Semaine 51 de 2023

La semaine dernière, on s’était laissé dans la brume rémoise, souvenez-vous. Celle qui a suivi a été… tellement ! Mais alors tellement ! Et encore plus tellement !

Lundi

Toujours au gîte. Un dernier petit-déj’.

Des aux revoirs les pieds dans la boue.

Ma sœur et son chéri nous ont accompagnés à la gare. Quelques minutes, juste nous, avant leur grand départ. Leurs mains enlacées. 

Et hop ! Dans le train pour Paris.

Alice et le Chat étaient contents de se retrouver. Jul a dit : « Trois jours qu’on est à table, allez zou dehors ! ». Alors on est parti tous les deux main dans la main faire un tour dans le quartier.

Et quel quartier.

Le 35, rue Lamark… Évidemment une pensée (et même plusieurs) pour Paco, pour tous ces moments passés avec lui et C là haut au 4e étage.

Et finalement le but de la balade.

Et les fameux escaliers. 

Je me verrais bien dans un de ces salons-là.

Elles étaient fidèles au poste pour épater les touristes.

Je viens ici depuis si longtemps, et cet endroit a tellement été photographié, qu’évidemment je n’ai pas révolutionné la prise de vue. De toute façon, quoi que je fasse, c’est toujours beau. Et c’est bien ! C’est réconfortant cette constance dans les choses. On peut venir et revenir encore. Rien ne change vraiment. On pourrait croire que c’est ennuyeux, avec Paris, le Sacré-Cœur et la vue sur Paris depuis le Sacré-Cœur, en fait c’est plutôt réconfortant. C’est comme ça. 

Les vendeurs à la sauvette ne vendent plus de petites tours Eiffel mais des cadenas et des marqueurs.

En parlant de Tour Eiffel…

On a croisé partout dans Paris, ce tag… Impossible de trouver de l’info dessus. J’ai pourtant gentiment demandé à Google.

Ooooh la belle photo floue !

En parlant d’endroit où vivre…

J’aimerai bien un jour assisté à un spectacle dans ce drôle d’endroit. Je sais que c’est tout petit, mais les visiteurs y ont été si prestigieux.

En revenant chez les enfants, apéro très sucrés et Coca au nouveau goût (finalement, je préfère le zéro)

Le dîner du soir était régressif à souhait. Au passage, les saucisses végétales délicieuses.

Ah ben ça promet !! Va y avoir du sport !

Mardi

J’ai demandé un truc de dingue au Chat : le nettoyage de mon ordi. Ça n’avait jamais été fait. Et vraiment, il était temps, il a 5 ans (mon ordi pas le Chat). Quel confort maintenant ! Il est top ce Chat !

Cette photo a une histoire rigolote. Je regardais par la fenêtre la cour toute blanche. Beaucoup de volets étaient fermés. Aucune lumière. Et d’un coup, une fenêtre étroite s’ouvre et une main, seulement une main, à la peau sombre, en sort avec une cigarette et la fumée de cette dernière. C’était drôle, ces contrastes. Je n’en fais pas souvent des photos comme ça. Je crois que pour 2024, je vais les compiler ces « belles » photos. Il y en a peut-être plus que ce que je crois.

Alice avait du boulot, une conférence en visio toute la journée. Elle nous a dit : « Allez, hop, dehors et emmenez le Chat pour lui aérer les moustaches ! ». On ne s’est pas fait prier.

On parle de la beauté de Paris, moi la première, et l’on a raison. Mais parfois, sur une façade somme toute classique et plutôt harmonieuse, on retourne une verrue… Comment est-ce possible ?

On a fait dans le classique.

Notre but était le chantier de Notre-Dame.

Faut bien le dire, c’est hyper impressionnant.

