Semaine 47 de 2025

Cette semaine, j’ai traversé et retraversé un passage à niveau possédé, rêvé d’un lit en pomme de terre et chanté un anniversaire qui n’existait pas.
Curieux ? Venez, on plonge.

Lundi

Les petites madeleines du lundi matin.

Derrière chaque boule de papier : une idée brillante. Laissez-moi faire, je suis très organisée.

Coworking avec Julien annulé, mais une Christelle qui vient jusqu’à moi. Et c’était vraiment un bon moment, juste toutes les deux.

Bonne idée vue cette semaine : pour déjouer les arnaques du style “Mamie, on m’a volé mon portefeuille, donne ton numéro de carte”, inventez un mot de passe familial. Un truc que personne ne peut deviner, pas “le chat”, pas “1972”. Et surtout, qu’on ne laisse pas en libre-service sur le frigo. Avant toute transaction, mot de passe obligatoire. Simple, efficace.

Mardi

Pendant que je tente de gèrer la vie, lui gère… la sieste.

Quand le Père Noël m’a demandé ce qui me ferait plaisir, j’ai juste désigné ce mur nu. À lui de jouer maintenant.

EMDR, séance du jour.
On a arraché un clou rouillé. Un très ancien, un tenace, un qui a fait corps avec moi si longtemps.
Ça pique, ça saigne, c’est désagréable…  mais on dirait que l’air passe mieux sans lui.
Ce clou m’avait fait croire que j’étais transparente, accessoire, sans intérêt.
En fait, ce n’était qu’une illusion.
C’est étrange de se sentir visible après des années d’invisibilité.
Le plus bizarre, c’est de devoir réapprendre à exister à mes propres yeux.
Je crois que mon cerveau n’a pas encore tout compris, mais il y arrive, doucement.

Petit passage chez Envie de Bien Naitre : nouveau lieu, nouvelle énergie… et Christelle qui y trouve parfaitement sa place.

Retour sous le soleil.

Au dîner, ce saumon snacké, persil & risotto gourmand était juste délicieux !!!

Le reportage de Martin Weill sur les masculinistes français ? À vomir. J’ai crié sur ma télé comme si elle pouvait me répondre.
Deux moments m’ont particulièrement révoltée :
– d’abord ce grand mec (plutôt beau, oui) imbuvable, hyper imbu de lui-même, qui explique très sérieusement que les femmes sont des enfants à éduquer (“quand on voit comment elles se comportent”), qu’il faut une relation père/fille avec elles, et qu’une femme ne devrait avoir qu’un ou deux partenaires dans sa vie (les hommes, bien sûr, c’est différent : plus ils en ont, mieux c’est…).
– et puis cette femme d’une quarantaine d’années, lèvres botoxées, qui raconte qu’elle était “féministe” (sans expliquer en quoi, évidemment) et que son compagnon l’a “remise dans le droit chemin” et qui dit qu’elle ne quitte pas son appartement sans l’autorisation vestimentaire de monsieur…
Nan mais… c’est quoi ce bordel ?
On est en 2025 ou dans un remake low-cost du Moyen Âge ?
Je veux bien être tolérante, mais là… c’est dur. Très dur.

Mercredi

Bon, ben voilà : l’hiver est arrivé, cette fois. Pour de vrai.

La toute dernière rose de l’année.

Si vous avez raté l’épisode précédent, l’article de la semaine dernière vous attend ici.

1°C. J’ai tremblé, le téléphone a tremblé, la photo a tremblé. Voilà.

Blondes du mercredi. Certaines sont passées au chocolat chaud. C’est donc officiel : l’hiver est là.

À ma sortie des Blondes vers 12h45, il faisait vraiment froid. Et encore plus froid quand je suis arrivée à Rabastens. Il fait d’ailleurs toujours plus froid à Rabastens. Toujours.

Passage express chez Absolut’ Beauté.

Passage au drive, parce qu’il faut bien s’y coller.

Et au retour… j’ai eu chaud : quand je suis enfin passée, la barrière s’est refermée juste derrière moi !

Le repas du mardi s’est transformé en dîner du mercredi avec Raph et Emmy : un one pot conchiglie, porc haché & champis. Verdict : zéro reste, tout le monde a adoré.

Jeudi

Journée de dingue en perspective ! Réveillée avant l’aube. J’aime même vu passer Jul. C’est vous dire si c’était beaucoup trop tôt pour être légal.

Pourquoi si tôt ? Une réunion spéciale invités au BNI : 70 personnes et 45 secondes de présentation (alors que je ne suis plus transparente, aïe !!).
Bilan ? Des gens sont venus me parler et un rendez-vous a même été fixé pour la semaine suivante.
Quoi ? Non seulement je ne suis pas transparente… mais je pourrais aussi être intéressante ? Vraiment ?
Mais non voyons, faut pas que je prenne la confiance quand même.

Coworking avec Julie au coin du feu, ambiance douceur et productivité.

Douceur, on a dit ! Alors on a appliqué la règle à la lettre… et au Nutella.

Et au retour… j’ai encore gagné un tête-à-tête romantique avec la barrière du passage à niveau.

Jeudi 20 novembre, jour de sortie du vin nouveau.
Les voisins du bout de la rue ont réuni l’Équipe : Gaillac primeur et tête de veau maison au programme.
Et franchement… Rien que du bon, du simple, du chaleureux.

