Semaine 37 de 2026

Alors, qu’est-ce qu’elle a encore fait, la Drama Queen de service ? Une nouvelle exigence ? Un caprice inédit ? Elle s’est roulée par terre en tapant des pieds, cette fois ?

Bah… peut-être. 

Lundi

En ce début septembre, les photos de rentrée sont arrivées au compte-gouttes. Logique : tout le monde ne reprenait pas en même temps, sinon cela aurait été beaucoup trop simple.

Emmy a enfin commencé son cursus d’ostéo, après le feuilleton des écoles qui la prennent, puis ne la prennent plus… Une intrigue à plusieurs épisodes, mais avec un happy end. Ouf !

Sinon, la chieuse de service a, elle aussi, travaillé TOUTE la journée. Oui, oui. Incroyable, mais vrai.

Je ne sais plus si je vous l’avais dit, mais j’ai décidé de reprendre tous les Vargas dans l’ordre. Autant vous dire que j’en ai pour un moment, étant donné ma vitesse de lecture actuelle… Ma concentration n’est toujours pas revenue. Je crois même qu’elle s’est définitivement fait la malle.

J’ai donc terminé L’Homme aux cercles bleus et commencé Ceux qui vont mourir te saluent, l’un de mes Vargas préférés, malgré l’absence d’Adamsberg.

C’est que ça se passe à Rome…

J’ai toujours un œil sur les billets d’avion hein ? Mais pour l’instant, c’est encore un peu hors budget. Je ne désespère pas…

Mardi

Retrouvailles avec ma psy préférée ! C’est que j’avais des choses à lui raconter…

Je suis arrivée avant elle et, dans l’escalier, je lui ai simplement lancé :

— Vous allez rire… et être fière de moi !

Elle a juste souri.

À la fin de la séance, ses yeux riaient tout seuls. Elle m’a simplement dit :

— Bravo !

Et c’est reparti pour un tour !

Dîner du mardi avec le Clan des Crocs.

Mercredi

L’article de la semaine dernière… avec, à l’intérieur, un véritable tableau de maître. Oui, oui !

Les Blondes du mercredi. A priori, le comité allait se résumer à une seule Blonde : moi.

Heureusement, j’avais prévu mon ordinateur. Quitte à boire un verre toute seule, autant faire semblant de travailler. 

C. m’a offert un cookie issu de sa nouvelle recette. Une tuerie ! Rien que pour ça, j’avais bien fait de venir.

Puis quelques Blondes ont fini par arriver et, comme d’habitude, le moment était bien sympa. 

Petit passage chez Absolut’Beauté pour cette couleur quelque part entre le terracotta, le rouge et l’orange, avec quelques paillettes en supplément. Et au soleil… ça fonctionne très, très bien !

Jeudi

Aaaaaaah, ben voilà ! Une autre photo de rentrée !

J’aime beaucoup les nouvelles lunettes de Raphaël. Elles lui vont tellement bien qu’on croirait qu’il les a toujours portées.

Revenons un instant sur l’été qui s’enfuit… Mon cœur est déjà bien lézardé. Pourtant, il ne m’aura pas vraiment épargnée, cet été. Il n’aura épargné aucun de nous, d’ailleurs. Mais de là a accepté de le laisser s’échapper…

En voilà une bonne nouvelle ! Une affaire de réglée !

Quoi ? Vous trouvez qu’on ne devrait pas parler de ces choses-là ? Moi, je pense exactement l’inverse. Plus on se tait, plus la Maladie (avec un grand M) prend toute la place. Alors que si l’on en parlait simplement, sans honte et sans détour, elle serait peut-être un peu moins lourde à porter lorsqu’elle s’invite dans nos vies.

La Maladie n’est ni honteuse ni contagieuse par les mots. Alors on la nomme, on se soigne et on accompagne.

Et les tabous d’un autre temps, on les laisse derrière nous. Non ?

« Un thé dans mon jardin à 15 h ? »

Avec plaisir ! On est toujours bien dans le jardin de P.

Rendez-vous avec le conseiller financier contacté il y a quelques semaines. Le projet avance, c’est vraiment intéressant et tout semble plutôt bien parti.

Finalement, je suis peut-être un peu moins nulle que ce que je me raconte.

Dessin du soir, espoir ?

Il y a désormais un peu plus d’espace dans ma tête. Un peu plus de temps aussi. Mais je ne sais pas encore quoi en faire, alors je le remplis. Je l’occupe. Je le colore pour ne surtout pas laisser l’ennui s’y installer.

Je sais que ce n’est qu’un leurre. Que les feutres ne suffiront bientôt plus à combler tout cet espace.

Il va falloir inventer autre chose… Mais quoi ?

Vendredi

Ah, ça, c’est une bonne nouvelle ! J’irai, évidemment. Miró aux Abattoirs, je ne peux pas rater ça ! Qui m’aime me suive.

