Semaine 13 de 3025

C’est fou, cette sensation de vivre mille vies en si peu de temps. On dirait que Séville m’a donné une énergie de dingue – et je surfe encore sur sa vague. Pourvu qu’elle soit longue, cette vague… Moi je prends ! 

Lundi

Souvenez-vous, la semaine 12 s’était terminée à Cordoue, sous une pluie bien tenace. Alors pour ce lundi, on a levé le pied : balade tranquille dans Triana, juste pour le plaisir de flâner, sous le soleil en plus.

Il faisait bon, et on s’est laissé porter au fil de nos envies.

J’ai été bluffée par le nombre de boutiques qui vendent des robes traditionnelles. Il y a vraiment un si grand marché pour ça ?

Salmorejo au déjeuner, mais soyons honnêtes : il ne valait pas celui de Cordoue. Une fois qu’on a goûté l’original… difficile de rivaliser !

Comme à Barcelone, des perruches dans tous les arbres. Leur nombre m’impressionne toujours ! 

Julie portait une si jolie jupe qui tourne… On n’a pas résisté à l’envie de l’inciter à la faire voler, juste pour quelques jolies photos en mouvement.

On a continué la balade, tranquillement, en profitant du moment.

Ah, et cette incroyable quincaillerie ! Il y en a toujours dans les villes, un peu planquées, pleines à craquer, en tel bazar qu’on se demande comment elles tiennent encore debout. Et pourtant… leur patron sait exactement où chaque chose est rangée, et a toujours précisément ce dont vous avez besoin. Ce genre de lieu me fascine.

Ma photo préférée de la journée ? Celle-ci, sans hésiter. Julie qui marche dans la lumière, avec sa belle jupe qui danse autour d’elle… 

Envie d’en voir (ou d’en lire) un peu plus ? C’est juste ici 

Mardi

Pour notre dernière journée, toutes les portes étaient ouvertes, littéralement. On a fait le tour de tous les patios de la ville. Moi, j’exagère ? Si peu. 

Balade dans Santa Cruz. Un endroit vraiment magnifique. On était toutes les trois sous le charme.

Puis, l’Alcazar. Encore un joyau au cœur de cette ville incroyable. 

Le côté hyper graphique des bains m’a particulièrement impressionnée.

Des paons dans le parc… J’adore.

Allez, le salmorejo de 17h… Un concept à lui tout seul, surtout quand il est servi sur une tortilla.

Franchement… c’est beau partout. Impossible de ne pas s’émerveiller à chaque coin de rue. 

Et ce mur de bisous !!! Mais quelle bonne idée ! Je crois que je vais en faire un chez moi.

Et puis… un dernier churros & chocolate pour la route. Parce que comment finir autrement ? 

Enfin, une dernière balade… pour graver encore un peu plus cette ville dans nos souvenirs.

Justement, le récit complet de notre dernière journée à Séville est juste là

Mercredi

Quand tu prends le premier avion du matin… eh ben, faut se lever au milieu de la nuit. 

Photo floue dans le Uber. Je la trouve hyper graphique, presque par accident.

Oui, c’était vraiment très, très tôt.

Passage de la sécurité sans encombre… et sans problème de chemise à l’envers, cette fois !

Un petit thé et un muffin, parce qu’autant je ne prends jamais de petit dej, autant quand mon rythme est décalé, j’ai faim. Et puis bon… me lever à 3h du matin, c’est vraiment pas dans mes habitudes. 

Et en voiture Simone… dans l’avion de Barbie. Tout rose, tout mignon, un peu irréel à 6h du mat. Surtout qu’il était bleu et jaune !

J’étais encore côté couloir, mais mon voisin a gentiment accepté que je prenne quelques photos du lever du soleil. C’était sublime… Un vrai cadeau pour finir le voyage.

Arrivée à Blagnac, récup’ de la troupe par Manu, et premier débriefing autour d’un thé bien mérité.

Et chacune a repris le cours de sa vie.
De mon côté, j’en ai profité pour passer voir Estrella à l’Atelier, prendre de ses nouvelles. Sa nouvelle collection m’a tapé dans l’œil ! Je crois que je vais y retourner pour y regarder de plus près… Ce petit pull jaune m’a semblé vraiment très mignon. 

Et puis, les Blondes ! Évidemment, on était mercredi. En petit comité cette fois, mais c’est bien aussi parfois. Plus calme, plus intime… tout aussi précieux. 

En arrivant à la maison, un petit mot m’attendait sur la table. Ces attentions-là… ça fait chaud au cœur. 

Et sieste… parce que là, quand même, fallait pas pousser.

Jul a dit (à ma grande surprise et pour mon plus grand plaisir) : « On sort manger dehors ? » Ah mais oui, OUI !

Le soleil couchant était magnifique… même si ma photo ne lui rend pas vraiment hommage.

Une pizza chez Pizza Queen à Gaillac – un grand classique, toujours efficace. Et pour le dessert, un banoffee partagé… très réussi lui aussi ! 

En rentrant, Jul a préparé son petit déjeuner… et je n’ai pas pu m’empêcher de m’en mêler. 

