Trois mots pour résumer cette semaine ? Aucune idée.
Je préfère vous laisser juger par vous-mêmes… et me dire ensuite si j’exagère (spoiler : peut-être un peu).
Lundi
Lundi, 18h et des poussières. J’étais à deux doigts de boucler la journée quand… pouf, plus de rétroprojecteur. Il me tient compagnie tous les après-midi, c’est ballot.
Je soupire, je peste, je dramatise (un peu). Déjà je m’imagine en train de tirer des plans sur la comète pour le remplacer.
Et puis plus d’internet.
Ok, là, c’est louche.
Je descends voir la box : éteinte. Et en fait la totale tout est éteint. Même le frigo est dans le noir.
Je fais le tour des disjoncteurs (tout est en ordre), je file chez la voisine (pour nourrir le chat, hein), et devine quoi ? Elle aussi dans le noir complet.
Bon, visiblement, c’est le quartier.
Je fouille les réseaux, rien. Alors, en bonne commère connectée, je demande à ChatGPT et en trois secondes, j’ai la réponse :
Coupure générale, retour prévu à 20h30.
Super. La soirée s’annonce électrique (ou pas).

On s’est organisés comme on a pu… heureusement qu’il restait un peu de batterie quelque part !

Lumière revenue pile à l’heure !
Et soudain, illumination (dans tous les sens du terme) : on est vraiment dépendants… quand même.

Mardi
Je ne vais pas mentir : la forme n’était toujours pas au rendez-vous.
Mais j’ai quand même essayé de me secouer un peu (juste un peu).
Impossible de me concentrer à la maison, alors direction Thé Cosy. Solo, Julie n’était pas dispo.
C’était pas du grand rendement, mais j’ai coché toute la to-do du jour, et ça, c’est déjà pas mal.

Pas contente de moi ? Ben non, pas vraiment.
C’est difficile à vivre d’être au creux de la vague.
Je sais bien que ça va remonter, mais en attendant…

Petit repas de famille du mardi soir.
Le Chat en guest-star, les rires, l’ambiance était toute douce, simple, tranquille..
Juste ce qu’il fallait pour adoucir ma journée.

On était tellement bien que, franchement, s’ils n’habitaient pas si loin, le Chat viendrait sûrement dîner avec nous tous les mardis.
Légumes rôtis et poulet pané : un classique efficace et délicieux.

Bref, une excellente soirée, même si évidemment Alice nous a manqué.

Petite discussion météo, et Raph balance fièrement :
« Moi, j’ai un parapluie de photographe, argenté et tout ! »
Ni une ni deux, je lui pique. Ça pourrait faire un super accessoire pour mes photos, non ?
Sauf qu’après enquête (merci mon fidèle ChatGPT), le verdict tombe :
pas un parapluie de photographe… un parapluie de golf !
Protection solaire, argenté, UPF50+, tout le tralala… mais pas glamour du tout.
Je lui ai rendu, dépitée.


Ah ! Il y a un truc qui m’a vraiment beaucoup choquée cette semaine.
Ma copine Sandrine, musicienne de son état, avait deux dates de concert prévues pour le week-end. L’une à Montpellier, l’autre à Toulouse (nous en reparlerons) avec son groupe @machinalis_tarantulae
À Montpellier, le concert avait lieu dans le cadre d’un festival organisé, comme chaque année, le soir d’Halloween, souvent dans des lieux atypiques au vu du style proposé (on ne va pas se le cacher, c’est du gros son).
Jusque-là, rien de choquant… Cette année, c’est une salle municipale mise à disposition par la ville qui l’utilise régulièrement pour des concerts, expos, festivals.. Sauf que cette salle, c’est une chapelle désacralisée. J’ai bien dit désacralisée !
Eh bien cette fois, une poignée de fanatiques, sous prétexte que c’était Halloween et que c’était du “gros son”, ont monté le truc en épingle, fait le buzz sur TikTok, et les messages de haine et même de menaces n’ont pas tardé à tomber.
Tout ça pour un concert. En 2025.
J’ai laissé les noms, oui. Parce que ça me dépasse.


Je vous raconte la fin de l’histoire dès maintenant : le truc est monté en pression jusqu’au vendredi.
Il a même fallu que la DGSI s’en mêle (ils n’ont que ça à faire, franchement).
France 3 Occitanie a diffusé un reportage surréaliste : deux néonazes (j’ai bien dit nazes) venus “exprimer leur désaccord” (ils en ont tout à fait le droit), et surtout une illuminée racontant que l’année précédente, pendant la même soirée d’Halloween, les gens avaient fini nus, aspergés de sang, en train de manger des organes humains.
On croit rêver.
Heureusement, les organisateurs ont gardé leur calme et beaucoup d’humour, la mairie a tenu bon, et le concert a eu lieu sans accroc.
Tout s’est bien passé, même si @machinalis_tarantulae a été raccompagnée à sa voiture par un garde du corps.
Les extrémistes, tous confondus, me donnent la gerbe.
Et le plus flippant, c’est que ceux là avaient à peine trente ans.
Besoin d’un peu de légèreté dans ce monde de brutes ?
Hop, Kaamelott, Premier Volet.
Toujours juste, toujours drôle, toujours Astier.
(et franchement, ça m’a fait du bien de rire sans arrière-goût).

Mercredi
Le résumé de la semaine dernière publié à l’heure.

Petite frayeur du matin : je crois voir le Pajero de Raph garé devant la maison.
Le même, j’vous jure !
Ah non, c’est pas lui… Y pas la tête de sanglier.
Je ne savais même pas qu’il y en avait d’autres dans la nature.

Les Blondes du mercredi.
Et le grand retour des rouges à lèvres qui collent
Oui, j’aime ça.
Oui, ça laisse des traces.
Oui, j’assume totalement.
Et non, je ne changerai pas.

