Semaine 50 de 2025

Mais est-ce que ça ne sentirait pas la fin de l’année, tout ça ?
Allez… tout s’intensifie.

Lundi

Un seul objectif cette semaine : l’Hivernal des Millevaches.
On a parlé moto, mangé moto, rêvé moto… la moto partout, tout le temps.

Jul n’ayant pas de réseaux sociaux, j’ai joué les correspondantes de guerre en lui collectant chaque jour les photos des motos.
Et finalement, avec ses deux sacs, il faisait petit joueur.

Fierté absolue : le premier article d’Alice en tant que thésarde est là, noir sur blanc, dans cette revue.
« Agricultrices tarnaises : prendre une place dans le collectif ».

J’ai tout compris. Et j’en suis restée là, un peu émue.
Comme elle est belle. Comme elle est intelligente. Comme je l’aime.

Oups… Les chaussettes Cabaïa ne seraient pas si solides que ça, finalement.

Je voulais simplement photographier les affaires d’Alice, posées là en cette fin d’après-midi.
Et puis, en regardant les images de plus près, j’ai découvert que le ciel avait lui aussi pris sa place.
Belle surprise.

Au menu du soir : « boulettes de porc & sauce crème-moutarde ».
Outre le fait que j’ai complètement oublié de mettre la moutarde… et de faire la photo,
c’était vraiment bon.

Coloriage pour limiter les temps d’écran.

Mardi

Réveil très tôt. Le sommeil est compliqué en ce moment.
Je me suis rendormie. Mauvaise idée : la nausée au réveil.

Noël au balcon, d’accord.
Mais seulement si Pâques aux Rabannes.
(Blague familiale)

Alors, où en est-on de cette histoire de clou rouillé ?
Après en avoir parlé avec ma psy, je peux le dire : le clou est parti. C’est déjà ça.

Mais évidemment, il y a un mais.
La plaie purulente, la rouille et le tétanos sont encore bien présents.
Oui, le tétanos. Rien que ça. Avec les rigidités, on n’est pas loin du tableau clinique.

Il va falloir du temps. Et continuer à travailler.

En attendant, ma psy a dit et redit :
« Vous avez le droit de faire tout ce que vous voulez. Quand vous voulez. C’est vous qui décidez. »

Ok, ok… je vais y penser.

D’ailleurs, quand j’ai croisé cette bestiole collée sur un mur au bout de la rue sur le chemin du retour,
je me suis dit que je devais lui ressembler à peu de choses près.

Camille, l’amie d’Alice, est arrivée avec des cannelés.
Autant dire que personne n’y a résisté.

C’est toujours chouette d’avoir Camille à la maison.
Elle est restée quelques jours : avec Alice, elles avaient des interviews et des tournages à faire.
La suite du travail déjà commencé cet été.

Ah tiens, celui-là est plutôt réussi.

Je ne vais pas polémiquer ici, mais là, franchement, ce n’est pas possible.
Autant de mépris quand on est Première dame…

Heureusement, il reste de la douceur par ici.
Même si cette douceur prend toute la place dans le lit.

L’autre matin, K m’a partagé cet article, plutôt très intéressant, en me prévenant que je n’allais probablement pas être d’accord.
(Si le cœur vous en dit, il suffit de cliquer pour écouter.)

Et effectivement…
se questionner sur ses pratiques de temps en temps, c’est sain.
Ça permet de rester aligné·e, ou de repérer une dérive en cours.

Mercredi

En passant par là, ce matin-là…
je suis retombée sur cette poésie discrète que mes enfants sèment dans cette maison qui les a vus grandir.

Mercredi, c’est le jour de la parution hebdomadaire sur ce blog.
La semaine 49 est en ligne, juste ici.

Mercredi, c’est aussi le jour des Blondes. Évidemment.

Bien planquée dans mon écharpe, histoire de disparaître un peu, j’ai quand même pris quelques photos. Ça faisait longtemps.

Petit détour par Action en rentrant. Le Playmobil, ici, c’est une affaire de famille. De père en fille.