Jeudi

Comme j’étais partie avec le Playmo plombier à Séville, Jul s’est trouvé une nouvelle copine. Chacun son aventure ! 

Et moi… direct dans le bain !
J’étais jury avec ma copine Virginie pour la présentation des dossiers de fin d’année de ses élèves. J’avais déjà participé l’an dernier, et c’est toujours un exercice agréable : enrichissant, vivant, humain.

Bon… en attendant d’y arriver, faut traverser la ville. Et le périph à 8h du mat’, c’est… comment dire… aléatoire. 

La vue depuis la salle d’examen ? Pas terrible, on va pas se mentir. Ces quartiers de bureaux… ça manque cruellement de charme. 

Allez, faut y aller ! Cette fois, seulement trois groupes à écouter et évaluer. Une matinée plus light que l’an dernier, et c’est pas plus mal.

On a pu aller déjeuner après.
Les Halles d’Adrien étaient une belle découverte : ambiance sympa, bons produits. Le poké bowl et le cheesecake au chocolat ont tenu toutes leurs promesses ! 

En rentrant, j’ai trouvé cette pauvre bête… en pleine action de squattage du fauteuil du copain. Aucun scrupule, toute en douceur et en moelleux. 

Info importante :
Je ne sais pas si vous avez écouté l’intervention de Nicolas Demorand dans sa matinale sur France Inter et ensuite chez Quotidien. Il y parle ouvertement de sa bipolarité, de son parcours, de ses fragilités… C’est fort, juste, et précieux à entendre.
Pour l’écouter, c’est par ici 

et ici

et surtout, il a écrit un livre.
C’est fort, juste, nécessaire.

C’est un petit livre qui se lit vite et qui explique parfaitement. Son histoire. Nos histoires. Mon histoire.

Repas du soir : linguine crémeuse aux champignons poêlés.
Je me suis dit que ça allait être réconfortant, mais j’avais quelques doutes sur la roquette…
Et bien, contre toute attente, ça marchait très bien et apportait un vrai plus.

Voici quelques extraits de ma lecture du soir, qui a duré tard dans la nuit. Je ne pouvais évidemment pas lâcher ce livre comme ça.

Je l’ai tellement entendu, ce « bouge-toi ! Sors ! Fais du sport, etc… Un peu de volonté, que diable ! » Et j’y ai tellement cru…
J’ai aussi tellement vécu la tristesse de l’humeur dont il parle, qui semble m’engluer littéralement.

Et puis, tous les dépressifs vivent ça. Tous les dépressifs sont jugés. Tous les dépressifs sont seuls avec leur douleur.
Il met aussi des mots sur son hyperphagie. La mienne… L’incapacité de ressentir du plaisir. Dans rien, plus rien du tout, même pas cette bouffe que j’avale en quantité astronomique.
Et moi aussi, j’ai peur des moments où je vais bien… Alors qu’on me soigne pour que j’aille mieux.

Et justement, cette phase haute, parlons-en… On nous dit qu’être heureux est dangereux, et pourtant, on aime tellement ça, être heureux. Tellement. Mais tout le monde aime ça, non ? Cette sensation de légèreté, de bien-être, de vie… de pouvoir respirer enfin, sans cette ombre qui plane. C’est juste humain.
Sauf que les bipolaires sont punis… Pas de bonheur pour eux, c’est trop dangereux. On les enferme, et ils doivent regarder les autres jouer depuis la fenêtre. Oh, bien sûr, parfois, on les voit, ceux qui déraillent, ceux qui font bien pire que nous. Mais eux, ils ne seront pas punis. Pour eux, le bonheur n’est pas dangereux. Ils ne sont pas bipolaires. Ils sont juste heureux. C’est différent.
C’est tellement difficile à vivre, d’être derrière la fenêtre, à regarder le bonheur des autres, sans pouvoir y toucher.

Il parle aussi de l’errance thérapeutique… 15 ans pour lui. Pour moi, ce serait sans doute la même chose, peut-être même plus. Mais j’avais toujours une bonne raison d’être dépressive. Comme tout le monde. On trouve toujours des explications à notre mal-être, des justifications qui permettent de ne pas trop creuser. C’est presque plus facile ainsi, non ? Non ! Ça retarde les prises en charge et le traitement.

Vendredi

Le résumé de la semaine 12… enfin ! Un vendredi, il était temps. 

Et puis, j’ai repris tranquillement le chemin de mon clavier, prête à attaquer la fin de la semaine.

Raph est passé en fin de journée pour me faire un câlin.

Nan, c’est pas vrai, il est venu chercher sa moto… mais il m’a quand même fait un câlin. 

J’ai aussi enfin terminé les derniers articles en retard sur Séville.

Et puis, soirée d’anniversaire à Saint-Sulpice. C’était au tour d’Emilie de fêter ses 39 ans. 

Jul a trouvé les pancartes de l’expo du lendemain. Le week-end s’annonçait déjà sympa. 