Dans les anciens jardins, ce pommier rescapé. D’ailleurs, ils ont été préservés le plus possible, les jardins. Ils ont construit de grands plateaux au dessus du sol. Cela permet aux ouvriers de travailler à l’abri de la boue et de ne pas tasser le sol. Bien sûr, il y aura un grand travail de paysagiste, mais là aussi tout a été pensé. Vraiment un sacré chantier.

Sur les grillages, les mythiques cadenas.

Et la Seine immuable.

Colossale, je vous dis.

La quintessence de Paris ? Les bouquinistes, les quais, la Seine, ses ponts, et même un vélo ! La photo parfaite.

J’avoue avoir hâte de visiter cette Notre-Dame renaissant de ses cendres.

La prochaine fois, j’aimerais bien aller à la Saint Chapelle aussi. Elle est dans la Conciergerie que l’on voit là.

Le chat a dit : « on va aller déjeuner dans le resto préféré d’Alice ». J’ai adoré l’endroit. Ils ont été adorables, on est arrivé tard, mais ils nous ont servis quand même.

Tout était délicieux. Je retiens la bonne idée de la brioche (dorée au beurre) comme base pour les croque-monsieur. Quant aux choux à la crème, comment dire…

Puis nos pas nous ont menés à la Samaritaine. Nous n’étions pas venus depuis la réouverture et le quartier est sublime.

Et la Samaritaine donc.

Et en face, le siège Louis Vuitton qui possède son propre drapeau monogrammé.

Encore et toujours au coin des rues de ces petites touches artistiques plus ou moins réussies.

Dans le métro sur le chemin du retour, ce confortable fauteuil…

Mercredi

Jour de retour. Alice nous avait préparé l’itinéraire pour que nous soyons à l’heure dans l’Intercité de 8h26 pour Toulouse.

Bon d’abord, ça commence bien, on monte dans la ligne 4. Pas trop de monde. Nickel. Jusqu’au moment de descendre. Porte condamnée ! Vas-y qu’on se faufile dans la foule des petits matins blêmes jusqu’à la porte la plus proche en traînant nos valises. Ouf ! On finit sur le quai ! 
Changement de ligne, et au moment où les portes se ferment je me rends compte que la station Austerlitz est fermée ! Maiiiiis non ! J’avoue, j’ai un peu paniqué. Jul a calmé le jeu. M’a demandé de regarder quelle station était la plus proche. Ça m’a permis de redescendre et d’occuper mon esprit. De toute façon, on (il) avait prévu large.

Revenu en surface, on s’est rendu compte qu’on n’était vraiment pas les seuls à être dans le même cas. Alors en convoi, le troupeau des valises roulantes a traversé la Seine. L’occas de faire une dernière photo de Notre-Dame.

On avait choisi de voyager en Intercités parce que c’est moins cher (clairement) et que les fauteuils sont plus confortables que dans le Ouigo. C’était sans compter avec les… compartiments ! Je ne savais même pas que ça existait encore ! 4 personnes en rang d’oignon, face à 4 autres personnes dans la même situation. Pas de tablette, les pieds des voisins en face dans les vôtres, nos valises surdimensionnées en équilibre précaire au-dessus de nos têtes à tous, le pardon-pardon-pardon pour aller pisser, les mouvements ++ du train et ma nausée… Comme ça a été looooong !

Tellement long ! Mais finalement moins que pour Alice et le Chat qui avait choisi le TGV. Ils avaient les p’tits minous et ne voulaient pas traîner. C’était sans compter avec les aléas de la vie du rail et du malaise d’un voyageur qui leur a fait rater leur correspondance… La vie du rail je vous dis. Je suis bien placée pour la connaître.

Une réunion de boulot (le Quai 9-3/4 justement) au milieu de tout cela… Entre l’absence de réseau, le sas où il fait -3°, les voyageurs qui me demandaient à quelle gare on arrivait (j’ai une tête de contrôleur avec mes écouteurs dans les oreilles et mon Truc dans la main ?), ç’a été sport. Heureusement, j’entendais mes interlocuteurs, mais je ne pouvais pas leur répondre… Pas toujours simple la vie de Digital Nomade.