Visiblement, le Sarrabelle n’a pas fait l’unanimité… Tant pis, moi je l’aime, ce vin un peu mal-aimé. Et comme je vis essentiellement de Coca Zéro, j’imagine que mon palais a décidé de faire sa révolution. J’ai le droit à une passion honteuse quand même ! Oui encore une autre…

Vendredi

Je suis retombée sur la séquence de Marina & Ulay @ MoMA (The Artist is Present), et pfiou… même des années après, ça me transperce pareil. Leurs visages qui se reconnaissent, les larmes qui montent, c’est d’une intensité…

Le froid s’est installé… Orion a repris ses quartiers à l’intérieur. Enfin.

Séance de travail avec Fanny. C’est tellement valorisant quand ta cliente, et surtout ta amie, te dit qu’elle est en bonne voie pour atteindre ses objectifs. Je suis sincèrement heureuse pour elle.

On a déroulé la suite du projet, puis on s’est posé pour déjeuner. Un moment tout en fluidité, tout en chaleur, comme je les aime.

Petit film improvisé en fin d’aprem avec Jul. Zion, je l’avais rangé dans la case “bof”… et finalement ? Vraiment pas mal du tout. Comme quoi, les bonnes surprises se cachent partout.

Et sinon ? Un vendredi soir sur la terre.

Samedi

Les classiques du samedi matin, enchaînés par une sieste en plein soleil. 

Raph et Emmy sont passés nous récupérer pour une expédition express chez Décathlon. Au final ? Plus qu’un simple shopping : un petit bout d’après-midi qui fait du bien.

Voler un selfie à mon fils ? Moi ? Jamais. (Sauf quand il est beau, dispo, et que l’éclairage est ok.)

Soirée pull moche. J’ai tenté un DIY.
Résultat : euh…
Une invitée me décrit le pull parfait vu sur Insta… exactement mon inspi.
Sauf que sur moi, ça ressemblait à un machin improbable.
Franchement ? Ça m’a fait hurler de rire. Je savais que mon truc était raté dès le départ.

Et sinon, on a passé une très bonne soirée comme d’habitude…

Photo volée…

Et sinon… seul sur Mars.

Un tiramisu d’anniversaire… sans anniversaire.
Oui, on a chanté « Joyeux Anniversaire » très fort, très faux, et pour absolument personne.
Et franchement ? C’est probablement le moment le plus satisfaisant de toute ma semaine.
Les bougies sans raison → je valide.
Les desserts hors contexte → encore plus.

Dimanche

Comme on est rentrés particulièrement tard, ce dimanche a tourné en mode escargot. Levée très tard, suivie d’une sieste du matin… puis d’une re-sieste du matin. Pendant ce temps-là, Jul a trouvé de quoi s’occuper. 

et sinon re-sieste…

J’ai découvert le lit pomme de terre… et là, révélation.
Je veux devenir une patate chaude. Une vraie.
Le principe ? Tu t’empiles des couches de plaids moelleux façon gratin dauphinois émotionnel, tu t’enfouies dedans et pouf, plus rien n’existe : juste toi, ton livre, et la chaleur d’un nuage beige.
Un concept pensé pour les âmes fatiguées, les cœurs sensibles et les siestes profondes.

Un peu de coloriage pour finir la journée. J’arrive au bout de mes feutres : les couleurs ne sont plus aussi harmonieuses qu’au début, quand j’avais encore le choix. Parfois même, je ne peux plus remplir toute une zone… J’ai donc officiellement envoyé une lettre au Père Noël. L’objectif : ravitaillement d’urgence.

Réunion express en visio : opération “Alice is coming”. On est prêts. 

Et puis, deux films très sympas pour finir la journée… avec la musique comme fil rouge.

En fanfare, c’est sensible sans jamais tomber dans le pathos. Et moi, j’ai vraiment un faible pour Pierre Lottin (oui, le fils Tuche !) et Benjamin Lavernhe (qu’on retrouve aussi dans Des Vivants). Deux acteurs qui savent jouer juste, sans en faire trop… exactement ce qu’il faut pour ce film plein de tendresse et de musique.

Chœur de rockers, c’est peut-être léger, oui… mais ça dit surtout tout haut ce que je pense tout bas depuis longtemps :
pourquoi considérer les seniors comme des disques rayés coincés sur de la musette ?

Ces gens-là ont grandi avec les Beatles, les Stones, les Who… pas avec André Verchuren en boucle.
Et pourtant, en maison de retraite, on leur sert toujours les mêmes playlists poussiéreuses. C’est un peu comme si on n’offrait aux enfants que des comptines, alors qu’ils peuvent vibrer pour tellement mieux.
La musique, ça ne vieillit pas, et ceux qui l’aiment non plus.

Est-ce qu’on serait pas sur LE salon typique de fin de week-end ? Celui où rien n’est à sa place, où ça respire la vie, les chips, les feutres fatigués et les bonnes idées en vrac ?
Pas très instagrammable… Allez, au lit. On verra ça demain. 

Et voilà, rideau sur cette semaine qui n’avait ni queue ni tête mais qui m’aura bien fait rire.
On se retrouve la semaine prochaine pour la suite du feuilleton… je sens que ça va encore partir en vrille.
À très vite.
Des bisous.

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