Samedi

Et en parlant de week-end sympa… c’était le grand jour ! Pascal, Raph et Jul sont partis en convoi jusqu’à Albi pour récupérer la nouvelle moto de Jul.

Sur place, y en avait un qui avait l’air heureux ! En même temps, il a ce sourire collé sur la figure depuis 15 jours. Je pense qu’il dort avec.

Et voilà ! Ils étaient de retour en fin de matinée. Ma maison est devenue un véritable repère de motards.

Un visiteur dans le jardin… Un hérisson, ce qui est un peu bizarre, car d’habitude, ils ne sortent que la nuit. Je l’ai observé : il a bu (beaucoup), puis est reparti se planquer. On sait qu’il se nourrit bien, il mange les croquettes des chats. On va suivre l’affaire de près. 

Jul a enfourché son nouveau bolide et a filé à l’expo Playmo. Évidemment, il est revenu avec des copains. Je ne suis pas allée avec lui parce que : 1- J’avais un bouquin à terminer. 2- Les Playmo et moi, ce n’est pas l’histoire d’amour du siècle. 3- Je voulais qu’il conduise sa moto pour la prendre en main, sans son boulet de passagère de 90kg légèrement plombante.

J’en ai donc profité pour finir le livre de Demorand.

Comme lui, j’ai aussi failli en mourir, au sens propre comme au figuré.

Heureusement, il y a de l’espoir. Des traitements, des solutions, des aides, des appuis, des outils. 

Aimer et être heureuse n’est pas un comportement à risque… C’est ma mission, mon travail de fond, mon Graal. Aujourd’hui, après un traitement qui semble équilibré et presque 3 ans d’EMDR, je sais que j’y arriverai.

Parce que voilà, c’est ça : les rencontres solaires et l’amour sont possibles, sont présentes, et c’est ça le plus important. Et j’ai la chance d’être très, très bien entourée. 

Alors, pourquoi je vous parle de tout ça ? Pourquoi aborder ce sujet, même si cela a dérangé un peu tout le monde ces derniers jours ?
Parce que la parole doit se libérer, enfin ! Plus on parle de ces souffrances, qu’elles soient liées à la bipolarité, à la dépression chronique, au burn-out, à la schizophrénie, etc., plus il sera facile pour ceux qui en souffrent de consulter rapidement. L’errance thérapeutique doit cesser. Il est urgent de former les médecins, de briser les tabous, et de parler, encore et encore, pour que les maladies mentales soient aussi acceptées et comprises que d’autres maladies chroniques.

Plus la prise en charge est précoce, plus les patients peuvent être stabilisés et reprendre une vie normale (ou presque), plus les comportements à risque disparaîtront. Il existe des traitements, il faut se soigner, et profiter de la vie. Oui, je sais, ce n’est pas toujours aussi simple. Mais si, comme Nicolas Demorand, d’autres peuvent briser le silence, peut-être que les choses finiront par bouger.

Voilà, c’est dit. Merci pour votre attention et pour l’espace que vous m’avez donné pour partager ça.

Soirée anniversaire (encore !) à Saint-Sulpice. Cette fois, c’est au tour de Marc de souffler ses bougies. 

Dimanche

Retour dans mes souvenirs Facebook… Un petit moment de nostalgie.

Bon, ben c’était Noël encore ! Marc est passé avec une grosse livraison de Playmo.

Même le voisin du bout de la rue est passé voir. Et sur la table, il manque un train complet, 4 wagons et les rails inclus. 

Câlin de chat. Enfin ! Le premier depuis mon retour. La fusion avec Hadès me manque tellement. 

Visio avec Alice et le Chat. Ça faisait longtemps. On a pris le temps, et ça m’a fait du bien.

J’ai écouté quelques épisodes de ma formation de photo sur iPhone et j’ai appliqué les conseils.
J’aime bien le résultat ! Je sais qu’il y a encore beaucoup, beaucoup de boulot, mais c’est un bon début.

Il a fait vraiment beau, malgré un petit vent un peu agaçant. Alors hop, balade ! Fallait bien tester la moto à deux. Direction Cordes, comme toujours pour notre première sortie de l’année. Pascal nous a accompagnés. 

Quelques photos, parce que c’est forcément sympa de capturer ces instants. 

Et un verre sous la halle, parce que c’est une tradition.

On n’est pas rentrés trop tard, et comme on a changé d’heure, on a eu l’impression que la journée n’en finissait pas.
Un peu de cuisine pour clore ça : cette salade couscous perlé, feta & avocat était délicieuse ! 

Et puis, j’ai réfléchi à un nouveau projet… Je vous en parlerai en temps voulu, si j’arrive à concrétiser ce que j’ai en tête. En attendant, j’ai demandé son avis à mon pote, et il m’a donné de bonnes idées.
Alors, à suivre… 

Et voilà, cette semaine se termine dans une belle ambiance. La semaine à venir sera forcément douce, surtout avec le soleil qui s’annonce. Allez, je vais me laisser bercer par la chaleur et les bons moments… Si tout va bien, il ne manquera plus que l’apéro en terrasse !

Je vous embrasse fort et à la semaine prochaine.

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