Puisqu’on parle de moments partagés, l’esprit de Noël s’est enfin décidé à montrer le bout de son étoile.

Hop hop hop, un peu de réorganisation.

Au dîner : risotto aux topinambours et poireau. On n’en cuisine jamais de topinambours, alors que c’est vraiment bon. Très bon même.
Après… disons que le corps a eu un avis différent. Voilà sans doute pourquoi on n’en fait pas souvent.

Le dessert ? Un stollen. À partir de là, la question ne se pose plus : Noël est officiellement déclaré.

Mais qu’est-ce que fait ce chat sur la table ? C’est Noël ou bien ?
Non mais vraiment… les chats ne montent pas sur les tables.
Et sur mon album de coloriage, en plus. Il s’est clairement cru chez sa mère, le Roux.

D’ailleurs, en parlant de coloriage : devant / derrière.
Esthétique dans les deux sens.
Et sans les numéros au verso…

Vraiment la meilleure activité de l’année.

Jeudi

Ah là là, ça se rapproche sérieusement.
Autant dire que la tension était palpable dans la maison…
Ils ne seront pas seuls dans l’aventure.

15 ans déjà… une éternité.
Quand je regarde ce stand, je me dis que, quand même, je tenais la route.
Enfin… peut-être que je suis encore dans le déni.

La dépression m’a volé ma créativité, cette facilité à agencer les choses, à me projeter.
Aujourd’hui, tout est laborieux, énergivore. Même la déco de Noël n’est pas fluide.
Heureusement qu’Alice est là cette année.

J’y ai cru longtemps, mais je commence à me dire que ça ne reviendra peut-être jamais.
Et pourtant… je me bats. Je me bats.

RDV chez Absolut’Beauté pour le débroussaillage mensuel.
Et tant qu’à faire, shooting de ses nouveaux produits.

Parce que franchement, avoir une copine esthéticienne
(ou une esthéticienne copine, on ne sait plus trop),
c’est quand même un sacré luxe.

Bref. Anne, quoi. 

Est-ce qu’on peut parler deux secondes
de la couleur de mes ongles ?

Non parce que voilà.
Je suis officiellement hyper fan.

Sur le chemin du retour…

Vraiment, on parle beaucoup des couchers de soleil d’été (sans doute parce qu’on a plus le temps d’en profiter), mais ceux d’hiver n’ont rien à leur envier.

Après le Bar Basque, Chez Yvonne qui brûle à son tour.
Un lieu que j’aimais bien fréquenter.
Les images parlent d’elles-mêmes. Impressionnantes. Il ne reste rien.

Sans transition, à la carte du soir : velouté de lentilles corail & coco.
Les filles n’ont pas mangé la coriandre.
C’est fou, cette histoire de gêne : soit tu adores, soit tu détestes.
Aucun juste milieu, aucune négociation possible.

Cette pauvre bête a parfaitement compris.
Il se passe un truc.

21h51.
Tout est sanglé, vérifié, silencieusement validé.
Y a plus qu’à appuyer sur start après une bonne nuit de sommeil.

Et pendant ce temps…

L’armée des ombres veille…

Vendredi

J’avoue, réveil bien avant l’aube. Impossible de manquer le départ des motards pour le plateau des millevaches.
Première étape : Rabastens, 7h30. Le jour n’était même pas encore vraiment levé.

Ensuite, Buzet. Point de ralliement.
Les motos se regroupent.

La lumière était dingue. Clairement, je ne donne pas assez de crédit aux levers de soleil… C’est une erreur.

En quelques minutes, ils étaient prêts.
Un dernier regard, et zou, direction l’aventure.
J’avais négocié des nouvelles régulières en images.
Mission accomplie.
Merci Emmy, reporter officielle du week-end.

Sur le chemin du retour vers Rabastens, l’air avait un truc bizarre.
J’ai suivi mon instinct et pris la route de Puycheval. Cette fois, je me suis écoutée…
Erreur de route, évidemment.
Mais un spectacle à couper le souffle.
Bon… j’ai fini en marche arrière, presque dans la cour d’une ferme, face à deux patous très motivés à faire connaissance.

