En mode vacances.
C’est-à-dire : plus de réveil, plus de mails, plus rien.
Juste du sable, du soleil, des huîtres… et vaguement l’idée de l’heure, entre deux marées et trois coloriages.
Lundi
Moi qui mange peu le matin, en vacances… c’est parfois un peu n’importe quoi.
Un croissant ? Allez. Un abricot ? Pourquoi pas. Un bout de brioche tartinée comme si je partais relever les casiers à huîtres ? Vas-y.
Mon estomac n’a rien demandé, mais il s’adapte. Enfin, presque.


Matinée tranquille, parce que quand même… on a le temps.
Et puis, que manger quand on est dans le coin ? Des huîtres, bien sûr !
Et où ça ? À Marennes, évidemment !
Alors zou, direction les producteurs et leurs terrasses au bord de l’eau.
Mais pour commencer, grande question : où est passée la flotte ?
Qui a démonté la mer ?!


On a trouvé le lieu parfait au bord de l’estuaire.
Une cabane qui sent bon les embruns et le beurre salé, avec vue directe sur l’eau (enfin… quand elle reviendra… Si elle revient un jour).
C’est simple, c’est joli, c’est sans chichi.
Les parasols attendent leur heure, les guirlandes patientent, et nous… on s’installe. Il fait bon.

Vin blanc bien frais de circonstance.
Soupe de poisson, moules marinière pour les uns.
Et puis… huîtres, palourdes, frites maison pour les autres.






Et même un dessert.

Est-ce que ce style de vie me va bien ?
Mais bien sûr que oui ! C’est même fait pour moi.
Il m’en faut pas plus pour frôler la perfection.

Et sinon ?
C’est beau. C’est calme. C’est même un peu hypnotisant.
Mais y’a toujours pas d’eau…
On commence à sérieusement se demander si quelqu’un n’aurait pas coupé l’arrivée d’eau de l’estuaire.



Balade digestive obligatoire.



J’aime bien cette photo.
Il y a de la lumière, de la perspective, presque un air de carte postale.
Bon… paraît-il que c’est la conduite à caca.
Mais faut savoir voir au-delà de la tuyauterie, non ?

Et toujours, partout, ces grappes d’escargots.
Accrochés aux piquets, nichés dans les coins, collés les uns aux autres.
Je ne sais pas si c’est joli ou un peu flippant…

On venait de traverser le pont, au-dessus de l’estuaire.
Et là… la mer semblait décidée à revenir.
Le paysage s’était transformé en un tableau lumineux, tout en dégradés de bleus et de verts.
C’était simple. C’était apaisant.

Mon passe-temps du moment.

Et donc…
« On grignoterait pas un truc pour le goûter, par hasard ? »
— Il est 19h20.
— Et alors ?
Résultat : une coupe glacée, de la chantilly, des vermicelles arc-en-ciel et un palmier en plastique qui fait la fête à lui tout seul.
On a hésité entre raisonnable et régressif.
Spoiler : c’est le palmier qui a gagné.

Et puis de toute façon…
la journée était loin d’être finie.

Direction le front de mer pour le feu d’artifice du 14 juillet à Royan.

En arrivant, tout le groupe s’est installé bien sagement sur la murette de la promenade.
Mais quitte à être là…
Je me suis désolidarisée, ni une ni deux : hop, dans le sable !
Les pieds nus, les fesses dans le frais, la mer en face.
Ils m’ont rejoint au bout d’un moment. Forcément.
Le sable, c’est contagieux.

La lumière était incroyable.





Et puis…
la presque nuit, enfin. Et les premiers pétards.

J’aime autant les feux d’artifice que les huîtres et marcher les pieds dans l’eau.
C’est dire.
À chaque bouquet lumineux, un sourire. À chaque claquement dans le ciel, une vibration dans le ventre mêmes si nous étions un peu loin pour être impacté par le bruit.
Je ne sais pas si c’est la beauté, le bruit, ou juste le fait d’être là, ensemble, les yeux levés.
Mais j’adore ça.
Toujours. À chaque fois.

