.
C’était bien.

Avant de rentrer retrouver les enfants.
Soirée table basse, petits plats simples et Astérix & Obélix à la télé.
Parfait.
Rien à ajouter, rien à changer.

Oui, oui, toujours en retard, je sais.
Le résumé de la semaine 17 est paru à 23h14. Mais hé, il est paru !
C’est ça l’essentiel, non ?
(Non. Mais on fait comme si.)

Vendredi
Et hop !
Jour 3, une nouvelle occasion de jouer à la Parisienne en goguette.
Franchement, j’adore cette vie de touriste.

Dans les couloirs du métro,
je tombe sur cette affiche pour une expo photo intitulée “Dans le flou”.
Et là, révélation :
finalement, mes photos ratées ont peut-être un avenir.
C’est bon, je suis une artiste contemporaine en devenir.
(Et gratuite, en plus. Pour l’instant…)

Retour vers le musée du Luxembourg,
cette fois pour l’expo Fernand Léger — Fernand de son prénom, comme si on était intimes.
Un type qui a fricoté avec à peu près tous les artistes du siècle, du cinéma à la peinture en passant par l’architecture.
Couleurs vives, formes franches, ça claque, ça vit, ça dialogue avec l’époque et avec nous.

Bon, je vais pas mentir.
Définitivement, je n’aime pas Fernand Léger.
Je m’en doutais un peu… mais là, maintenant, j’en suis sûre.
Les couleurs, les formes, la façon dont tout crie sur le mur : non merci.
Mais heureusement, il y avait les autres.
Les artistes autour, les influences croisées, les surprises dans les recoins.
De quoi sauver la visite — et nourrir le débat de sortie. Parce que ça aussi, ça fait partie du plaisir.






Déj breton.
On ne l’a pas fait exprès… mais cette galette-saucisse était parfaite.
Simple, chaude, crousti-moelleuse, avec ce qu’il faut de moutarde et de bonheur dedans.
Et en dessert ?
Une crêpe au sucre avec un gros morceau de beurre salé fondant dessus.
Un petit crime nutritionnel. Et une immense réussite émotionnelle.



Et puis, au hasard de nos pas…




La Samaritaine, Les Halles…
Deux ambiances, deux visages de Paris.
La première, majestueuse, toute en dorures, en verrières et en vitrines trop belles pour être vraies.
Un peu hors du temps, un peu hors budget aussi — mais ça fait rêver.
Les Halles, c’est une autre histoire : plus bruyante, plus speed, plus vivante.
Un joyeux chaos d’enseignes, de passants, de styles et de trottoirs qui s’emmêlent.
Et nous, au milieu.


Où certains ont fait de la provocation… devant la boutique LEGO.
Son petit personnage playmo rouge et bleu à la main, un grand sourire en coin, et une pose pleine de fierté devant la vitrine.
Et Notre-Dame version briques en fond : fallait oser, il l’a fait.


Et puis, Beaubourg.


Et puis, le BHV.
Jul y cherchait un peu le fantôme de Paco, en errant entre les rayons quincaillerie et accessoires.
En vrai, il avait oublié ses boutons de manchette.
Alors il a improvisé.
Deux vis, deux écrous, un peu de débrouille et beaucoup de style : ça a parfaitement fait le job.
Et franchement ?
Paco aurait adoré.
Il aurait ri et il aurait pu faire la même.

Et puis… le chat d’Alice, évidemment.
Planqué là, pixelisé sur un mur de la rue Vieille du Temple.
Un petit clin d’œil malicieux, posé comme par magie sur notre chemin.
Il nous attendait, c’est sûr.
Et il a souri, comme toujours. Comme elle.

Samedi
En parlant d’Alice… ses chats justement.
Toujours dans les bons plans, ils m’ont tenue compagnie pendant la séance de coworking du matin.
Installée à la table, ordi allumé, thé pas trop loin… et un félin en plein contrôle qualité, presque sur le clavier.

Petite salade du midi.
Simple, fraîche, efficace.

Ah, au fait, minute qui ne sert à rien.
Vous vous souvenez (ou pas) que j’ai cassé mon rouge à lèvres préféré ?
Eh bien, en passant aux Halles la veille, je suis allée faire un tour chez Sephora.
Résultat : toujours plus. Impossible de choisir. J’en ai pris plusieurs.
Mais je suis ravie !
Les formules ont vraiment évolué, le confort est là, et franchement, c’est une bonne chose d’avoir été “forcée” à renouveler un peu mon stock.
Quoi ? Comment ça, c’est toujours la même couleur ?
Je ne vois pas du tout de quoi vous parlez.
Fin de la parenthèse qui ne sert à rien. Mais qui fait du bien.

Et puis… il a été l’heure de bouger pour ce jour 4.
Sauf que le ciel a viré au très très noir.
Le tonnerre a grondé, façon film catastrophe, et puis la pluie.
Pas des gouttes mignonnes façon comédie romantique, non.
Des grosses gouttes qui mouillent vraiment, en mode “tu veux une douche gratuite ?”.
Le temps d’arriver au métro, on était trempés jusqu’aux os.
Mais bon, on a eu de la chance : ailleurs dans Paris, c’était inondations et grêlons.
On s’en sort avec un brushing ruiné, mais la dignité à peu près intacte. À peu près…

Arrivés devant la Fondation Louis Vuitton,
la pluie s’était arrêtée.

Ou presque.
Le Jardin d’Acclimatation s’était vidé.
Les allées désertes, les bancs mouillés, et cette sensation d’être seuls au monde, juste après la tempête.
Un moment rare, un peu irréel — et drôlement beau.

