Vous vous souvenez ? La semaine dernière, je m’installais dans ce charmant monastère tibétain (sans moine et sans Himalaya).
Aujourd’hui, je vous raconte la suite de mon séjour.
Servez-vous un café, installez-vous bien… on a un peu de chemin à faire.
lundi
Ce n’est pas le tout, mais je n’étais pas en vacances, hein ?
Plutôt en mode digital nomade.
Et c’est précisément dans ces moments-là que je mesure la chance que j’ai : travailler d’où je veux, quand je veux.
Un luxe précieux.

Le Chat au fourneau. Ici, c’est lui le chef.

Je vous jure, il y a le diable dans cette maison.
Des gâteaux partout. Et même des Schoko-Bons.

Information capitale (ou presque) : Alice avait des chaussettes qu’elle ne mettait plus, prêtes à rejoindre la pile des dons.
Je les ai essayées. Elles me vont parfaitement.
Et elles sont à paillettes.
Me voilà propriétaire d’un stock multicolore scintillant, plus quelques paires toutes douces.
Les miennes commençaient sérieusement à fatiguer.


L’après-midi, les enfants ont filé en me confiant la maison et les matous.
Seule gardienne du temple, je suis partie explorer le quartier.




Je reviendrai évidemment sur mes visites, mais pour le simple plaisir des yeux, voici déjà quelques clichés de Paris.
Je dois cependant vous avouer quelque chose (même si vous commencez à me connaître) : j’ai une mémoire de poisson rouge.
Je photographie, j’oublie… et je recommence. Toujours les mêmes angles, les mêmes façades, les mêmes lumières.
Cette fois, j’ai tenté de me renouveler. Vraiment.
Mais au cas où, je m’excuse d’avance.
Toute la semaine, j’ai joué à “et si j’habitais ici ?” devant chaque fenêtre un peu jolie.
Je m’imaginais déjà derrière les rideaux. Là. Là aussi. Et carrément là.

Oui, je sais, c’est un cliché. Mais un très beau cliché.




Êtes-vous déjà entré dans le Sacré-Cœur ? C’est un lieu d’une grande harmonie, profondément apaisant.
La statue de saint Pierre qu’on y trouve est la même que celle de la basilique Saint-Pierre à Rome. Le pied est poli de la même manière, lissé par des milliers de mains.
J’avais sept ans lorsque je l’ai vue pour la première fois à Rome. Je me souviens encore de la douceur du bronze sous mes doigts.
Cette fois, je n’ai pas osé toucher. J’avais peur que le souvenir soit plus beau que la réalité.


Juste en face de la basilique… c’est à vendre. Je dis ça, je ne dis rien.
Et sur le mur voisin, une petite fille en rouge qui plante quelque chose.
Un signe ? Peut-être. Oui, je sais, c’est pas ça un cygne.


Au détour d’une rue, le Passe-Muraille. Et avec lui, une furieuse envie de replonger dans l’histoire.

Tiens… Une adresse pour les jours plus gris.

Il y a quelque chose d’irrésistible dans ce quartier. Trente ans que j’y viens, et je l’aime toujours autant.

Première soirée seule. Première nuit aussi. Je ne me souvenais même plus de la dernière fois que c’était arrivé.
mardi
Je boucle les affaires courantes.

Et en avant !

J’ai commencé par Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, rue du Bac. Élisabeth m’avait suggéré d’y passer lors de notre dernier rendez-vous.
La veille, au Sacré-Cœur, tout était douceur et apaisement. Ici, c’était tout l’inverse.
Très vite, une nausée est montée. Il a fallu que je sorte.
Je ne sais pas l’expliquer. Les lieux ont parfois leurs propres vibrations. Et même quand c’est beau, on ne s’y sent pas toujours bien.

Je suis passée au Bon Marché, juste en face. Je n’ai jamais vraiment aimé ce magasin.
À bien y réfléchir, c’est peut-être tout le quartier qui ne me correspond pas.

C’est étrange, parce qu’il est pourtant rempli de poésie.

Direction Notre-Dame, à pied.



Un quart d’heure d’attente, puis me voilà à l’intérieur.
Et oui… c’est très beau. Vraiment très beau.


Mais il y avait une foule… immense. À en perdre le souffle.
Impossible, dans ces conditions, de préserver le silence d’un lieu de prière. Le murmure constant montait et montait encore.
Alors des haut-parleurs lâchent régulièrement de longs “chuuuuut” autoritaires. Et ça finit par devenir presque plus bruyant que le bruit lui-même.

Malgré tout, oui… c’est beau. C’est vrai.