Oooooh…
Une photo floue ?
Mais bien sûr ! C’est presque une tradition par ici.
Il y en a toujours une qui s’invite dans l’article — et je les garde parce que je leur trouve un charme fou. Mais vous le savez.






Une journée parfaite ?
Oui… une journée parfaite.
Mardi
On nous avait dit : « Faites le zoo de La Palmyre, il est très sympa. »
Alors, on a suivi le conseil… et il était très sympa, effectivement.















Du monde, des enfants… mais ce n’était pas trop dérangeant.
On est rentrés un peu cuits : la visite a été longue.
Alors, apéro au camping, suivi d’un burger qui tenait parfaitement la route.


On a eu des nouvelles de Rabastens aussi.
Tout semblait bien aller chez nous. Alice (fraîchement arrivée), Emmy, Raph et le hérisson veillaient sur la maison.

Mercredi
Les rituels du matin.
Un croissant, un coloriage, un peu de silence.
Chacun dans son rythme, chacun dans sa bulle.
Le jour peut commencer.


En parlant de rituel : le résumé de la semaine dernière était en ligne à l’heure dite.
J’ai réussi à être dans les temps, encore cette fois.

Tournoi de boules.
Enfin… juste nous, hein ! Enfin… juste eux : moi, je me suis contentée de regarder.




J’ai fait un truc de dingue aussi.
J’y suis allée en claquettes. (Et sans chaussettes, s’il vous plaît.)
Le meilleur investissement de tout l’été.

Toujours dans les rituels : le mercredi, c’est le jour des Blondes !
Alors même si nous n’étions pas avec les copains, on a pensé à eux… et trinqué à leur santé.

L’apéro du midi éloigne l’ennui.

Pour la balade de l’après-midi, une de mes followers Instagram (oui madame, j’ai des followers, 325 même, on se calme) m’a soufflé une idée comme une prophétie divine :
« Va à Talmont-sur-Gironde. »
Alors j’ai obéi.
Je veux dire, si c’est pas ça l’influence, je sais pas ce que c’est.
Bon, ok… j’étais pas en robe de gala ni perchée sur un rooftop à Dubaï, mais Talmont, c’était la vraie pépite.
Et je dis merci. Avec les bras. Et je lui envoie des coeurs avec les doigts.




C’est tellement joli que même les volets semblent avoir été peints avec amour.





Talmont, c’est un peu comme un décor de film où le casting aurait été confié à des hortensias, des roses trémières et des volets bleus. Entre la petite porte qui donne sûrement sur un jardin secret rempli de chats philosophes et les cabanes de pêcheurs posées sur l’estuaire comme des mirages sur pilotis, on s’est dit que la carte postale, c’était ici. Même l’église semble flotter entre ciel et mer, en mode diva médiévale.








Vraiment beau !
Bon par contre… quelqu’un a encore piqué la flotte !
Pas sympa pour les vacanciers, franchement.






Gadin du jour, bonjour !
Non non, c’est pas moi (pour une fois).
Jul s’est pris les pieds et paf !!
Pas de gros, gros bobo… mais quand même.
Il paraît que je n’ai jamais couru aussi vite pour venir le secourir !






Changement de décor sur le chemin du retour : direction le port voisin de Meschers-sur-Gironde.


Comme une envie d’huîtres… oui, encore ! Mais pas que.





Et cette lumière… celle des longues soirées d’été, douce et dorée, qui donne envie de rester là pour toujours.



En rentrant au camping… surprise ! Une soirée mousse ! Jul et K. ont littéralement plongé tête la première dans le nuage de bulles ! Vous avez vu ? On a rarement vu des adultes aussi heureux d’être retombés en enfance.






Jeudi
Réveil classique… mais ultra croustillant !

On (je) n’a pas résisté : retour à Royan, version pied dans l’eau.