Comme au bon vieux temps des voyages en train à vapeur, les croque-monsieur préparés avec amour par Alice la veille.

Et sinon ? Ben…

L’arrivée à Toulouse a été un vrai soulagement. Ou est-ce que c’est la frangipane et le thé ? Bah, on ne saura jamais !

Encore un train ? Le dernier ! Pour rentrer à Rabastens. Raph est venu nous chercher en voiture. J’avoue que j’étais contente de rentrer chez moi après cette journée dans les transports.

Belle-Maman est arrivée aussi. Repas familial à 7. Comme pour 4 jours à suivre. Comme j’ai aimé ces moments-là. Et puis les douceurs made in Madou.

Jeudi

Rendez-vous pro. Pas vraiment au boulot, plus vraiment en vacances. Une entrevue avec une entrepreneuse passionnante. Je vais maintenant faire un devis. On verra ce qui est possible.

Arrêt chez J pour débriefer autour d’un thé. Et… D’un programme télé ! Je ne savais même pas que ça existait encore. Après en avoir parlé un peu autour de moi, il semble que ce soit une pratique (presque) répandue dans le Clan des Blondes.

Et au retour ???

J m’a donné deux bonhommes de Noël trop mignon fait maison. Ils sont dans le sapin du coup. Peut-être que l’année prochaine on pourrait organiser un atelier « bonhomme » avec des chocolats, du thé et un film de Noël non ?

Quand je suis rentrée, tout le monde était posé dans la belle lumière dorée du salon sur les canapés pour lire confortablement. J’ai fait comme eux. C’était doux d’être ainsi au coin du feu.

Et puis Jul a débouché le Champagne.

Ça allait très bien avec le risotto Hello Fresh.

Vendredi

Activité du matin.

Voilà, voilà, voilà.

J’étais encore au petit-déj quand j’ai reçu le message de A habitante de la Rue. C’est fou comme ça m’a fait plaisir.

Le résumé de la semaine dernière, il était temps.

Rendez-vous avec ma Psy. Rigolote ma Psy d’ailleurs, je l’adore. Elle a dit qu’elle était sûre que son pull allait me plaire. Ç’a évidemment été le cas. Bref, débriefing et travail sur ce truc qui me hante depuis un certain temps « je n’ai plus peur de ne pas être aimé, mais j’ai peur qu’on me fasse croire qu’on aime ». C’est un progrès ! Moi qui il n’y a pas encore si longtemps étais persuadée que je n’étais pas « aimable ». Re-bref, ça avance, ça avance. Je finis 2023 bien plus sereinement que je ne l’ai commencé.

Re thé ? Toujours bien le thé.

Vu l’horrible temps dehors, les enfants se sont lancés dans du lourd. Du très lourd. Enfin, ils ont lancé les dés.

Et soirée pizzas maison. Jul en a profité pour préparer de la tarte au sucre.

La cuisson a été top, comme d’habitude. La confection est rodée maintenant avec moi au façonnage de la pâte et Alice au garnissage. Un beau duo.

Et la tarte au sucre effectivement délicieuse, légère, tellement légère ! Un petit nuage de beurre.

Samedi

Vous les voyez les deux m*rdes de chien devant ma fenêtre ? Quoi ? C’est flou ? Et bien croyez moi sur parole, moi je les ai bien vus ! Je ne supporte plus ces c*nnards qui ne ramassent pas ! Ce n’est quand même pas compliqué, y a des toutounettes partout ! Tu ne veux pas ramasser ? T’as pas chien ! Non, je ne vire pas mégère aigrie, mais enfin là ! Quand même !

C’est parti en déco de Noël sauvage. J’ai fui.

D’autres ont fait jouer leur droit de retrait.

