Semaine 5 de 2025

Euh… Il était comment votre mois de janvier à vous ? Long ? C’est le moins qu’on puisse dire… Difficile ? Comment dire… J’ai même senti le souffle putride de mes démons sur mon cou, beurk ! Il était temps que ça se finisse, cette affaire…

Lundi

Quand la semaine commence aux anxiolytiques, tu sais que ça va piquer… Et cette fatigue, bordel…

Je ne vais pas râler contre le temps, vous savez ce que j’en pense, mais quand même… Ce temps, bordel ! Oui, j’ai envie de dire bordel !

J’avais rendez-vous avec Émilie pour ma séance de réflexologie. J’avoue, c’était nécessaire. Est-ce que ça a été efficace ? Sûrement… En même temps, vu mon état, je crois que rien n’aurait pu faire de miracles.

Échouage sur le canapé et acharnement à travailler. Même au bout de ma vie, malade, il faut bien avancer.

J’avais rendez-vous dans l’après-midi avec le Dr F. Bien sûr, je me suis plantée d’heure. Ça m’arrive beaucoup en ce moment (quelle concentration…). Comme d’habitude, il m’a regardée du coin de l’œil pour évaluer les dégâts. Il a augmenté le traitement. Je n’ai bien sûr pas protesté, quand on est malade, on se soigne et on fait ce qu’il faut. Et… et je ferai avec les effets secondaires. De toute façon, ça ne peut pas être pire que mon état actuel (probablement accentué par la grippe) et les TCA qui sont évidemment revenus au grand galop.

Je vous ai déjà dit que le Dr F était un grand fan de rugby ?

De retour à la maison : canapé, boulot & co, jusqu’à la tombée du jour.

Notre boulanger Maison Rudy Salvan est passé sur M6. Il a proposé un pain au canard que j’ai terriblement envie de goûter.

La fatigue était tellement dingue que, Jul parti au basket, je n’ai même pas attendu la fin de Quotidien pour échouer dans mon lit.

Mardi

Et j’en suis sortie bien trop tard ! Même pas vraiment reposée. La tête dans un étau. Le nez comme une fontaine et les larmes au bord des yeux. La grippe quoi…

Je vous jure, je veux être réincarnée en chat moi aussi.

Mon dieu !! Plus de paracétamol !!! Horreur ! Heureusement, Emmy a laissé son carton magique et j’ai allègrement pioché dedans. Oui, je lui dis toujours quand je prends quelque chose.

Rendez-vous EMDR. Il y avait tellement longtemps, entre les vacances et la grippe de ma thérapeute. Bref, mille choses à raconter. Ce qui est bien avec elle, c’est qu’elle me connaît et qu’elle a tout de suite compris que j’étais un peu au bout de ma vie. Surtout que la veille, le Dr F, avec une petite phrase toute simple, avait ouvert les vannes. J’ai cru que c’était à cause de la grippe, mais il faut bien se rendre à l’évidence que c’était plus profond que ça. Ma thérapeute a pris le relais et nous avons commencé (ou plutôt continué) à travailler sur le bordel (oui encore, tout n’est que bordel en ce moment).

Je suis sortie de là épuisée !

Heureusement, j’ai enchaîné avec Absolut Beauté, pour un moment bien plus léger et le retour de la couleur sur mes mains. Je me suis surprise à presque apprécier ma French à paillettes, mais je préfère sans conteste les rouges/roses sur mes mains. C’est comme ça.

En sortant, message de Jul qui rentrait en train. Il était à 10 minutes de là, il tombait des seaux d’eau. Je l’ai récupéré à la gare de St-Sulpice. C’était quand même nettement plus confortable pour lui.

On était gelés quand même, alors goûter. Oui, il y a de nouveau des granolas chez Leclerc, le diable est revenu dans cette maison. J’ai même mis du lait dans mon thé, c’est dire.

Jul a cuisiné : wok peps de nouilles, poulet & cajous. Sûrement très bon, mais vu mon état…

Mercredi

Info improbable au réveil… Daniel Colling est mort. Je ne le savais pas malade, même si son mode de vie pouvait faire craindre une telle issue. Je ne vais pas mentir, ni faire semblant, je n’étais pas fan du personnage, surtout depuis le jour de notre mariage où un incident m’avait profondément blessé. Mais il faut bien avouer que c’était un grand visionnaire et qu’il a fait vraiment beaucoup pour le monde de la musique et Le Printemps de Bourges en particulier. Et puis, il a fait partie de la vie de Jul, comme une sorte d’oncle. Nous sommes encore liés à l’un de ses fils, à sa nièce, à son neveu… Et surtout, surtout, il était le complice de Paco. Ils se sont rencontrés au lycée et ne se sont jamais quittés. C’est pendant leur dernière vacances communes en Corse que Paco a tiré sa révérence… Bref, un goût étrange au réveil… Une page se tourne. En même temps, je me dis que, les connaissant les deux là, ils ont dû ouvrir une bonne bouteille de vin au paradis et se mettre à jour, il y avait quelques années à rattraper.

Le soleil, juste au bon endroit, la photo au bon moment.

Jour des Blondes, mais vu mon état… Masque obligatoire et bisous interdits.

Je vous parlais d’un projet qui se concrétisait… cette fois, il a pris forme !! Pour de vrai, de vrai. Promis, je vous en parle bientôt.

Blondes + pour approfondir le sujet.

Et Jul, en rentrant du boulot, a eu une envie de sucré. Julie était encore là. On s’est tous régalés. Oui, oui, Maison Rudy Salvan.