Oui, toujours cette obsession de mettre les pieds dans l’eau. C’est si rare que, dès que l’occasion se présente, je fonce ! Non, je ne plonge pas — ceux qui me connaissent savent que je n’aime pas ça. Je n’aime pas nager. Ce que j’aime, c’est juste marcher dans l’eau. C’est ça mon vrai kiff.

Rochefort, ou comment une petite balade de rien du tout devient un shooting photo tous les trois mètres.
On avait dit tranquille, on a fait carte postale.


Du street art à chaque coin de rue. Coloré, surprenant, et franchement chouette à découvrir !




Il y avait un accroMât. Oui oui, pas un simple accrobranche, un vrai parcours suspendu entre les mâts d’un bateau ! Improbable, spectaculaire… et clairement pas pour moi. Pourtant je n’ai pas le vertige, mais là… non merci. Alors oui, le gamin sur le fil avait à peine 10 ans. Et alors ? Chacun ses limites. Pas pour Jul non plus cela dit — lui, le vertige, il connaît bien.


Nous étions venus à Rochefort pour visiter la Corderie.






Le bâtiment est vraiment immense (300 mètres de long), le musée plutôt succinct. Toutefois, les explications étaient nécessaires pour bien comprendre le fonctionnement du lieu et la fabrication des cordes.



En repartant, direction Fouras (juste à côté), et encore cette histoire d’eau disparue… Il paraît que c’est un truc de marée haute et marée basse. J’ai pas tout bien saisi, mais franchement, c’est très, très gênant. Ils pourraient pas suspendre ça pendant les vacances, non ?




De bien belles maisons, dont celle à rayures rouges qui est à vendre (je dis ça, je dis rien)… même si le petit château au bout de la jetée se défendait très bien aussi !


Comme j’aime ces paysages.
Tout semble suspendu…




Ma team.


Bon, c’est à ce moment-là que mes chevilles ont décidé de gonfler. Et pas qu’un peu. Un vrai, énorme œdème. En à peine une heure, j’avais doublé de volume et viré au cramoisi.
Et pourtant… il ne faisait pas particulièrement chaud.
Et pourtant… on n’avait pas tant marché que ça.
Mystère médical non élucidé. Mais impressionnant. Et douloureux.

Bon, j’étais clairement pas au top de ma forme, même si je faisais semblant de prétendre le contraire.
Alors on s’est assis, et pendant que les garçons allaient chercher la voiture, on a regardé les pêcheurs à pied.
Et je te jure… on était à deux doigts d’applaudir à chaque fois qu’ils sortaient un poisson.

Retour au camping : fin de transmission.
J’ai fondu sur mon lit comme un chamallow sur un barbecue. Douleurs, frissons, fièvre (?). Extinction immédiate.

Vendredi
On ne change pas une équipe qui gagne.
(Surtout quand elle est feuilletée, dorée et répond au nom de « petit-déj idéal ».)

Mes chevilles ? Toujours en mode ballon de baudruche.
Et non, c’est pas mieux. On dirait qu’elles font grève pour rester gonflées jusqu’à nouvel ordre.

Mon passe-temps de l’été. La meilleure solution (trouvée à ce jour) pour tenter de me canaliser.


Jul et K sont partis faire les courses… Ils sont revenus avec le bonheur en plateau. Franchement, si on m’autorisait à vivre uniquement d’huîtres, crevettes, bulots et tomates-mozza, je signerais direct. (Et j’irai même chercher un stylo)


Petite virée à Royan pour (enfin) aller voir l’église Notre-Dame. On n’avait pas encore pris le temps, et pourtant… quelle claque ! Du béton, du brut, du grandiose. On aime ou on déteste, mais ça ne laisse clairement pas indifférent.

On pourrait croire que l’austérité du béton lui donne un côté froid et brutal… et pourtant, elle dégage une vraie puissance spirituelle. Comme quoi, même les blocs de béton ont une âme (parfois).

Mais QUEL choc !! (Oui, ça mérite des majuscules et deux points d’exclamation.)