En remontant dans la voiture, la chanson parfaite pour l’occasion.
Le hasard fait parfois bien les choses.

Tour de lac au programme.
Franchement, avec ce ciel, j’aurais bien déclaré forfait…
Mais j’avais rendez-vous avec le Clan de la Crèche.
Bon, j’ai pas capté le bon point de rencontre, mais on a fini par se retrouver, heureusement.
Et comme toujours, papotage, rires, mise à jour.

Comme on avait encore mille choses à se dire, on a prolongé chez moi, une tasse de thé à la main, pendant que le ciel prenait feu dehors.


Dîner du soir hyper régressif avec ces tortelloni aux champignons, épinards et poireaux.



Jeudi
Ces grands yeux ouverts sur le monde, sur la vie, comme je les aime.

En cette semaine d’Halloween, les monstres étaient bien là, à découvert.
Un jour, je saurai les éloigner pour de bon.

Rendez-vous dans l’après-midi à Toulouse.
Je ne m’attendais pas à trouver autant de monde dans le métro un jeudi de vacances.

Je retrouvais Véro, mon ancienne coloc de grotte. On se voit deux fois par an, toujours avec le même plaisir.
Elle a tout de suite compris que quelque chose clochait. Elle me connaît par cœur.
Alors, sans brusquer, elle m’a ramenée doucement dans la vie.
Comme avant, quand on bossait ensemble, et qu’elle savait me remettre debout d’un mot glissé entre deux portes.
Le salon de thé japonais, lui, ne restera pas dans les mémoires… j’en ai même oublié le nom.

Je n’étais absolument pas préparée aux embouteillages du retour.
Faut croire qu’à force de vivre entre le salon et la cuisine, on perd vite l’habitude du trafic. J’en avais oublié que le monde bouge encore dehors.
Chez moi, la seule circulation problématique, c’est celle du chat roux quand il décide de s’étaler au milieu du passage.

Vendredi
Allez, on avance, même quand la tête refuse de suivre.
J’ai travaillé dur, avec une concentration en morceaux.
Tout n’était pas terminé, mais au moins, j’ai fait de mon mieux.

J’étais forcément d’une humeur de dog quand l’heure des zombies et des sorcières est arrivée.
Alors j’ai collé une affiche sur la porte et piégé la sonnette. Et puis j’ai éteint toutes les lumières…
Pas l’énergie. Pas envie. Pas cette année.
Il y a des souvenirs qu’on croit enfouis… et puis non. Ils savent toujours comment remonter.


De toute façon, Jul était cuit.
À 20 h, il n’y avait déjà plus personne.
Sa semaine avait été longue.

Moi, je suis restée avec Duris et Audiard.
De battre mon cœur s’est arrêté ne restera incontestablement pas dans le top 10 de mes films préférés. Ni même le top 20… ni même le top 100.
Bref, je n’ai pas compris les 8 Césars.
Un film Télérama, peut-être.

Samedi
Nuit compliquée… matinée encore plus difficile…
Mais Jul a soigné le petit-déjeuner.

Le corps parle quand la tête fait la sourde oreille…
Et là, visiblement, le mien a décidé de hausser le ton.
Version gastro, pas très glamour, mais efficace.
Je comprend toujours pas le message.

Les citrouilles peuvent retourner au placard,
Mariah Carey est décongelée :
It’s TIIIIIIIME !!!

Jul a trouvé une rescapée au fond du jardin ! La der des ders ? M’en fous, encore une de gagnée. Un 1er novembre.

Pendant que je râlais dans mon coin,
une taupe géante en salopette orange a décidé de ravager le jardin.

Avant de retrouver les copines pour aller au concert de @machinalis_tarantulae à Toulouse.
Pas de DGSI cette fois (et tant mieux).
Peut-être qu’il n’y a que le soir d’Halloween qu’on n’a pas le droit d’écouter et de jouer du gros son ?

Évidemment, c’était très bien.
Et comme la salle était toute petite, le son était assez fort pour déclencher, chez moi en tout cas, des papillons dans le ventre.
Ça a été fugace, ça n’a duré que quelques secondes…
Mais qu’est-ce que cette sensation m’avait manqué.
Allez, ça, c’est pris. C’est à moi !




Juste une belle soirée.
Pas plus, pas moins. Et c’était exactement ce qu’il me fallait.

En rentrant, je crevais de faim !
Ça aussi, c’est une sensation inédite pour moi.
J’ai souvent envie de manger, mais jamais faim.
Là, j’ai bien compris que si je ne mangeais pas un peu, je ne pourrais jamais fermer l’œil.
Alors… p’tit dej.
Ben quoi ? À 3 h du mat’, on peut, non ?

Dimanche
Réveil tardif, motivation absente.
Lecture, coloriage… bref, mode économie d’énergie.
Les enfants sont passés dans l’après-midi.
J’ai proposé du thé, mais Raph a réclamé du chocolat chaud.
Ça m’a fait plaisir de leur préparer, en deux temps trois mouvements, cette gourmandise. Un parfum d’enfance dans la cuisine… et moi, heureuse de les avoir là, le temps de ce goûter improvisé.


Je crois que le verdict est tombé : chocolat chaud validé à 100 %. Il était épais comme à Venise et plein de crème.

Une fois les enfants partis, retour aux devoirs du dimanche soir…
Toujours la même élève dissipée derrière son écran.

Et voilà, c’est déjà fini !
Alors, vous en avez pensé quoi ?
Je vous lis toujours avec grand plaisir, vos avis comptent vraiment.
On file maintenant vers la semaine 45 !
Prenez soin de vous, je vous embrasse fort.
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