Et maintenant ? Allez, on prend les quais. Advienne que pourra.
Il y a de l’eau, oui. Pas qu’un peu. On raconte que c’est le saule, encore en pleine rupture amoureuse, qui fait déborder la Seine.
Franchement… vu la hauteur, ça devait être une sacrée histoire.


Sur le Pont des Arts… Mais, n’est pas Aya qui veut.

J’ai pris cette photo un peu par hasard et, en la retravaillant, je me suis rendu compte que les bancs en bas, et donc les gens dessus, étaient dans l’eau.


Pause déjeuner chez Judy. Tout était parfait : le lieu, la cuisine… tout !

À l’angle, il y avait Louboutin. Alors, forcément, j’ai suivi. Je vous vois venir : non, je n’ai rien acheté.

Un tour au Palais-Royal, parce que c’est beau… mais aussi parce que c’est un lieu où je me suis toujours sentie bien. J’ai peut-être été courtisane à la vie très mondaine ici, jadis.

Les vitrines sont toujours belles. Insolites parfois, poétiques souvent. On a envie d’entrer… ou juste de rester là à regarder les détails de la vie.




Je ne les avais pas encore remarqués. Les magnolias étaient déjà en fleurs. Le printemps approche, discrètement.
Et moi, j’ai toujours eu un faible pour ces fleurs-là.





Quand je suis rentrée, les croquettes m’attendaient sagement devant la porte.
Et je dois dire que ne pas grimper trois étages avec cinq kilos sous le bras… c’est un vrai luxe.

mercredi
Oh, un ciel vraiment bleu ! Voilà une belle journée en perspective.
Et une pensée pour mes Blondes à Saint-Sulpice.

Si vous vous demandez comment j’en suis arrivée là… tout est dans le résumé de la semaine précédente.

Allez, en avant ! On en parle, des escaliers ? On va surtout en reparler jeudi…


Sortie du métro à la Concorde. Un regard autour de moi. Et j’ai choisi de partir à droite.

Direction la Madeleine, un lieu dans lequel je n’étais jamais entrée. Pour tout dire, j’ai fait plein de choses pendant ce séjour que je n’avais jamais faites avant.
C’est vraiment très beau.



31 rue Cambon… ceux qui savent, savent.
J’aurais bien aimé jeter un œil au bel escalier. Mais j’ai eu peur que le vigile ne me laisse pas entrer.




C’était écrit en lettres géantes… impossible de le rater.
Et pourtant, je n’ai même pas vérifié qui avait été récompensé. En même temps…

Je n’avais pas vraiment de plan mais j’étais passée par là la veille, alors je me suis dit : pourquoi pas ? J’aime l’Art Contemporain vous le savez.


Pause café pour grignoter quelque chose. C’était délicieux, vraiment.
Mais côté confort… on repassera. Étonnant, pour un musée, de proposer un espace aussi peu accueillant : pas de vraies tables, pas de fauteuils, juste des banquettes et des cubes un peu trop bas.
Peu d’espace. Un peu frustrant.

J’aurais peut-être dû me méfier.
Le lieu, retravaillé par Jean Nouvel, est superbe.
Mais les collections ? Elles m’ont laissée perplexe. Étonnant, moi qui suit bon public d’habitude.
Du coup, je vous épargne le reste. On va se concentrer sur ce qui m’a vraiment touchée. Ce sera plus rapide.


J’étais concentrée sur la lumière des fenêtres quand soudain une trentaine de bikers ont surgit. Tous en roue arrière.
Bruyants, insolents, presque chorégraphiques. C’était drôle.
Et étrangement esthétique dans le décor monumental de ces grandes baies baignées de soleil.







La lumière qui descendait des grandes fenêtres était saisissante. On aurait dit que les murs laissaient passer le monde. Une vraie porosité entre dedans et dehors.



Dans les vitres d’en face, le monde se reflétait doucement. Et en face, c’est le Louvre.



Et habiter là-haut ? Ça doit être bien, non ?

Et là, le truc que j’avais envie de faire depuis un moment : une terrasse ! Et au soleil, s’il vous plaît !
Laissez-moi là, je vais vous retarder.



Juste à l’entrée de la galerie. Oui, celle de Louboutin.


Un détour par la Bourse de Commerce. entre deux expositions, donc pas vraiment « visitable ».


pas trés loin 59 Rivoli, lieu atypique squatter depuis des décennies par un collectif d’artiste. comment vous dire que j’ai bien plus aimé que la fondation Cartier.






Retour en métro. Fin de journée.
Et moi ? Complètement cuite.

jeudi
Le jardin des Tuileries, un peu encombré… Ça sent la Fashion Week. J’ai vérifié, c’est bien ça. Le défilé Dior trés exactement.