Le repas qui fait du bien (fans d’HelloFresh, on est tous d’accord) : Orzotto crémeux forestier.

Jeudi

La veille, nous avions tous parlé de nos ronflements & co. Et Julie a mentionné une application pour suivre son sommeil. J’ai téléchargé évidemment. Bon, bon… faut se rendre à l’évidence… ça ronfle… La grippe ? Oui, sûrement ! Allez, on va dire ça, c’est la grippe !

J’ai essayé de faire une belle photo pour mettre sur ce blog… Bon ben non, en fait, ça ne l’a pas fait… La grippe, bordel !

Alors j’ai choisi cette photo-là. Très bien aussi. Vous avez lu l’article de la semaine dernière ?

Emmy est passée pour que nous mettions en forme sa lettre de motivation. Son projet pro se concrétise aussi. Allez, encore une petite étape et ça va le faire !

Oooh la belle TCA qui rafle tout ce qui traîne dans le frigo ! Je vous assure que ce n’est pas de la gourmandise, de la flemme, de l’ennui, mais vraiment une vraie pulsion dévastatrice.

Vendredi

La journée de la loose. Des milliers de choses à faire et l’énergie d’un bulot (question : qu’est-ce qui a moins d’énergie qu’un bulot ? Je suis preneuse de l’info).
Non, toujours pas aidée… Me sens souvent seule quand même.

Première étape : le supermarché pour préparer le déjeuner du lendemain. Un déjeuner de famille, s’il vous plaît. Oui, oui !

Le drive ensuite. T’as cru que j’allais me taper toutes les courses rayon par rayon ? Que nenni !

Arrêt rapide à la maison pour jeter tout ça dans le frigo, puis direction chez Julie, qui devait nous exposer son projet pro en vue d’un entretien futur.

Paquito a évidemment donné son avis, il donne toujours son avis.

Déjeuner tous ensemble pour débriefer et profiter.

J’ai un peu travaillé, mais à mon retour à la maison, il y avait du soleil dans le salon, j’avais horriblement mal à la tête, j’étais tellement fatiguée… Que je suis restée dormir là jusqu’à la nuit, puis j’ai rampé jusqu’à mon lit jusqu’au lendemain.

Samedi

Allez, on y va, on avance, on donne tout.

Les parents d’Emmy venaient déjeuner. J’avais promis il y a plusieurs mois déjà une choucroute. Je crois qu’elle était bonne !

Ils avaient emmené des petits gâteaux de chez Pigot à Gaillac (une valeur sûre).

J’ai eu la tarte au citron, une tuerie évidemment.

On a passé un très très bon moment tous ensemble.
Et j’ai volé quelques photos à mon fils, vous savez comme j’aime faire ça.

Et puis… voilà quoi… Pas la seule à être complètement cuite.

Dimanche

Ah ben non, hein ? Réveil pas tôt ! Mais brunch dominical.

Jul a dit « Viens, il fait beau, on sort ! » Euh, d’accord mais je ne réponds pas de mon état.
Bon, le dimanche à Rabastens à 13h51 (j’ai regardé l’heure) c’est pas les Champs-Élysées quand même.

Au moins, on peut prendre des photos tranquilles.

Jul avait dit : « On va au lac ? » mais vu mon état, il s’est ravisé : « Et si on allait voir les travaux ? » Oui, ça, je suis plus d’accord. Les travaux donc ? Bon, ben ça avance quoi…

J’avoue qu’il faisait bon au soleil et que la lumière était jolie.

On est passés par des petites rues qu’on ne connaissait pas (bravo ! Ce n’est pas comme si ça faisait 19 ans presque jour pour jour qu’on habite à Rabastens).

Ça arrive, ça arrive, les mimosas commencent à s’énerver un peu.

Retour à la maison. On nous a changé dans la semaine notre panneau « Sens interdit sauf riverains » sans nous en informer et encore moins sans nous demander notre avis. À voir comment les automobilistes vont utiliser la rue. J’ai une petite idée, mais de toute façon, qu’ai-je à dire sur la question…? Surtout moi…

Une illustration concrète de mon état ? Je vais mourir et tout le monde s’en fout !

Et sinon… Je me rends compte qu’on est vraiment au bout de nos vies tous là.

Jul qui choisit le film… Quand Nous, les Leroy a commencé, je me suis dit qu’on était sur une énième comédie française… Et puis… Bon, ce n’est pas le film du siècle mais il interroge sur l’usure du couple, sur l’ennui, sur le reste de la vie… Et ça, ça me parle… Et oui, figurez-vous !

Le dernier 007 avec Daniel Craig (No Time to Die)… Je l’avais déjà vu, mais pourquoi ??? Moi je veux pas que James meure, moi je veux rêver dormir dans ses bras à Matera… Et partout ailleurs d’ailleurs… Mais qui suis-je pour rêver à Daniel Craig, qui suis-je pour rêver à James Bond…?

Et voilà, une semaine de plus au compteur ! Entre grippe, fatigue et fatigue, et fatigue, et fatigue… Je pense sérieusement à investir dans une combinaison chauffante et un stock illimité de paracétamol (j’ai déjà les boites de mouchoirs).
Janvier, tu nous as bien eus, mais février arrive avec, espérons-le, un peu plus d’énergie et un peu moins de virus. En attendant, on continue d’avancer… ou de ramper, c’est selon !
Allez, à la semaine prochaine pour un nouvel épisode du feuilleton Survivre à l’hiver sans devenir une loque !

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