La lumière, les volumes, les lignes de force… Tout est puissance, tout est équilibre.



Mention spéciale aux vitraux : des éclats de couleurs coincés dans du béton… comme si un arc-en-ciel avait percuté un bunker.





Si jamais vos pas vous mènent jusqu’ici, entrez sans hésiter. Cette église est de celles qu’on ne voit pas venir, et qui vous laissent une empreinte douce au creux du cœur. Un lieu improbable, saisissant, inoubliable. Elle a trouvé sa place dans mon top 10 personnel.

Fallait bien se remettre de nos émotions quand même ! (Enfin… disons que c’était l’heure du goûter. Ou presque. Bon, 18h32, ça compte encore non ?)

Je me répète (encore), ou c’est clair que j’ai eu un vrai coup de cœur pour Royan ?

Classique : la photo de pieds sur pavés. Moins classique : les chevilles version boudin apéro. Ça change.

Autre belle surprise : le Palais des Congrès. Une vraie réussite architecturale




Dernière soirée, dernier dîner au snack… les valises râlent, les fringues refusent de rentrer… Bref, c’est la fin officielle des vacances.
Samedi
Les garçons avaient sorti leur plus beau look grognon… Fallait bien ça pour affronter le Tétris du coffre.

Et puis on a pris la route, chacun son itinéraire.
Pour tout vous dire, on n’avait pas fait 15 km que je pleurais déjà toutes les larmes de mon corps.
Et à 30 km, je dormais profondément.
Ce petit combo chialade-sieste s’est reproduit… 4 fois pendant le trajet. Une vraie boucle émotionnelle. Insupportable.

Petit arrêt à Bergerac pour dégourdir les pattes… et essayer de sécher les yeux. (Spoiler : ça n’a pas marché.)
Re-larmes, re-dodo.
Un road-trip sous le signe de l’essorage affectif.


Arrêt pique-nique… même scénario :
je mange, je pleure, je dors.
On ne change pas une équipe qui fond.

Arrivée à Rabastens… sur le même diapason.
Ouh la belle décompensation !
Un grand moment de vide, et de « ramenez-moi là-bas avec des huîtres et les pieds dans l’eau.

Heureusement, Alice était à la maison (elle squatte un peu, et franchement, heureusement).
Ça m’a remise à peu près droite… jusqu’à ce que l’appel du lit me terrasse à nouveau.
Et puis bon, avec deux jambons en guise de chevilles, j’allais pas courir un marathon non plus.
Dimanche
Réveil tardif et sieste du matin… Clairement, j’étais à deux doigts de faire une sieste dans ma sieste.
Jul est passé chez Rudy… mais pourquoi manger un mille-feuille reste-t-il un sport de combat ?

Raph et Emmy sont passés faire des bisous (et accessoirement ramener le Partner, ils en avaient eu besoin pour le week-end).

J’en ai profité pour leur voler une photo à mes enfants… ni vu ni connu (enfin presque).

On parlait sport et yoga… Alice a improvisé une démo.
Jul a suivi… enfin, il a essayé.

Il y a plusieurs semaines, j’avais acheté des boîtes pour ranger la salle de bain… mais évidemment, elles étaient restées bien tranquilles dans un coin.
Heureusement, Alice a bien voulu m’aider. On a trié. On a retrouvé des trucs improbables (vraiment, improbables).
Et maintenant, tout est clean.
Va juste falloir que ça le reste…
Et ça, c’est une autre histoire.



Et puis j’ai refait ce que je fais de mieux en cas de turbulence émotionnelle : dormir.
Franchement, ce retour de vacances, c’était pas un atterrissage, c’était un crash.
Et voilà, on est au bout de la semaine 29. Fin des huîtres, retour des mails.
Heureusement, y a quelques jolies choses au programme pour la suite : un repas de famille, des dîners sympas… et puis, le travail (mais là, on va faire semblant que ça compte pas).
Objectif ? Survivre, rigoler, et surtout garder les claquettes aux pieds.
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