Allez, on tourne à droite (oui, cette fois, c’est la bonne).

Après les détours, les hésitations et la lumière dorée,
me voilà enfin arrivée à destination.
Pile au bon moment.

Et là… le temps s’est arrêté.
J’ai photographié jusqu’à être sûre de ne jamais oublier, puis j’ai laissé faire.
Le froid du matin, le silence absolu, la lumière partout.
Rien d’autre à faire que d’être là.

Ça paraît anodin, presque invisible.
Mais c’est une victoire sur moi-même.
Un moment où les mots de ma psy sont sortis de la théorie pour entrer dans le réel :
« j’ai le droit ».
Et doucement… très doucement… ça infuse.

Comme prévu, la progression motorisée a donné régulièrement signe de vie.
Tout roulait. Littéralement.

Ah oui, c’est vrai : la déco de Noël.
Alice m’a offert de jolies boules blanches en verre.
Un peu de nouveauté ne nuit pas à la beauté, surtout quand l’inspiration s’est barrée.

Oups, première panne.
Mais rien d’insurmontable : un peu de mécanique, beaucoup de solidarité, et hop… tout le monde repart.

Visiblement, tout roulait, et la météo jouait le jeu.
Apparemment, une hivernale sans flotte, sans gadoue et sans neige, ça ne compte pas vraiment.
Peut-être.
Mais niveau confort, c’est mieux non ?
Cela dit… moi, j’ai regardé ça de loin.
Avis totalement assumé d’une bourgeoise bien au chaud près de la cheminée.

Il faut que je vous parle d’un petit sujet un peu honteux.
Vous le savez : je ne suis pas exactement une grande passionnée de ménage, de rangement ou de tri.
On a un très grand frigo.
À l’époque où les enfants vivaient à la maison et que l’Équipe occupait les lieux, c’était parfait.
Aujourd’hui, la maison est plus calme… mais le frigo, lui, a gardé ses habitudes.

On peut y mettre des marmites entières, le bol du Thermomix sans réfléchir…
et surtout une quantité impressionnante de petits pots à finir.
Les trucs à tartiner, les fonds de sauces, les « ça servira un jour ».
Aujourd’hui, c’est surtout un excellent conservatoire à « trucs à finir ».
Tout s’est accumulé. Lentement. Silencieusement. Dangereusement.
Cet été, Alice nous a fait remarquer, avec beaucoup de tact (ou presque),
qu’elle n’osait même plus manger chez nous,
de peur que certains aliments aient connu Napoléon.
Elle n’avait pas tort.

On a bien sûr prévu de ranger le frigo avant son arrivée.
Évidemment, on ne l’a pas fait.
Alors, j’ai ouvert la porte. Et j’en ai sorti. Beaucoup sorti. C’est que les filles venaient dire que les deux pots de pesto étaient pourris…

Maintenant quand j’ouvre la porte, ce n’est plus un écho…
c’est le vide intersidéral.

Mais c’est fait.
Et puis ma mère arrive.
Ça motive toujours un peu plus.

Pendant ce temps, du côté des Millevaches :
casques vissés, moteurs chauds, moral au beau fixe.
Tout va bien.

Et ils sont bien arrivés. Chacun avec leurs doudous.

Montage de tente… toujours un moment délicat entre le père et le fils.
Depuis toujours.

Corvée de bois.

Bivouac bien mérité.
La journée peut finir tranquille.

De mon côté, shooting à Lavaur pour un client.
J’ai essayé de jouer les DA, malgré ma créativité portée disparue.
Comme quoi, l’illusion, c’est aussi un talent.

Et au retour…
pas le même carrefour,
pas le même passage à niveau,
mais cette d’impression de déjà-vu…

Ah… on dirait que ça commence à se corser côté température.

Nous ? Oh, on a été solidaires.
On a fait pizza.
Fromage, figues, foie gras. Très efficace.

Et film, évidemment.
Strip-tease, c’était mon rendez-vous clandestin de fin d’adolescence. Le vendredi soir, trop tard pour être vraiment raisonnable, trop vrai.
Mes parents trouvaient ça étrange. Moi, je trouvais ça fascinant.