Ce truc est passé sous mes yeux. Timing parfait. Pile-poil dans le mille.

Mais ATTENTION : inutile de chercher à qui ce message pourrait être adressé. Il ne vise personne. Rangez les loupes, les enquêtes et les interprétations hasardeuses.

C’est uniquement un pense-bête pour moi : désormais, je ne me ferai plus petite pour laisser davantage de place aux autres. C’est comme ça. Mon nouveau mantra.

Ma fille en visio. Il y avait longtemps, longtemps, longtemps !

Et puis, ça a été l’heure… celle du coucher de soleil.

Mais aussi l’heure de fêter l’anniversaire de K. !

La soirée a été douce pour tout le monde, je crois.

Samedi

Pendant que je récupérais de ma courte nuit, Jul est adorablement passé à la boulangerie. En rentrant la veille, une petite urgence professionnelle m’avait gentiment empêchée d’aller me coucher tout de suite…

J’ai donc attaqué les viennoiseries en même temps que ma to-do list du samedi matin. L’une des deux a été beaucoup plus agréable à abattre. 

Et après ?

Ça, c’est la photo parfaite pour Instagram : du soleil, un hamac et des pieds fraîchement vernis. Une vie absolument maîtrisée… en apparence.

Et maintenant, le hors-champ que personne ne montre… Aïe. Le glamour n’aura pas survécu au changement d’angle.

Petit changement de place : le soleil gênait Jul, nous avons donc échangé nos postes.

Enfin… l’installation a été un peu plus compliquée pour Jul. Quelqu’un avait manifestement décrété que ce hamac lui appartenait.

Film du soir… espoir, comme toujours.

Je n’étais vraiment pas convaincue par Running Man. Beaucoup d’action, quelques clichés gros comme des immeubles… Clairement pas mon premier choix. D’ailleurs, nous avions commencé par Mektoub, My Love: Canto Uno, mais Jul n’a pas tenu.

Et pourtant, Running Man a fait le travail, avec, au passage, une critique plutôt bien menée des monopoles et des dangers d’une IA mal utilisée.

Ce n’était donc pas si désagréable. Et surtout, nous avions trouvé un film qui nous convenait à tous les deux. Rien que ça méritait presque cinq étoiles. Presque.

Dimanche

Mon Graal ? Évidemment.

Enfin une visio avec Padou et Madou ! Ça faisait beaucoup trop longtemps.

Bon, en même temps, ils avaient eu l’étrange idée de partir en vacances…

Suspendu ou posé par terre, un hamac reste un hamac.

Jul a cuisiné et c’était très bon. Pourtant, mon rapport à la nourriture reste compliqué. Maintenant, l’hyperphagie vient parfois se mêler au reste.

Mais là, par exemple, je n’ai pas fini mon assiette. Je ne force rien. Je laisse les choses suivre leur cours. On verra bien.

Et sinon… j’ai un Vargas qui m’attend dans le hamac. Le reste du monde peut s’arrêter un peu. 

J’ai jeté un œil à ma voisine… Voici donc l’unique tomate de l’été. Celle qui, soyons réalistes, ne mûrira probablement jamais.

Le traditionnel film du dimanche soir… mais sur grand écran, au cinéma de Gaillac !

Le second opus de De Gaulle. On avait déjà adoré le premier.

Mais quels films ! Et surtout, quel homme… J’ai appris énormément de choses.
Quant à la libération de Paris, elle m’a cueillie de plein fouet. J’ai fini ruisselante de larmes, avec les gros sanglots qui vont bien.

Des films à voir, à revoir et à montrer à tous les collégiens, au même titre qu’Il faut sauver le soldat Ryan.

À la sortie du cinéma, le ciel était en feu. C’était magnifique.

J’aurais aimé ouvrir la fenêtre et laisser ma main flotter dans le vent, mais la température extérieure m’a rapidement ramenée à la réalité.

Et comme le hasard fait parfois bien les choses, il y avait Second Tour de Dupontel à la télévision en début soirée.

Décidément, j’adore ses films : ils font rire, ils piquent là où il faut et, derrière toute cette folie, il y a toujours une infinie tendresse.

Et voilà…

Alors que dire de cette semaine ?
Je ne sais pas vraiment. Je sens que quelque chose remue doucement sous la surface.
Je serais bien incapable de dire quoi, ni quand cela décidera de sortir. Peut-être jamais, d’ailleurs.

Le calme avant la tempête ? C’est possible… Ou pas.

La suite au prochain épisode.


Allez, il est temps pour moi de vous rendre à vos vies.

Je vous souhaite une semaine douce, lumineuse et pleine de petits riens qui font du bien.

Je vous embrasse.

Je vous aime.

Et merci d’être là, semaine après semaine. 

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