Regardez-moi ces appartements sous les toits. Évidemment que je m’y projette.
Il me semble que Sophie Fontanel vit par ici d’ailleurs.
Et oui, je l’avoue : je veux être Sophie Fontanel. Mais vous étiez déjà au courant.

Franchement… Paris, c’est beau quand même.

Le thème du jour : le Louvre.

En y repensant, seulement deux visites dans toute ma vie. C’est peu.
Quant à mon émerveillement… inutile de détailler, vous connaissez la chanson.


J’avais pris ma place pour 11 h (l’info est importante). Et mon idée était de faire la partie égyptienne du musée.

J’avais oublié à quel point cette civilisation était délicate… Quand on voit les œuvres en vrai, c’est saisissant.

Ma photo préférée : les cinq assis… C’est peut-être une divinité, après tout. Une divinité moderne.

Bref, les Égyptiens quoi.



De mon ancienne vie d’historienne de l’art, je me souvenais qu’il existait un grand département mésopotamien au Louvre.
Et cette civilisation… je l’adore.


Mais nous y reviendrons un peu plus loin.

Et puis il y a la statuaire grecque. Pour tout vous dire, j’avais presque oublié ce que renferme le Louvre. Résultat : une succession de bonnes surprises.

J’avais tellement oublié que, lorsque je me suis retrouvée face à cet attroupement, il m’a fallu quelques secondes pour comprendre : tout ce monde était là pour la Vénus de Milo.

Alors moi aussi, j’ai pris le temps de faire quelques photos.


Est-ce que j’ai reluqué les fesses des autres dieux ? Absolument.
Quand on a ça sous les yeux, ce serait presque impoli de ne pas regarder.

La Victoire de Samothrace, tout en haut de son escalier monumental. Je l’ai trouvée presque petite… Alors qu’elle ne l’est évidemment pas. Mais l’espace autour d’elle est tellement grand qu’il finit par tromper l’œil.

Oh bé… la porte est fermée ? Mais pourquoi donc ?


Vous savez quoi ? Je me suis perdue mille fois.
Je suis repassée plusieurs fois au même endroit. Le plan est un peu obscur (et pourtant, normalement, je ne suis pas trop mauvaise en lecture de carte). Heureusement, les gardiens de salle sont charmants et m’ont remise dans le droit chemin.
Au passage, j’ai remarqué plusieurs grandes pancartes dans le musée : « Merci d’être courtois avec le personnel ».
Pardon… mais dans quel monde est-on désagréable quand on visite un musée ? Sérieusement. Je reste toujours un peu sidérée par la créativité de la bêtise humaine.

J’ai été assez surprise de découvrir des plafonds très contemporains. Et pourtant, ça fonctionne parfaitement avec le reste.
Notamment avec l’art étrusque (ce peuple fascinant juste avant les Romains), qui était d’ailleurs un autre de mes grands coups de cœur pendant mes études.


Puisque j’étais là, je suis montée du côté des peintures. Et là, chose étrange : dans mon souvenir, il y avait beaucoup plus de toiles exposées. Peut-être qu’ils ont changé la muséographie depuis ma dernière visite. En tout cas, dans cette configuration-là, c’était parfait.

Parce que non, il n’y a pas que la Joconde dans la vie de Léonard de Vinci. Et justement, j’ai retrouvé plusieurs tableaux que j’aime énormément : Saint Jean-Baptiste et La Belle Ferronnière. Mais aussi La Vierge aux rochers et surtout La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne, dont je vous reparlerai très bientôt dans un bonus.


Bon… allez. Je ne vais pas faire ma difficile : elle est très jolie aussi, Mona. Quand même.

Très bien gardée (six personnes), très bien surveillée, très bien photographiée… Bref, il ne peut rien lui arriver.


Autour, il y a quelques trésors qu’on oublie un peu vite. Alors que…
Véronèse… on va quand même parler deux minutes du consentement, Paolo ?


Ingres. Et vous savez à quel point j’aime Ingres.


David et Géricault. Eux aussi font partie de mon panthéon d’historienne de l’art.


Et puis il y a Delacroix. Ses couleurs, sa fougue. La Mort de Sardanapale… et La Liberté guidant le peuple.


Piouf ! Après tout ça, j’étais cuite. Et comme par magie, je suis tombée sur le Café du Louvre. Franchement… difficile d’être mieux installée.




Au Louvre, tout est beau. Même les ombres prennent le temps de faire de jolies choses sur le sol.

Tout est beau, je vous dis. Mais alors… L’Esclave mourant de Michelangelo. est encore mieux.

Tout comme la cour des Antiquités égyptiennes… et Le Baiser de Antonio Canova.