Et puis, il y avait les grandes volières, majestueuses, pleines de plumes et de couleurs.
Des perroquets, des oiseaux bavards, et… quelques petits évadés.

On pouvait rentrer dans la grande volière.
Oui, oui, j’y suis allée aussi.
Un pas dedans et d’un coup, le monde devient une forêt pleine de cris d’oiseaux et d’ailes qui frôlent.
Des becs colorés, des plumes qui brillent, et moi au milieu, terrorisée, vous me connaissez. Pourquoi je m’inflige ça ? Combattre le mal par le mal peut-être…




Le but de la visite, c’était l’expo David Hockney. La seule expo bookée du séjour.
Et j’ai vraiment adoré.
C’est coloré, c’est vivant, c’est ludique sans être simpliste.
On entre dans son univers comme dans une bande dessinée un peu folle, un peu tendre.
Les saisons qui défilent, les arbres qui dansent, les iPads qui deviennent pinceaux…
C’est facile, oui — dans le bon sens du terme.
Accessible, joyeux, lumineux.
Ça m’a fait du bien. Et j’ai pris tout ce qu’il y avait à prendre.






Et puis le bâtiment est juste fabuleux.
La Fondation Louis Vuitton, c’est une œuvre d’art à elle toute seule.
Ces courbes, cette transparence, ces jeux de reflets et de lumière…
On se sent minuscule et grand à la fois.
Même sans expo, ça vaudrait le détour.






Bref, voilà quoi.
« Do remember, they can’t cancel the spring. »
Un message en lettres rouges, accroché au verre, comme un rappel discret mais puissant.
Parce que même sous la pluie, même dans le chaos, même avec une cuisse bleue et une sciatique têtue…
le printemps revient. Toujours. Toujours.

Le petit Jul, 5 ans 1/2, a pu conduire le métro pour rentrer.
Rien que ça.
Le rêve de sa vie.
Bon, d’accord, il était juste à l’avant, nez collé à la vitre, yeux grands ouverts, convaincu que c’était lui qui gérait tout en appuyant sur de faux boutons.
Et honnêtement ? On n’a pas osé le contredire.
Il était fier comme un roi. Et nous, mort de rire.

Les enfants ont dit : « Pizza ce soir ! Et pas n’importe lesquelles ! »
Le ton était donné.
Commandées avec soin, attendues comme le Graal, elles sont arrivées chaudes, croustillantes, et parfaites.
Le genre de dîner qui met tout le monde d’accord. Enfin, surtout moi.

Les escaliers de Montmartre…
Majestueux, célèbres, dignes d’une carte postale.
Je ne les ai pas pris.
Ma cuisse multicolore, ma sciatique de compétition et mes mollets fatigués ont voté à l’unanimité : détour stratégique.
Mais promis, la prochaine fois je les affronte (ou pas, ou pas…).

J’ai pris celui un peu plus loin.
Celui avec le gentil dinosaure griffonné sur le mur, entre deux feuillages.
Un Tricératops urbain, discret et un peu cabossé, comme un gardien bienveillant des promeneurs fatigués.

Une pizza, des rires, et les irréductibles Gaulois.
Que demander de plus ?

Dimanche
Ah ben là, jour 5, le programme n’était pas le même !

Ravalement de façade express, en mode selfie sur le portable.
Crème, mascara, rouge à lèvres (un des nouveaux, bien sûr)…
Je suis une influenceuse.
Mais quand même : l’écran me dit que ça passe, alors ça passe. Et sans filtre !

Et tadam !
Regardez-moi ce duo de choc.

En route vers Versailles, cette fois.

Réunion de famille pour le baptême des nièces de Jul.
Tout le monde sur son 31, sourires au garde-à-vous, et une église Art Déco plutôt canon, il faut le dire.
Bon, la messe… interminable.
Les petites étaient belles, les parents émus, et la famille réunie, et c’était l’essentiel.




Et puis enfin, les mises à jour.
Celles avec ceux qu’on n’a pas vus depuis trop longtemps.
Des nouvelles échangées à la volée, des regards qui en disent long,
et puis les confidences, parce qu’on s’aime fort
et qu’on ne se voit pas assez.
Des bouts de vie posés là, entre deux verres, deux rires, deux silences qui comptent.

Les petits fours et les douceurs.
Des bouchées salées et sucrées, des bulles qui pétillent, des enfants qui courent partout.
Le genre de moment où tout le monde relâche un peu,
où les conversations s’allègent, où les assiettes se vident sans y penser.

Dans le joli restaurant, ou sur sa terrasse ensoleillée.


Et puis, les jolies fleurs.
Avec effets spéciaux, s’il vous plaît. Non, mes photos ne sont pas floues ! il y a de la fumée sur les pivoines pour créer un effet.




Encore quelques moments ensemble.
Juste la famille trés proche.
Avant de rentrer.

C’est quand même un peu loin, Versailles.

On est revenu avec des munitions.
Ces petits ballotins, farcis d’escargots au beurre aillé.
Comme Alice est végétarienne, que Le Chat n’aime pas ça, et que Jul ne mange pas d’ail,
eh bien… je me suis pété le ventre.
Sans aucune honte. Fallait pas gâcher quand même.

Débrief avec Raph et Emmy de la journée.
Ils sont restés garder la maison (et la Meute).
On s’est raconté, on a comparé les aventures, et puis à un moment, ça a dégénéré.
Filtres ridicules, fous rires incontrôlés, et ce poulet virtuel…

Et voilà, elle se termine comme ça, cette semaine 18.
Mais ne rangez pas tout de suite les valises…
L’histoire n’est pas finie.
La semaine 19 vous racontera la suite (et la fin) de cette escapade un peu folle, un peu belle, vivante.
Des bisous à tous.
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