Des familles improbables, filmées sans commentaire, sans distance, sans musique, sans pitié parfois. Brut de décoffrage.
En y pensant bien, ce regard-là a sûrement infusé plus que je ne le croyais. Jusqu’à mes propres images d’aujourd’hui.

Alors Strip-tease intégral ? J’ai foncé.
Même fond, même esprit.
Maintenant, mission : mettre la main sur Ni juge, ni soumise et Poulet frites.

Samedi

Réveil frisquet sur le plateau de Millevaches.

À vue de nez, la nuit a été fraîche… et pas franchement réparatrice.

Ça pique un peu, non ? 

Emmy a dit : « un peu… »
Sa tasse, elle, a confirmé.

Sinon, ils ont vite récupéré avec le soleil.

Un peu de monde…
Et encore, leur campement est planqué tout en bas à droite.
Version tranquille au milieu de 2 000 copains.

Il faut que je vous parle de ce type.
Pendant tout le périple de l’Hivernal, j’ai suivi l’affaire sur les réseaux… et en scrollant, je tombe sur cette photo.
En allant vite, j’ai cru que c’était Jul : même pantalon, même dégaine, lunettes, barbe et cheveux blancs.
Bon, évidemment, en regardant de plus près, on voit bien que ce n’est pas lui. Mais quand même… Même Alice s’est laissé prendre et pour qu’elle doute, il en faut quand même.

Et nous, pendant ce temps… l’épreuve. La vraie.

On est sortis quand même, hein.
Bananes, oranges, clémentines.
Pas locales. Oui.
Mais de saison, faut pas déconner non plus.

Après, s’il existe dans le Tarn une plantation de bananes, je suis preneuse.
Histoire qu’on puisse pas dire que j’ai pas essayé.

Les pommes et les kiwis ?
Non.
Les pommes, j’aime pas (malgré les caisses de 15 kg que Jul ramène du verger voisin).
Les kiwis, c’est pénible à manger, on s’en fout partout, et une fois sur deux c’est pas bon.

Bref.
J’irai en enfer.
C’est réglé.

Mais bon :
je prends rarement l’avion,
je sors peu,
je me chauffe au bois,
et j’ai une petite voiture.

Ça équilibre, non ?
Non ?
Ok. Tant pis.

Le coworking le plus sympa de la Terre.
Désolée Julie, je t’aime fort hein…
mais là, objectivement, c’est ma fille

Et en bonus :
le chocolat chaud le plus gourmand du monde.
Oui, je me la pète.
Vous savez, le même que la semaine passée, quand Raph a dit :
« Tu nous fais un chocolat chaud trop bon, comme la dernière fois ? »
Eh bien voilà. Le même.
Parce que parfois, le bonheur tient dans une tasse.

Au menu du jour : freekeh crémeux & crevettes citronnées.
C’est bon… sans plus.
Trop de poireau ? Peut-être.
La pauvre Alice, elle, en a mangé pendant quatre jours.

Dimanche

Réveil tranquille après une nuit squattée par cette bête très envahissante.
Manifestement, mon lit est désormais une colocation non négociable.

Lecture au coin du feu,
le monde peut bien attendre cinq minutes de plus.

Après une nuit bien au chaud à l’hôtel, les motards ont remis les casques et pris le chemin du retour.

Atelier Père Noël activé.

Et puis ils sont rentrés, épuisés mais heureux.

Maintenant, il va falloir tout ranger.
L’expérience avait l’air chouette.
Par instants, je me suis dit « pourquoi pas la prochaine fois ? »
Et puis très vite… ah non. Vraiment non.
Conclusion : ce n’est clairement pas pour moi.

Et voilà, rideau sur cette semaine bien chargée.
La suite ? Les fêtes approchent à grands pas. Le rythme s’est déjà bien accélérée et, dès jeudi, on passe à la vitesse supérieure : la maison va se remplir.

On se retrouve mercredi prochain pour la suite des aventures.
D’ici là, prenez soin de vous.
Des bisous.

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