Puisqu’on parlait de Mésopotamie, il y avait aussi mon pote Gudéa. Je suis tombée sur lui pendant mes examens de licence. Grâce à lui, j’ai validé l’épreuve… alors forcément, j’ai gardé une affection particulière pour ce p’tit bonhomme (prince de Lagash de son état, quand même). Il existe de nombreuses statues de lui. Et moi, je l’aime d’amour.



De cette civilisation mésopotamienne (qui a inventé l’écriture, quand même), j’ai aussi gardé cet émerveillement pour ces Lamassu de Khorsabad. Ils sont si beaux.



Pour ceux qui se demandent où se trouvait cette civilisation : regardez les infos. C’est là.
J’avais oublié que le Louvre était aussi un immense musée de sculpture. Dans mon souvenir, il n’y avait que des salles et des salles de tableaux. Comme quoi la mémoire nous joue parfois de sacrés tours.







Et voilà. À 17 h, je suis ressortie du Louvre. Six heures à marcher. Six heures de beauté.

Je n’ai pas vu le temps passer. Mais retourner au métro a été un peu laborieux… j’étais complètement vidée !
Dernière parenthèse : la traversée du jardin des Tuileries.


Enfin posée, les pattes en l’air.
Après 15 815 pas et 23 étages montés (oui oui, vingt-trois…). Entre le Louvre et les couloirs du métro, je n’en pouvais plus de toutes ces marches.
Alors j’ai lancé un peu au hasard The Great. Et j’ai ri. C’est drôle, irrévérencieux… exactement ce qu’il me fallait.

vendredi
Séance de travail du matin. Un thé, l’ordi ouvert, et Paris derrière la fenêtre. Décidément, cette vie de digital nomade… je l’ai vraiment aimée. Encore un peu plus que d’habitude.

Et hop, on replonge dans le métro parisien.

Arrivée à la Concorde, cap sur l’Arc de Triomphe. Avec une petite halte en chemin…




En passant devant le Grand Palais, je me suis dit : tiens, l’expo d’Eva Jospin ! J’ai tenté… mais…

De l’attente. Trop d’attente. J’aurais dû anticiper. Tant pis… je reprends mon chemin.

Parmi mes objectifs du jour : manger chez Five Guys. Oui, je sais… la gourmandise est un vilain défaut. Mais c’était délicieux, évidemment.



Bon, en ressortant, la pluie a un peu douché mon enthousiasme.

J’ai remonté l’avenue, tant que j’y étais… mais c’était nettement moins drôle.
Sacrés palissages de chantier chez Vuitton, quand même.



Au passage, quelques vitrines remarquables.
Parce que j’aime trois choses dans la vie :
1- le luxe.
2- la créativité
3- les jolies choses
Alors forcément… je m’arrête.



La petite photo de l’Arc de Triomphe, tant qu’à être là.
Et oui, c’est bien une famille entière que vous voyez traverser la place de l’Étoile au milieu des voitures. Tranquillement. Improbable.
Je crois que peu de gens savent qu’il faut passer par les souterrains pour rejoindre l’Arc. Il faut dire que… ce n’est indiqué nulle part.

Et puis j’ai redescendu l’avenue pour aller me mettre à l’abri.
Et puis les propriétaires sont revenus, tout contents de leur escapade en Belgique.

Ils m’ont ramené des chocolats. Et alors là…

L’article bonus de la semaine dernière, consacré à ma visite du Père-Lachaise.

samedi
Sortie en famille, sous un beau ciel bleu.

Direction le Marais. C’est toujours une bonne idée, le Marais.


Passage par la place des Vosges. Et là-haut ? Il y a moyen d’habiter ?


Les petites rues, les jolies boutiques, le printemps qui pointe le bout de son nez, le street art, les enfants à mes côtés…
Je ne sais pas vous, mais moi j’appelle ça le bonheur.




Tiens… l’heure du goûter ! Chez Marianne, un incontournable.



Bref, le Marais quoi. Une valeur sûre.
Et oui, je suis passée chez Mariage Frères acheter du thé.

Et puis retour vers une foule beaucoup plus dense.


Encore une belle journée !
Il y en a qui sont ravis d’avoir retrouvé leurs parents.


dimanche
Dimanche, c’est repas de famille, non ?
Les enfants m’ont emmenée au bord du canal Saint-Martin manger des bao.
Le lieu est vraiment fabuleux.




Et on s’est vraiment régalés, c’était délicieux.




Balade tranquille dans le quartier.



Fin de dimanche au calme. C’est bien aussi, le calme.

Bon… je crois que je vous ai déjà bien promenés pour aujourd’hui.
Mais rassurez-vous : mon séjour parisien n’a pas encore livré tous ses secrets. Quelques articles bonus arrivent bientôt.
En attendant, rendez-vous la semaine prochaine.
Je vous embrasse fort.