J’ai enfin fait cuire les foies. C’est bien s’ils ont rassis un peu.

Finalement, leur déco de Noël n’a pas été si sauvage que ça. Elle était même plutôt réussie. 

Liste pour ne rien oublier avant de partir faire le plein de ce qu’il manquait. En opération commando avec Alice, nous avons été particulièrement efficaces.

Alice et le Chat… Deux salles, deux ambiances.

Et sinon ? Toujours aucun signe de vie.

Ah si ! Celui ci est vivant !

Et celle-ci ? Enfouie !

Poésie du soir…

Dimanche

24 décembre, la fin des calendriers de l’Avent.

Hello Fresh à tous les repas ? Oui, presque ! Franchement, ça a été très confortable de ne pas avoir à réfléchir comment nourrir 7 personnes tous les jours pendant 4 jours. Comme tout arrive tout prêt, pas de courses à faire. Évidemment, c’est bon, mais ça, on le savait déjà.

Et puis, ce qui se passe dans la cuisine pendant qu’on fait tous à manger ensemble est précieux. Tellement précieux.

Vraiment tous ensemble.

L’emballage des derniers cadeaux, la signature des dernières cartes.

Alice a fait un rôti de seitan. L’aspect est bluffant.

Y a eu un atelier truffe en chocolat. Je crois que c’est la seule « gourmandise » que je n’apprécie pas vraiment. Pourtant c’est du chocolat, du chocolat et du chocolat. C’est peut-être trop de chocolat en fait.

Il y avait aussi chocolat/pâte d’amande.

Et après avoir cherché le dessert parfait pour le réveillon (qui ne soit pas en forme de bûche, je n’aime pas la bûche), on a opté pour une tarte aux citrons verts (poussés maison, les citrons) avec sa meringue légère.

Et l’on a sorti les jolies assiettes et posé la déco.

Visio avec Padou et Madou.

Et pendant qu’on s’habillait, le Père Noël est passé. Il profite toujours de ce moment-là, et nous on le voit jamais. Encore raté !

Champagne, distribution et ouverture de paquet ! Comme c’est bien Noël !

La suite s’est passée autour de la table.

Blague pour Raph : Il déteste les escargots et m’a menacé de partir s’il y en avait le soir de Noël. J’ai donc trouvé des plats à escargots (pas si simple) et des escargots en chocolat. Je lui ai apporté à table en faisant croire que les plats sortaient du four. Ça nous a tous fait rire. Lui, un peu moins. Enfin, toujours plus que le lendemain, où chez Emmy il a du en manger un vrai « pour goûter ». Si vous aviez vu sa tête !

La plus jolie tarte au citron de toute ma vie.

Comme à chaque Noël, il y a eu des échanges autour du montage des playmo. C’est drôle, c’est deux-là le soir de Noël, c’est toujours beau.

En voilà, une belle famille non ?

En relisant ce résumé avant d’en écrire la conclusion, je me suis rendu compte de toute la richesse de cette semaine. Et très égoïstement de ma capacité à ressentir toute cette joie, tout cet amour. Moi, celle que l’on n’aime pas et qu’on ne peut pas aimer. Avoir mes enfants et mes presque enfants autour de moi est un grand plaisir. Toujours. Les voir échanger et rire. Les voir soudés et solidaires, c’est presque comme si j’avais réussi quelque chose. Je ne suis pas naïve, je n’y suis pas pour grand-chose, je ne suis que la Rassembleuse après avoir été la Passeuse, mais quand même… 

Et puis à un moment, j’étais assise là, en bout de table, tout mon monde devant moi, et je me suis dit : « Comme on est bien ici ! ». Et c’est une sensation que je crois n’avoir jamais eue avec mes enfants tant j’étais enquête pour eux. Alors ? C’est ça d’être parent ? 

Je vous souhaite une belle fin d’année qu’elle soit douce et festive. Je vous embrasse fort et à très vite.

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